1/ Trainer dans la boue le couple Bouebdelli qui ne s’était pas plié au diktat de Leïla Ben Ali de faire bénéficier certains de ses proches de passe-droits. Car ce que Madame veut, l’Etat le veut…
2/ Se venger du président de la Fondation, Mohamed Bouebdelli, qui a commis le crime de lèse-majesté de mettre sur la place publique l’affaire et de dénoncer publiquement le fait du Prince. Les Ben Ali ne supportent pas qu’un homme demeure debout, digne et inflexible au chantage…
3/ Réaliser des projets en bénéficiant de la fermeture du lycée Louis Pasteur et de l’Université libre de Tunis en drainant leurs élèves et étudiants. Ainsi, après l’ouverture du lycée international de Carthage en 2007, subventionnée par l’Etat du reste, Leïla a le projet d’ouvrir dans le Lac Tunis une Ecole privée d’ingénieurs. Passées la colère et l’indignation, beaucoup se moquent déjà considérant que cela devient trop de responsabilités pédagogiques et éducatives pour celle qui ferait à peine une gommeuse de bain maure…, dont la seule réussite est l’intrigue, la manigance et le complot voire "la sorcellerie" pour ceux qui y croient…
Résistance à "des ordres venus d’en haut"
Chaque jour apportant ses rebondissements dans cette affaire rocambolesque, l’on ne cache plus dans les coulisses que "les ordres viennent d’en haut".. Ce qui n’est d’ailleurs pas un secret pour personne. Car pour faire déployer mardi 2 février plus de 200 policiers aux abords de l’Université, pour faire planquer deux gros camions noirs équipés de caméras aux fins de surveiller tous les déplacements et gestes à l’entrée de la Fondation Bouebdelli, c’est qu’il y a insistance à en découdre en plus haut lieu.
De plus, deux faits marquants se sont produits ce matin 3 février. L’adminstrateur Moncef Jazzar, désigné hier, et qui n’est rien d’autre qu’un liquidateur, n’a pas perdu son temps : il vient de chasser de ses fonctions Mehdi Bouebdelli, fils de Mohamed et Madeleine Bouebdelli, de son poste de PDG de la Fondation. Il a aussi démis de ses fonctions le directeur administratif et financier qui n’est autre que le second fils Bouebdelli, Karim.
Quand on connaît les liens de subordination de Moncef Jazzar au pieux gominé Sakhr Materi, le complot d’Etat n’en devient que plus évident… Deuxième fait non moins grave : les professeurs de l’Université ont été empêchés depuis près d’une semaine de dispenser leurs cours aux étudiants sous le prétexte fallacieux qu’ils n’auraient pas d’autorisation pour exercer au sein de cette Université, et ce sur décision du directeur de l’enseignement supérieur au ministère, Noureddine Douggui. En réalité, ces professeurs disposent de leurs autorisations, mais seuls certains d’entre eux se sont vus refuser récemment la permission d’exercer.
La volonté du pouvoir est claire : installer au sein de cette Université des enseignants choisis par lui-même. Et lorsque c’est Leïla Trabelsi qui choisit les enseignants, cela promet…
Toujours est-il que les étudiants ont fait barrage en masse à cette énième décision arbitraire de leur substituer d’autres professeurs, ce qui a contraint Noureddine Douggui à faire marche-arrière toujours en justifiant ses décisions ineptes par "les ordres venus d’en haut".
Noureddine Douggui, qui est le larbin du conseiller du Président Hamed Mlika dont il était l’élève d’histoire-géographie, admet donc lui aussi qu’il reçoit ses directives de Carthage.
Il fait bon d’étudier en Tunisie. A voir l’indépendance des responsables nommés aux postes sensibles de l’Enseignement, on est rassurés sur l’avenir du pays.
En attendant, reconnaissons que ce salutaire entêtement des étudiants a fini par avoir raison de la bêtise du couple présidentiel. Comme quoi il n’en faut pas plus, parfois, pour faire reculer l’injustice et l’arbitraire.





