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AZF, les mystères d’une tour

mardi 19 mai 2009 par Vanessa Nourisson, Philippe Hugon

21 septembre 2001, l’explosion de l’usine AZF à Toulouse provoque une catastrophe industrielle. Depuis six ans, un journaliste mène une enquête dont personne ne veut entendre parler.

Depuis début avril, le procès explore différentes pistes afin de déterminer les causes de l’explosion du 21 septembre 2001, y compris les plus farfelues ou les moins étayées. Excepté une. « Peut-être parce qu’elle mettrait directement en cause la responsabilité de l’usine, filiale de Total », défend le journaliste Krim Khetah…



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  • AZF, les mystères d’une tour
    le lundi 22 juin 2009 à 11:06, Krim Khetah a dit :

    Il y a eu deux explosions.

    La première est celle de la tour de prilling, l’unité de production qui tournait H24 dans l’usine AZF. Cette explosion est consécutive à un feu gigantesque ( d’origine électrique ?) qui s’est déclaré à sa base ( preuve à l’appui dans un Procès Verbal recueilli le 22 septembre 2001 ! par l’officier de Police Judiciaire Cohen ) , atteignant (infiniment) largement le degré de chaleur nécessaire pour enclencher la deuxième, celle de l’amonitrate stocké à une très courte proximité, dans le hangar 221.

    Les problèmes sont :Il est trop tard pour que M. Van Schendel et ses collègues experts, qui ont fait leur, l’assertion selon laquelle le cratère est l’origine de l’unique explosion, puissent dire : Nous nous sommes trompés.

    Il est impensable aussi que Grande Paroisse, malgré le témoignage accablant de vérité de M. Abellan, un ancien ouvrier ( notamment sur "la maintenance à flux tendu faite de bric et de broc pour éviter des réparations onéreuses…et pourtant nécessaires pour une usine qui se targue d’avoir mis tout en oeuvre pour la sécurité de ses ouvriers et de Toulouse) reconnaisse que son unité de production était vétuste et que les sirènes d’alarme, qui ont retenti toute la nuit dans l’usine du 20 au 21 septembre, avec le niveau : URGENCE, notamment dans ce secteur, signifiaient réellement danger et non pas incident mineur comme l’a dit à la barre M. Biechlin…sans que cela ne suscite d’ailleurs, la moindre réaction sur les bancs de l’armada d’avocats de l’accusation.

    La défense des prévenus va parler en dernier. Aura-t-elle raison ?

    Elle aura en tout cas beau jeu, malgré des plaidoiries accusatrices virulentes, de contrer une piste fausse, initiée à cause de, ou grâce à ( dans les deux cas les Toulousains se font berner), la découverte d’un malheureux sac dans le hangar 334 ( pourquoi juste un et pas 10 ou 20 ou 30 ?).

    Maître Forget, ancien candidat aux dernières éléctions municipales toulousaines, avocat…de Mémoire et Solidarité,association de nombreux anciens salariés de l’usine AZF, artisans de la recherche de la vérité quelle qu’elle soit ( !), a, comme il fallait s’y attendre, mâché le travail en sollicitant un complément d’enquête.

    L’espoir de connaître la vraie vérité ( et pas celle de tout un chacun) est dans les mains du président le Monnyer s’il pense nécessaire un complément d’informations comme cela lui a été suggéré .

    Voici une trame qu’un citoyen est en droit de réclamer :

    Interroger M. Marx directeur du cabinet de la préfecture à l’époque, qui a déclaré devant les caméras de télévision deux heures après la catastrophe : « c’est une tour de fabrication qui a explosé, tour qui contenait de l’acide nitrique et du nitrate industriel. Alors l’effet de souffle a provoqué de nombreux dégâts et à l’heure où je vous parle, le nombre de victimes est de dix morts et d’un nombre important de blessés ».

    Lui demander qui sont les témoins qui ont permis de faire cette déclaration.

    Interroger M. Bordas, photographe de la Dépêche du Midi, témoin oculaire de l’explosion de la tour qu’il a " vue s’enflammer à la base avant d’exploser et précéder une énorme déflagration".

    Demander au professeur Gilbert Casamatta, Docteur en Génie Chimique, Président de l’INPT, de confirmer la plausibilité de l’explosion de l’ammonitrate du hangar 221 liée à un incendie ( il a eu lieu) dans la tour de fabrication "si l’énergie dégagée était suffisante", comme il est mentionné dans "le mystère de la tour verte du 27 juin 2004, en Une de la Dépêche du Midi.

    Demander au professeur Armand Lattes, ce qui l’a empêché de répondre : " je ne peux pas vous répondre " (sic), le vendredi 20 juin 2004, dans son bureau de l’Université Paul Sabatier, à une question relative à cette plausibilité d’explosion de l’amonitrate du hangar 221 due à l’incendie et l’explosion de la tour verte.

    Demander à l’expert de Total qui a analysé les 42 témoignages retenus par l’instruction, pourquoi il a commenté à la barre, une autre déposition de M. Bordas, plus récente et pas celle suscitée, qui a été recueillie par l’Officier de Police Judiciaire Cohen, le 22 septembre 2001 à MIDI.

    Demander à M. Cohen pourquoi il n’a pas pris en compte ce témoignage dans ses investigations, au profit de celles sur la tenue vestimentaire de M. Jandoubi, terroriste (toujours) présumé, mort sur son lieu de travail.

    Demander à MM. Mignart, responsable sécurité, présent sur le site lors de la catastrophe, Le Goff, pompier, sécurité et sur le site aussi, s’ils ont eu un retour d’information, quand ils ont pris leur service, sur les alarmes que les experts informaticiens Znaty et Diono ont relevé comme exceptionnelles la nuit du 20 au 21 septembre 2001, avec notamment des pics extrêmes à la Tour de Prilling et à l’atelier souffre.

    Réinterroger tous les personnels de l’usine sur ces alarmes dont M. Biechlin a indiqué qu’elles ne signifiaient pas un danger.

    Demander à M. Guijarro, directeur de la CTRA ( chaudronnerie tuyauterie rhône Alsace)qui employait 40 personnes sur le site AZF ( deux y ont trouvé la mort) si une intervention a été demandée à son personnel, pour la tour de Prilling. Son entreprise, comme son nom l’indique, assurait la maintenance de la tuyauterie aussi, et pas seulement les oeuvres d’art de chaudronnerie comme il l’a longuement développé à la barre du tribunal. M. Ouali, responsable de l’entretien pour TFN, y a constaté d’importantes fuites de tuyaux qui ont causé l’effondrement des plafonds de la salle de repos et de multiples auréoles au-dessus des pupitres de la salle de contrôle de fabrication, dans laquelle MM. Schmitt et Joseph ont trouvé la mort. Devant le surcroît de travail causé par les importants dégâts de la tour, M. Ouali a fait appel à son épouse qui ne devait embaucher qu’à 14 heures. Comme beaucoup, elle a été très grièvement blessée dans l’explosion.

    Réinterroger le personnel de la CTRA.

    Interroger M. Ouali qui n’a pas figuré comme témoin, alors qu’il a été convoqué à de multiples reprises par la police judiciaire (dont le major Belaval entre autre le 8 avril 2004) pour relater les incidents dont il a été témoin dans la tour de prilling le 21 septembre 2001 au matin. Il a, aussi, été "convoqué" par une "défenseuse" des intérêts de Total, le jour même de la publication de son témoignage ( dont il se demandait depuis deux ans pourquoi il n’était pas pris en compte) sur les incidents de la tour, le 16 juin 2003 dans l’hebdo Marianne.

    Demander à Emmanuel Gagnier, chef d’enquête de l’émission « Pièces à conviction : "AZF 2 ans après" du 18 septembre 2003, pourquoi il n’a pas diffusé l’information de M. Ouali sur la tour verte, alors que ce dernier lui a été présenté dans ce but.

    Demander à M. Bouville, rescapé de cette salle de contrôle de la tour de fabrication citée par M. Marx dans sa déclaration, s’il se souvient maintenant des incidents de chaufferie qui y sont survenus dans la nuit du 20 au 21 septembre 2001. Lorsqu’il a été entendu par le commandant Navarre, le 18 juin 2003, il ne s’en souvenait pas.

    Demander au chef de la Police Judiciaire de l’époque pourquoi les investigations diligentées par le commandant Navarre autour de cette tour de fabrication ont été interrompues.

    Demander au major Belaval, qui a pris sa succession, s’il a rapporté au juge Perriquet ces éléments d’enquête dont il a été avisé, pendant plus de cinq heures, en mai 2004, à son retour de congés. S’il l’a fait, qu’en a conclu le juge Perriquet pour ne pas donner suite à ces investigations ? S’il ne l’a pas fait, pourquoi ?

    Demander aux anciens salariés d’AZF, s’ils ont tous fait des études de droit, pour faire le distingo entre « acte de malveillance et attentat » comme ils l’ont à tour de rôle mentionné dans le reportage de France 3 Pièces à conviction diffusé le 18 septembre 2003.

    Demander au procureur où en est l’enquête sur la source ( partie civile, avocat … ?) qui a permis la diffusion « intolérable »(sic) du dossier d’instruction d’AZF sur Internet ( PV, écoutes téléphoniques , plans, photos) qu’il a déclaré diligenter dans les colonnes de la Dépêche du Midi le 13 février 2008.

    Demander où en est l’enquête sur ce mystérieux groupe terroriste AZF, qui a disparu en 2006, aussi vite qu’il est apparu ? Sans suite, il serait presque légitime de penser que ses apparitions sporadiques aux journaux télévisés, avaient été orchestrés pour entretenir dans l’inconscient collectif le fructueux et très arrangeant binome : AZF – Terroriste

    Demander à ce que soit entendu le responsable de la commission " Vérité" de l’association des anciens salariés de l’usine AZF, Mémoire et Solidarité, représentée par Me Forget qui a requis un complément d’enquête au terme de sa plaidoirie, vendredi 19 juin 2009 au tribunal de Toulouse. Comme toutes les autres parties civiles, les membres de cette association ont le dossier d’instruction en leur possession depuis des années et ont, déjà, connaissance des témoignages occultés, cités plus haut. Quels éléments incrédibles, ont fait qu’ils les ont négligés au profit d’une piste " hélicoptère mystérieux", à l’issue du recueil de témoignages qu’ils avaient instauré pendant un mois par voie de presse, de mars à avril 2004 ( cf le blog A Zero Franc) ?

    Demander à ce que soient réentendus les responsables de la société d’ascenceur Otis ( leurs témoignages n’ont pas été pris en compte dans la première instruction) , qui avaient produit un devis de réparation nécessaire à la Tour de Prilling. Leur jeune employé Ratier y a trouvé la mort, lui qui ne voulait plus intervenir sur ce chantier par peur des risques encourus.

    Une requête de complément d’information était aussi souhaitable que prévisible. À ceci près que ceux qui le demandent ne proposent rien d’autre, comme le fera la défense de Total pendant trois jours, que de démonter la piste chimiste retenue par le ministère public. Permettant encore et encore de maintenir une providentielle et lucrative ambiguité en instillant le venin de la haine dans les esprits crédules. Jusqu’à quand ?

  • AZF, les mystères d’une tour
    le dimanche 21 juin 2009 à 10:27, Krim Khetah a dit :

    AZF Au Zoo Français

    Le 21 septembre 2001 à midi, la cause de l’explosion survenue deux heures plus tôt, de 300 tonnes d’ammonitrate commercialisable, stocké dans le hangar 221 d’une usine toulousaine (AZF) a été publiquement annoncée par le sous-directeur du cabinet de la préfecture de la Haute- Garonne au moment des faits : M. Jean-Luc Marx.

    " C’est une tour de fabrication qui a explosé, tour qui contenait de l’acide nitrique et du nitrate industriel. Alors l’effet de souffle a provoqué de nombreux dégâts et à l’heure où je vous parle, le nombre de victimes est de dix morts et d’un nombre important de blessés…".

    Le 23 février 2009, en France, (huit années après cette déclaration !!!), a débuté un procès, médiatiquement qualifié de procès du siècle, duquel ce responsable préfectoral était absent.Ce procès, (dont les images seront conservées à L’INA pendant 50 ans avant d’être accessibles au public) est celui de la catastrophe AZF ( Azote Fertilisants), deuxième producteur d’engrais agricole en Europe, usine appartenant au Groupe Pétrolier Total.

    Le 11 juin 2009, l’instruction de ce procès du siècle, a été close avec le propos de Serge Biechlin, directeur de l’usine Grande Paroisse AZF, prévenu sur le banc des accusés.A l’instar de M. Desmarets, PDG du groupe TOTAL, à la barre la veille, M. Biechlin a déclaré que la cause de la catastrophe invoquée par l’accusation, n’est pas l’origine de l’explosion qu’a ( très mal) vécue Toulouse le 21 septembre 2001.

    Quelle est cette cause invoquée par l’accusation et contestée par le directeur de l’usine ?

    Lexplosion de la tour de fabrication de l’usine, comme déclaré par M. Marx devant toutes les caméras de télévision le 21 septembre 2001 ?

    Non.Malgré l’irréfutabilité du ton informatif avec lequel elle a été énoncée, cette cause de la catastrophe ne sera plus jamais abordée.

    Pourquoi ?

    AZF, entité du groupe privé français, a explosé le 21 septembre 2001, dix jours après un attentat à New -York ( …début du nouveau calendrier mondial), en faisant 31 morts, des milliers de blessés, des dégâts gigantesques dans les esprits et dans Toulouse, quatrième ville de France, dont AZF jouxtait l’agglomération.Cette catastrophe qui survient dans l’hexagone ( que n’a-t-elle pas eu lieu en Angola) est mal venue pour Total, déjà sous les feux ( presqu’éteints) de l’actualité judiciaire, avec la pollution du pétrolier Erika en 1999, occasionnant en janvier 2008, sa condamnation à 375 000 euros d’amende et à 169 millions d’euros ( solidairement) pour lesquels il a fait appel.

    Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une nouvelle actualité judiciaire du groupe (la pollution de la Loire en mars 2008, par la fuite de 500 tonnes de fioul de sa raffinerie de Donge), précède un procès toulousain imminent qui sera curieusement repoussé deux fois…dont la dernière pour cause de …loto municipal en septembre 2008.

    Comment ?

    Media. Mot latin, pluriel de medium.

    Medium, personne qui entre en relation avec un monde parrallèle et fait la jonction avec le réel.

    En musique ( il en sera beaucoup question plus bas) medium représente la ligne entre les basses et les aigus.

    Mass Media, mot américain, en…globant ( USA oblige) tous les moyens de communication sensés informer l’opinion publique. Massivement…à coups de masse, si besoin est.

    Le 11 sepembre 2001, le monde est sous le choc lié aux images des tours de New-York qui s’effondrent après l’impact à leur sommet de deux avions terroristes d’Al Qaida. Toulouse est dans le monde. Toulouse est sous le choc. Terroriste est, dès lors, l’adjectif le plus utilisé sur la planète et la vindicte de l’ex président américain Georges W. Bush, à l’encontre de ceux qui ont perpétré cet attentat, est depuis des jours diffusée en boucle sur toutes les chaînes de télévisions et figurent en une de toutes les presses mondiales. Françaises itou,donc. C’est dans ce contexte, de guerre déclarée au terrorisme international, que survient la catastrophe d’AZF, onze jours après l’attentat new-yorkais…une aubaine, pour beaucoup.

    Il faut faire la lumière sur ce qui s’est passé à Toulouse sans trop écorner la notoriété du Géant Pétrolier, fleuron, privé, de l’industrie française. Soustraire aux responsables de Total leur affliction face au drame que l’explosion de leur usine a provoqué à Toulouse ne serait pas correct.

    Ils font en urgence ce qu’ils peuvent faire…dans l’ urgence : payer. 15 millions d’euros sont débloqués et dans les quartiers dévastés, déjà politiquement dans le colimateur d’un Grand Projet de Ville qui venait de voir le jour à Toulouse, les files d’attente de sinistrés qui perçoivent une indemnisation de « fortune » ( 250 euros en moyenne) se font de plus en plus longues. Les standards des hôpitaux, des assurances, des pompiers, de la police saturent, les communications saturent, les journaux saturent, les gens saturent…la vie est saturée. Les stygmates de la catastrophe sont visibles à des kilomètres aux alentours du lieu de l’explosion et après avoir compté ses morts, Toulouse compte ses blessés par milliers.

    Les associations se constituent, dans les quartiers avoisinnant les locataires jettent leurs meubles fracassés par les fenêtres. Le souffle dévastateur n’a épargné ni vitres, ni mobiliers il est entré partout sans distinction. A détruit les bibelots, les souvenirs, les avenirs.

    Les interventions pour réparer les dégâts du sinistre seront, elles, diligentées avec distinction. Les bailleurs sociaux des quartiers limitrophes les plus touchés transigent pour leur compte, gelant pendant des années la phase de réhabilitation ( GPV) de leur parc immobilier. Certains habitants attendront cinq ans la réfection de leur fenêtres ( il y en a même qui attendent encore !), avant d’évacuer les immeubles déjà destinés à la destruction. D’autres habitants de quartiers plus huppés, durement touchés certes, verront des palaces remplacer leurs anciennes demeures.

    La justice à deux vitesses, va passer à trois, quatre vitesses, puis s’emballer sous le foisonnement de pistes sur l’origine de la catastrophe, aussi nombreuses que les Toulousains qui l’ont vécue.

    Pourtant,

    21 septembre 2001 – M. Marx révèle la cause de l’explosion de l’usine AZF sur France 3.

    22 septembre 2001 – L’officier de police Cohen, dans son bureau du commissariat de police de l’Embouchure, recueille le témoignage de Thierry Bordas, photographe du quotidien régional la Dépêche du Midi, témoin oculaire de l’explosion :« soudain, un grand éclair puis devant moi la tour de gauche de l’usine AZF s’enflamme à la base avant d’exploser. Pratiquement dans le même temps, le souffle et une énorme déflagration se sont succédés… ».

    28 septembre 2001 M. Ouali est entendu par la PJ toulousaine et révèle un incident de chaufferie survenu dans la tour de fabrication qu’il a visitée à 7 h30, le matin du 21 septembre en y constatant des dégâts de tuyauterie et de plafonds effondrés, exceptionnels, pour lui qui travaillait depuis trois ans sur le site AZF.

    Ces deux témoignages et surtout ceux qui ont motivé la déclaration de M. Marx ( dans le reportage : les Mystères d’une tour) seront très, très vite, occultés.

    Par qui ?

    A l’instar de toutes les autres sur la planète, les rédactions d’information de France et de Navarre étaient sur des charbons ardents après les attentats de New-York. L’invasion planifiée de l’Afghanistan où se terrait Ben Laden ( au fait, où est-il passé celui-là ?), se faisait imminente. Les plateaux de télé regorgeait d’experts géopoliticiens de tous bords et la menace terroriste islamiste qui pesait sur la planète, faisait le plein de ménagères de plus ou moins cinquante ans, expertes en plateaux télés.

    Trois jours après l’explosion de l’usine, une déclaration ( il la qualifiera au procès où il était cité à comparaître de malheureuse car annoncée sous le flot de questions de journalistes en manque de scoop) d’un procureur de la République : « C’est un accident à 99% », va ouvrir la brèche de la piste terroriste dans laquelle une journaliste de l’Express va s’engouffrer, littéralement. Au bonheur des avocats de Total qui vont multiplier les demandes d’acte sur ces pistes (toutes invalidées par la Police Judiciaire et les Renseignement Généraux), pendant des mois et des années. Et au bonheur aussi de journalistes peu scrupuleux, qui tenteront de faire leurs choux gras de cette piste fumeuse, avant qu’elle ne tombe dans les choux.

    Pendant ce temps, tout était mis en oeuvre pour que la déclaration de M. Marx passe aux oubliettes…

  • AZF, les mystères d’une tour
    le samedi 20 juin 2009 à 12:32, Aimé a dit :

    Incroyable…Que pour une tel catastrophe qui a couté ds vies humaines QUE l’on ne puisse pas presenter ces 3 temoignages pertinents et sérieux au procés…Encore un mystere de plus !!!

    Aimé

  • AZF, les mystères d’une tour
    le dimanche 24 mai 2009 à 11:35, Krim K. a dit :
    Pour ceux qui sont intéressés : l’adresse du blog de Krim Khetah : AZF A Zero Franc. Qu’on se le dise.
  • AZF, les mystères d’une tour
    le jeudi 21 mai 2009 à 19:08, Krim K. a dit :

    Plaidoierie pour un complément d’information…judiciaire

    Il y a deux façons de faire exploser l’ammonitrate. 1) Soit, dans le cadre d’un attentat terroriste, avec un détonateur et après l’avoir mélangé soigneusement à un hydrocarbure. Le drame qui a eu lieu à New York dix jours avant, a légitimé les investigations basées sur une origine terroriste de la catastrophe toulousaine qui lui a succédé. On peut donc le comprendre… un certain temps. Mais trop, c’est trop. L’acharnement morbide d’une certaine presse, relayée par des (pseudos) journalistes… par l’odeur de l’argent alléchés, devient de plus en plus suspect. M.Bouchité, ex patron des RG ( qui n’ont, ô combien, pas ménagé leurs efforts d’investigations ! ) ne s’y est pas trompé quand il est venu asséner à la défense de TOTAL : « en ce qui me concerne, l’explosion de l’usine AZF n’a pas d’origine terroriste. C’est un accident industriel….un accident industriel, ça arrive… ». Les propos à la barre de la salle Jean Mermoz, de M. Malon, directeur d’enquête de la Police Judiciaire au moment des faits, et ceux de son successur en 2004, n’ont objectivement, laissé planer aucun doute non plus, sur un accident industriel comme étant la cause du drame qu’ont vécu Tous les Toulousains. 2)Soit, dans un cas accidentel, quand il est excité par une importante source de chaleur. Et source de chaleur il y a effectivement eu, selon le témoignage sans équivoque de Thierry Bordas, lu dans le reportage. Rappelons qu’il se trouve à plus de 600 mètres face à la base de la tour qu’il a vue s’enflammer. Une petite précision (aux grands effets) de distance, pour apprécier l’énormité de l’incendie et l’immense degré d’intensité qu’il aurait spontanément généré, avant de faire exploser la tour, et l’ammonitrate du hangar 221. La déclaration de M. Marx aussi est sans équivoque. Pourquoi ? Parce qu’elle émane des témoignages spontanés d’un personnel de l’usine en état de choc extrême, pour la plupart blessés, avec des collègues encore sous les décombres, d’autres déjà décédés ( au moment où il s’adresse aux caméras, M. Marx fait état de dix morts et d’un nombre important de blessés…) pas encore sûrs que la mise en sécurité du site qu’ils ont faite dans l’urgence, soit suffisante pour empêcher qu’une autre explosion ne se produise. …La stratégie de déclarations se fera un peu plus tard. De suite après l’explosion, c’est la vérité qui a été dite.

    Joint au téléphone à la préfecture de Saint-Etienne où il était en poste en 2004, M. Marx, actuellement préfet de police des Bouches du Rhône, n’avait pas souhaité répondre et argué qu’il fallait s’adresser à son successeur pour ce qui concernait AZF ( sic).

    Ces éléments sont troublants et pourtant ils ont été omis (sciemment ?), au profit d’une troisième possibilité accidentelle ( !!!) retenue par le tribunal : le pelletage de 500 kg de dérivés chlorés sur le tas d’ammonitrate, malencontreusement effectué par un manutentionnaire. Outre sa connaissance des produits et son expérience, les conditions de mélange de ces deux produits nécessaires à le rendre explosif, rendent peu probable la thèse de l’accusation. Total va plaider sur du velours, soutenu dans une ombre obscure, par Mémoire et Solidarité, association des anciens salariés d’AZF hyper médiatisée, dont le président « prêche pour sa Grande Paroisse » en clamant que l’état sanitaire de Son Usine était irréprochable. Le jeune employé d’Otis, n’était pas du même avis. Lui qui implorait son patron de ne plus intervenir sur l’ascenceur de la Tour de Prilling,en panne récurrente, tant le risque encouru y était grand. Mais il n’est pas là pour le lui dire. Il est mort dans l’explosion…avec 30 autres personnes.

    • AZF, les mystères d’une tour
      le dimanche 7 février à 17:45, Jean-Christian Tirat a dit :

      Bonjour Krim Khetah

      Quelques précisions sur tes déclarations d’ici et d’ailleurs :

      1) S’agissant de ta prétendue mise sur écoutes par la police il me semblerait plus honnête d’admettre que c’était Samir Agraniou qui était sur écoutes (dans le cadre de l’enquête liée à une éventuelle piste intentionnelle). Ce n’était pas toi, simple interlocuteur pigiste de Samir, à la recherche d’un scoop. Un peu de modestie s’il te plait.

      Détail cocasse, dans ces appels retranscrits tu affirmes à ton locuteur que l’actionnaire majoritaire de Valeurs Actuelles - dont j’étais le correspondant - …C’est TOTAL !!! Là, on est quand même très-très morts de rire !

      2) S’agissant de la mise en ligne sur Internet du dossier de l’instruction, je te signale que j’ai aussi porté plainte puisque mes dépositions en tant que témoin ont elles aussi été balancées sur la Toile. Y figurent notamment des données strictement personnelles. Cependant, mon cas diverge du tien puisque non seulement ma plainte n’a pas été retenue par le procureur de la République mais qu’en sus le SRPJ a perquisitionné mon domicile, mon bureau et mes ordinateurs ; ceci dans la plus totale indifférence du confraternel microcosme journalistique.

      3) S’agissant du « mystère de la tour verte » :

      - Dois-je te rappeler que lorsque nous-nous sommes rencontrés pour la première fois - le 8 mars 2004, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’association des anciens salariés d’AZF - m’ayant naïvement pris pour un gars de chez eux, tu m’avais demandé de te montrer où se trouvait sur une photo aérienne la fameuse tour verte ? Je le savais depuis longtemps puisque j’étais sur cette piste depuis le jour de la catastrophe. J’avais en effet entendu ce jour là les propos de JL Marx faisant état d’une explosion dans une tour de fabrication. Comme bon nombre de toulousains, j’avais aussi entendu deux détonations. Le lendemain des faits j’avais lu le témoignage de Thierry Bordas paru dans le Nr spécial de La Dépêche et puis …j’ai retrouvé plus tard bien d’autres témoins faisant état du « décollage » préalable de cette tour. Pour preuve ? Répondant à une convocation du juge d’instruction Thierry Perriquet, je l’avais notamment alerté sur ce point, dès mars 2003 (Tu peux vérifier : la déposition figure dans le dossier de l’instruction mis en ligne par le délinquant contre lequel nous avons tous deux porté plainte)

      Mais revenons à l’objet : Je te rappelle Krim que tu as publié ton premier papier sur la tour verte dans Marianne le 16 juin 2003 alors qu’à l’époque tu ne savais toujours pas où se trouvait cette tour puisque le 8 mars 2004, soit presque 8 mois plus tard, tu cherchais encore a la localiser. Pardon d’avoir a te le dire Krim, c’est quand même assez léger comme travail.

      - Au delà du fait que nous soyons tous deux d’accord sur la matérialité de deux explosions, il existe un autre point sur lequel nous pouvons nous rejoindre :

      La tour verte aurait pu jouer un rôle préalable et peut être crucial dans le processus de la catastrophe. Je le dis dans mon bouquin et avant, à plusieurs reprises, dans les colonnes de Valeurs Actuelle ; un hebdo classé à droite donc "peu crédible", n’est-ce pas Krim ?

      Ensuite, comment adhérer aux conclusions de ton enquête sachant que tu retiens pour les justifier une fuite d’eau provenant du cumulus des toilettes de la tour. As-tu seulement rencontré le plombier qui est intervenu pour la réparer, lu sa déposition ? Sais-tu comment fonctionne une tour de granulation de nitrate d’ammonium ? J’en doute.

      Pas très sérieux tout ça et c’est probablement la raison pour laquelle la piste de la tour de granulation a été enterrée par l’enquête. Tu a donné du caviar à ceux qui ne voulaient surtout pas la travailler.

      Tes articles et autres rodomontades médiatiques ont fait du mal.

      Enfin, sur d’autres sites Web, tu t’es permis de m’agresser parce que j’évoque dans mon livre la piste politiquement incorrecte d’un acte intentionnel. Cette piste aboutit à une impasse, faute de preuves. Et alors ? fallait-il pour autant l’ignorer a priori depuis que le procureur Bréard affirma 2 jours après le désastre que c’était "à plus de 90% un accident" ? Est-ce selon toi la mission d’un journaliste que de reproduire sans esprit critique les certitudes officielles ?

      Le seul fait que je me sois permis d’aborder cette piste, de la disséquer, m’a valu d’être voué à tes gémonies et à d’autres. Je n’ai pas eu le temps d’y répondre à cette époque mais saches le, une bonne fois pour toutes, tu t’es trompé de cible.

      Bien cordialement quand même.

      JC Tirat

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