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Affaire de l'université libre de Tunis : un complot d'Etat

3 février à 17h36
Il ne fait plus l’ombre d’un doute pour personne que le retrait de l’agrément à l’Université libre de Tunis (ULT) est une décision arbitraire fomentée au plus haut sommet de l’Etat avec deux ou trois motivations aussi basses l’une que l’autre :

1/ Trainer dans la boue le couple Bouebdelli qui ne s’était pas plié au diktat de Leïla Ben Ali de faire bénéficier certains de ses proches de passe-droits. Car ce que Madame veut, l’Etat le veut…

2/ Se venger du président de la Fondation, Mohamed Bouebdelli, qui a commis le crime de lèse-majesté de mettre sur la place publique l’affaire et de dénoncer publiquement le fait du Prince. Les Ben Ali ne supportent pas qu’un homme demeure debout, digne et inflexible au chantage…

3/ Réaliser des projets en bénéficiant de la fermeture du lycée Louis Pasteur et de l’Université libre de Tunis en drainant leurs élèves et étudiants. Ainsi, après l’ouverture du lycée international de Carthage en 2007, subventionnée par l’Etat du reste, Leïla a le projet d’ouvrir dans le Lac Tunis une Ecole privée d’ingénieurs. Passées la colère et l’indignation, beaucoup se moquent déjà considérant que cela devient trop de responsabilités pédagogiques et éducatives pour celle qui ferait à peine une gommeuse de bain maure…, dont la seule réussite est l’intrigue, la manigance et le complot voire "la sorcellerie" pour ceux qui y croient…

Résistance à "des ordres venus d’en haut"

Chaque jour apportant ses rebondissements dans cette affaire rocambolesque, l’on ne cache plus dans les coulisses que "les ordres viennent d’en haut".. Ce qui n’est d’ailleurs pas un secret pour personne. Car pour faire déployer mardi 2 février plus de 200 policiers aux abords de l’Université, pour faire planquer deux gros camions noirs équipés de caméras aux fins de surveiller tous les déplacements et gestes à l’entrée de la Fondation Bouebdelli, c’est qu’il y a insistance à en découdre en plus haut lieu.

De plus, deux faits marquants se sont produits ce matin 3 février. L’adminstrateur Moncef Jazzar, désigné hier, et qui n’est rien d’autre qu’un liquidateur, n’a pas perdu son temps : il vient de chasser de ses fonctions Mehdi Bouebdelli, fils de Mohamed et Madeleine Bouebdelli, de son poste de PDG de la Fondation. Il a aussi démis de ses fonctions le directeur administratif et financier qui n’est autre que le second fils Bouebdelli, Karim.

Quand on connaît les liens de subordination de Moncef Jazzar au pieux gominé Sakhr Materi, le complot d’Etat n’en devient que plus évident… Deuxième fait non moins grave : les professeurs de l’Université ont été empêchés depuis près d’une semaine de dispenser leurs cours aux étudiants sous le prétexte fallacieux qu’ils n’auraient pas d’autorisation pour exercer au sein de cette Université, et ce sur décision du directeur de l’enseignement supérieur au ministère, Noureddine Douggui. En réalité, ces professeurs disposent de leurs autorisations, mais seuls certains d’entre eux se sont vus refuser récemment la permission d’exercer.

La volonté du pouvoir est claire : installer au sein de cette Université des enseignants choisis par lui-même. Et lorsque c’est Leïla Trabelsi qui choisit les enseignants, cela promet…

Toujours est-il que les étudiants ont fait barrage en masse à cette énième décision arbitraire de leur substituer d’autres professeurs, ce qui a contraint Noureddine Douggui à faire marche-arrière toujours en justifiant ses décisions ineptes par "les ordres venus d’en haut".

Noureddine Douggui, qui est le larbin du conseiller du Président Hamed Mlika dont il était l’élève d’histoire-géographie, admet donc lui aussi qu’il reçoit ses directives de Carthage.

Il fait bon d’étudier en Tunisie. A voir l’indépendance des responsables nommés aux postes sensibles de l’Enseignement, on est rassurés sur l’avenir du pays.

En attendant, reconnaissons que ce salutaire entêtement des étudiants a fini par avoir raison de la bêtise du couple présidentiel. Comme quoi il n’en faut pas plus, parfois, pour faire reculer l’injustice et l’arbitraire.

L’université libre de Tunis mise sous tutelle de l’Etat. Mise à mort de l’univeristé libre de Tunis
Mots clés : Éducation Etat Tunisie

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5 Messages de forum

  • merci pour cette éclairage sur les problèmes que subissent nos collègues en Tunisie.

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  • Quand l’Etat ’’Jazzar’’ l’enseignement..Ce nouveau administrateur porte bien son nom

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  • Bordel de merde moi ex-étudiante à l’ULT, j’aime pas ce que j’entends dire là zéro respect la fondation à eu sa dose de bâtons dans les roues, et de ma position passé j’imagine la fureur des étudiants et la comprends parfaitement bon courage à la famille bouebdelli, ils en bavent depuis un bout dire depuis que notre first dame s’intéresse à l’enseignement, quoi ne pas faire kan on veut gommer des têtes des tunisiens k’on est rien que une coiffeuse opportuniste

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  • Affaire de l’université libre de Tunis : un complot d’Etat

    5 février 14:49, par De Lamoignon de Malesherbes

    Honnêtement tout le monde est familier avec les méthodes de la clique tripolitaine. Mais ce qui me doucement rire dans cette histoire c’est que M. BOUEBDELLI pense être dans l’opposition parce qu’il a écrit un "bouquin" et qu’il tient tête aux tripolitains.

    Je pense qu’il faudrait rappeler, que son "opposition" au régime de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (ceux qui ont lu Harry Potter comprendront…) a eu lieu, lorsque les Trabelsi ont compris le potentiel financier de l’enseignement privé. Donc lorsque ces derniers se sont attaqués aux intérêts de M. BOUEBDELLI.

    Quant à son livre, le titre et la date de publication suffisent pour comprendre le bonhomme. Écrire qu’on a réalisé en mai 2007 que la Tunisie n’était plus un pays de liberté ( je suis trois fois moins âgé que M. BOUEBDELLI mais j’ai réalisé très jeune que quelque chose ne tournait pas rond…) c’est le comble !!!

    Soit M. BOUEBDELLI était aveugle, sourd et muet avant mai 2007. Soit étant donné sa confortable situation, il a préfère rester dans sa tour d’ivoire.

    Attention, ne pensez pas que je ne suis pas solidaire de M.BOUEBDELLI, de ses élèves, des professeurs et du personnel non-enseignant. Mais, de grâce, il faut arrêter de prétendre faire partie de l’opposition lorsque l’on a été un des plus grands thuriféraires de ce régime.

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