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Algérie : Bouteflika se sacre président

Guignolade / samedi 11 avril 2009 par Catherine Graciet
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90,24 % des voix 74,11% de participation, Bouteflika réélu ! Tout est bidon excepté le fait que l’Algérie est maintenant gouvernée par un dictateur à l’africaine. Et des Algériens au bout du rouleau.

Ses désirs sont maintenant des ordres. Abdelaziz Bouteflika exigeait un plébiscite pour sa troisième réélection à la tête de l’Etat algérien le 9 avril. Il a officiellement été reconduit avec un score digne du président tunisien Ben Ali : 90,24 % des voix et avec un taux de participation complètement bidonné de 74,11 %.

Pour la presse, cette élection est une imposture

La presse algérienne crie à l’imposture. Ainsi, dès le 9 avril au soir, sur son site web le quotidien El Watan ne faisait pas dans la dentelle au sujet du taux de participation, unique enjeu de ce scrutin : « Sur le terrain, les témoignages de nos correspondant qui ont sillonné leurs localités respectives, les citoyens ne se sont pas tellement bousculés devant les bureaux de vote. Pour eux, les chiffres de l’administration sont gonflés ».

Pour la petite histoire, les médias mentionnent également des cas de pressions exercées sur des employés de l’administration et d’entreprises publiques comme privées pour les obliger à accomplir leur devoir électoral. Gare aux contrôles des cartes d’électeurs le lendemain matin ! Le tout dans un climat de tension en raison d’un risque terroriste à son apogée et d’un contexte social tendu. D’ailleurs, en Kabylie quelques bureaux de vote ont été incendié et des jeunes ont affronté les forces de l’ordre.

Quelques réussites au compteur

Pourtant, grâce à ses lois de la Concorde civile (1999) et de la Réconciliation nationale (2005), Abdelaziz Bouteflika a fait descendre des milliers d’islamistes hirsutes du maquis, en leur promettant une amnistie. Même si, faute de programmes de réinsertion digne de ce nom, de plus en plus de « repentis » remontent au maquis, notamment en Kabylie.

Béni des dieux du pétrole, le chef de l’Etat a aussi bénéficié d’un prix élevé du baril lors de son second mandat, ce qui lui a permis de mettre de l’ordre dans les finances de la « maison Algérie ». Par exemple, en 2005 et 2006, l’Algérie a remboursé en grande partie et par anticipation sa dette extérieure. Grâce à la manne pétrolière, Bouteflika a également lancé un vaste programme d’une centaine de milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures publiques (logements, autoroutes…) dont des chantiers accusent aujourd’hui d’importants retards.

Digne héritier de l’oligarchie militaire

Mais le principal fait d’armes de ce tacticien coriace reste d’avoir, au péril de sa vie, renvoyé le quarteron de généraux qui dirigeaient le pays au cours des années 90 dans leurs casernes et leur centrale de renseignements. Exit le faiseur de présidents Larbi Belkheir, bye bye le vaniteux Mohamed Lamari qui avait soutenu Ali Benflis à la présidentielle de 2004, adieu Smaïn Lamari, chef du contre-espionnage, décédé en 2007… Le seul survivant de cette hécatombe est le général Mohamed Médiène, alias Tewfic, qui dirige la Sécurité militaire (DRS).

Pour le reste… En digne héritier de l’oligarchie militaire nourrie aux pétro-dollars qui l’a installé à El Mouradia en 1999, Abdelaziz Bouteflika gouverne sans se soucier des 33,8 millions d’Algériens qui peuplent le pays. Selon un sondage publié par le quotidien Liberté en décembre 2008, près d’un Algérien sur deux est tenté par l’émigration clandestine. Faute d’espoir, d’avenir et minés par une « mal vie » quotidienne éreintante.

« L’Algérie a tout pour réussir »

Pire, pour 25,8 % des personnes interrogées être « harraga » est la « seule solution » pour changer de vie et sortir de la misère. L’enquête de Liberté révèle en outre que 43,8 % des sondés connaissent plusieurs personnes de leur entourage immédiat qui ont quitté le pays grâce aux réseaux clandestins.

« C’est malheureux car l’Algérie a tout pour réussir : une histoire qui donne un sens à notre Nation, une population jeune qui ne demande qu’à travailler, du pétrole, du gaz, des terres cultivables, un passé industriel, un marché attirant pour les investisseurs étrangers. Que demander de plus ? Mais nos dirigeants ne nous offre que deux alternatives : le maquis ou l’émigration clandestine. C’est à se taper la tête contre les murs » se lamente ce jeune cadre du secteur privé qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois.

Pas de projet de société mais des promesses électorales

Exceptées les mosquées qui affichent complet (la bigoterie est de retour dans les grandes villes), pas d’endroits où être écouté, où s’exprimer. En deux mandats, le président Bouteflika a étouffé toute velléité de contestation sociale : obtenir l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour créer un syndicat ou une association relève de l’exploit. Seule exception notoire au cours de ces cinq dernières années : la manifestation de soutien à Gaza organisée en janvier dernier et qui a rassemblé un million d’Algériens, créant la stupeur dans les rangs des forces de l’ordre.

Abdelaziz Bouteflika - JPG - 21 ko
Abdelaziz Bouteflika
© Kerleroux

Censé faire entrer l’Algérie dans le 21è siècle, le président Bouteflika n’a toujours pas proposé de projet de société pour une Algérie post-guerre civile et donc post-Réconciliation nationale. Tout juste s’est-il contenté, pendant sa campagne électorale, de poser des pansements sur les plaies : 150 milliards de dollars pour développer le pays et la création de trois millions d’emplois. Et encore, on peut craindre qu’il s’agisse de promesses électorales.

Il n’a pas, non plus, créé de nouveaux espaces d’expression citoyenne qui font pourtant cruellement défaut. Les plus cyniques diront qu’il n’a même pas pris la précaution de se ménager quelques soupapes de sécurité dans un pays où le chômage des jeunes oscille entre 30 et 40 %…

Vide politique intégral

A la place, Bouteflika a maintenu en vie et pour son usage les vieilles structures de masse de l’Etat-FLN (syndicat UGTA, scouts, associations d’anciens combattants, de femmes, de paysans…) censées encadrer la société. Tombées en désuétude dans un pays où la majorité de la population n’a pas connu la guerre d’Indépendance, elles lui ont servi au dernier trimestre 2008 à faire croire que les Algériens l’appelaient massivement à se présenter pour un troisième mandat. Evidemment, personne n’était dupe.

Le chef de l’Etat n’a pas plus aidé les partis politiques à sortir de leur rôle de figurants. Entre ceux qui ont courru rejoindre l’Alliance présidentielle créée par Bouteflika en 2004 — FLN, RND et les islamistes bien élevés du MSP — et ceux qui boudent les élections présidentielles jouées d’avance (FFS, RCD…), le vide politique s’est installé.

Ruptures violentes

Résultat, livrée à elle-même et faute de référent identitaire adapté à l’époque, la population se rebelle. Comme elle le peut : deux à trois émeutes quotidiennes que les forces de l’ordre peinent parfois à maîtriser, des grèves fleuves dans la fonction publique, l’enseignement supérieur, le personnel paramédical, les cheminots et même chez les vétérinaires. Bref, pour reprendre les termes d’un haut-fonctionnaire, « l’Algérie est entrée dans un état de crise permanente et le problème est qu’elle n’en sort que par des ruptures violentes ».

A lire ou relire sur Bakchich.info

Pas de travail, pas de sexe, pas de liberté. Les tabous religieux, entretenus par le pouvoir politique, pèsent sur une jeunesse à bout de souffle. Toujours plus nombreux sont les candidats à l’exil qui clandestinement voyagent sur de simples barques (…)
Durs sont parfois les sondages. L’un d’eux révélé par le quotidien algérien la Liberté, dévoile que le moitié des habitants serait prêt à émigrer clandestinement.
Journaliste d’investigation et écrivain, Djamal Benmerad a déniché le programme d’Abdelaziz Bouteflika pour son 3e mandat. « Bakchich » le publie, en exclusivité en France – le texte circulant déjà pas mal en (…)
En ce début de l’An si tiède, quel feu monté des âmes réchauffera donc nos mœurs devenues si glaciales ? Le poisseux conformisme à la mode ordonne souverainement de n’en rien voir, entendre ou sentir. Plutôt s’effaroucher, se tordre les bras en famille (…)


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  • Algérie : Bouteflika se sacre président
    le dimanche 4 octobre 2009 à 16:27, SAID BELHOUT a dit :
    BONJOUR. Un peuple analphabéte fait la force de son gouvérnement BOUTEFLIKA profite. MOHAMED BOUDIAF avait été clair pour qualifier le gouvérnement algérien de MAFIA POLITICO-FINANCIERE Affaire KHALIFA ABDELMOUMEN SAADANI AMAR président de l’A.P.N auteur de détournement de 4000 milliards affaire G.C.A Générale des concéssions Agricoles…Wilaya de DJELFA Détournement 2000milliards ALGERIE-TELECOM Détournement 200milliards S.N.C.F Chemins de fér Détournement à la B.N.A Banque Ntaionale d’Algérie. Effacement des dettes c’est l’argent du peuple cela traduit de quoi BOUTEFLIKA avait acheté le 3émme mandat. Prét sans garanties à Mr.LARBI BELKHEIR 150 milliards Un salaire de corruption pour les députés 33 millions par mois ce salaire juste pour que les parlementaires votent la loi pour le 3éme mandat.Et voir de pauvres retraités de 4.500,00 DA par mois Voir aussi ces pauvres salariés et la fameuse retenue I.R.G Voir aussi ces veuves de chahid abandonnées et les veuves de patriotes. Aussi la taxe sur véhicules neufs pour le pauvre citoyén et l’oeil férmé pour les beneficiaires des credits A.N.S.E.J Car ces beneficiares sont les priviligiés du systeme et le pauvre citoyen en est la victime Ou est la ligue des droits de l’homme ? Ou est l’O.N.U ? Si je suis sur le bon cap je résterai à votre disposition.Pour toutes informations sur la politique de BOUTEFLIKA. Je vous remércie
  • Algérie : Bouteflika se sacre président
    le samedi 3 octobre 2009 à 15:13, hamza a dit :
    heusement qu’il y a un bon dieu !!!!!!
  • Algérie :et les se sacre
    le mardi 14 juillet 2009 à 23:27

    mardi 14 juillet 2009

    Actualités : ACCUSÉ DE VIOLATION DE DOMICILE Le fils de Krim Belkacem mis en prison puis relâché

    Sur plainte du ministre des Transports, Amar Tou, le fils de Krim Belkacem, Djamel-Eddine, a été présenté samedi devant le procureur de la République du tribunal de Chéraga qui l’a aussitôt mis sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison d’El-Harrach. Il sera remis en liberté le lendemain, dimanche, après que le ministre eut retiré sa plainte. Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Krim Djamel-Eddine, âgé de 51 ans, est accusé de violation de domicile. Les faits se sont produits à la résidence d’Etat à Club-des-Pins où les familles de Krim Belkacem et de Amar Tou occupent des villas mitoyennes. Le fils de Krim Belkacem, qui vit en Espagne, passe ses vacances en Algérie et loge dans la villa familiale à Club-des-Pins. Samedi matin, il aurait eu la fâcheuse idée de s’aventurer à l’intérieur de la villa du ministre des Transports. La fille de Amar Tou, qui se trouvait à l’intérieur de la villa, a alerté la brigade de gendarmerie de Club-des-Pins qui a interpellé le mis en cause et présenté devant le procureur de la République du tribunal de Chéraga. Ce dernier l’a mis aussitôt sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison d’El-Harrach. Il ne passera cependant qu’une seule nuit en prison. Le procureur de la République l’a remis, en effet, en liberté dimanche après-midi, après que le ministre des Transports eut décidé de retirer sa plainte. Dimanche matin, le ministre des Transports et sa fille se sont déplacés au tribunal de Chéraga. Ils ont dû patienter toute la matinée avant de pouvoir s’entretenir avec le procureur de la République. Ce dernier était indisponible toute la matinée. Il se trouvait à la cour de Blida où il était convié à la cérémonie d’installation du nouveau procureur général. Dans l’après-midi de dimanche, le magistrat instructeur, au niveau du tribunal de Chéraga, a entendu la fille du ministre et a recueilli sa déposition. par iris coucou

  • Algérie : Bouteflika se sacre président
    le mardi 16 juin 2009 à 17:28, lewnes a dit :

    Azul,

    Je suis kabyle et n’est pas voté et ne votera jamais pour un président arabo-bathiste.

    Je ne considère pas cet homme comme étant mon président.

    J’en ai plus qu’assez de ces élections truquées, falsifiées, et de ce pays gouvernés par des incapables.

    Pour moi seule une kabylie indépendante pourra permettre aux Kabyles d’être enfin libres et maitres de leur destin.

    Je ne laissera jamais à un non kabyle le soin de me dicter ses lois et de me dire ce qui est bien ou mal pour la kabylie et les kabyles.

    Vive l’indépendance kabyle pour qu’enfin cette beau pays sorte enfin des ténébres arabo-islamsites.

    Lewnes

  • Algérie : Bouteflika se sacre président
    le lundi 11 mai 2009 à 22:05

    J’étais en Algérie au moment des élections, j’ai suivi sur une chaîne parlant français les questions des journalistes qu’elle ne fut pas surprise de voir une jeune journaliste posée une question frontale et directe sur la réalité de ces élections.

    J’ai discuté avec mon chauffeur de taxi habituel, un ex militaire (rire) selon lui Bouteflika serait le président qui aurait fait le mieux pour l’Algérie, le moins pire des pires, et que les algériens votent pour lui contre les extrémistes.

    • Algérie : Bouteflika se sacre président
      le jeudi 28 mai 2009 à 16:10, RACHID a dit :

      MESSAGE A Mme GRACIET ,

      Le 26 mai 2009, Ferhat mehenni le leader du MAK ( mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ) a plaidé à New York pour l’autonomie de la kabylie lors de la huitiéme session de l’instance permanente des peuples autochtones de l’ONU . Son discours a aussi souligné que le projet d’autonomie marocain pour le sahara était un modéle à suivre pour l’Algérie qui est confrontée aux mémes problémes en Kabylie .

      C’était à souligner .

    • Algérie : Bouteflika se sacre président
      le samedi 6 juin 2009 à 04:17, oujdi a dit :

      Il ne faut surtout pas baisser la garde. La question du Sahara marocain - ou des Provinces du Sud, si l’on préfère cette dénomination plus neutre - est toujours d’actualité. Elle s’impose au devant de l’actualité et requiert toute notre vigilance et appelle tous nos efforts.

      Il en sera ainsi jusqu’à ce que, définitivement, ce dossier épineux, non par la faute de la partie marocaine, sera clos et enterré. C’est-à-dire lorsque l’Algérie voisine, impérialiste à la prussienne, aura accepté que toute cette histoire, depuis la moitié des années soixante-dix, n’aura été en réalité qu’une manière de rendre un peu justice à un Royaume qui a tellement souffert des affres du dépècement opéré par le colonialisme européen durant des dizaines d’années - depuis les premières décennies du dix-neuvième siècle. Car tout cela remonte à bien loin. Les Anglais, les Allemands, les Turcs, et bien sûr les Français ainsi que les Espagnols principalement, lorgnaient avidement vers cet « empire fortuné », qui résistait de mille manières face aux entreprises hostiles tous azimuts.

      Le Maroc n’assumait pas seulement la défense de son territoire propre, mais avait conscience de son devoir de solidarité à l’égard des contrées avec lesquelles une histoire commune le rattachait indissolublement. En premier lieu, tout l’immense Sahara, des confins au sud de Tarfaya jusqu’au fleuve Sénégal et vers l’ouest jusqu’à celui du Niger, y compris Tombouctou.

      Faut-il parler, par exemple, du regard fraternel et volontaire que le sultan Abderrahman 1er posait sur l’ancien dominium turc de Tlemcen jusqu’à Constantine inclus. Le roi alaouite n’a dû rendre les armes, contraint et forcé, qu’après la défaite infligée au Maroc par la puissance française sur l’oued d’Isly, près de la ville d’Oujda, prélude de l’affermissement à la montée des visées de Paris sur un Maroc affaibli et qui donnait gravement du gîte.

      Après toute la lutte entreprise par la dynastie saâdienne, pour libérer les côtes atlantiques notamment, et de la poursuite du combat des monarques alaouites pour bouter hors du royaume Anglais, Portugais et autres Espagnols - ainsi que de contenir le flux ottoman au-delà de Tlemcen -, le Maroc a eu à se préoccuper des prétentions de la France sur tout le pays, dans son intention clairement exprimée d’atteindre l’Océan Atlantique comme de faire la jonction avec l’Afrique occidentale française pour parfaire « le seul tenant » agréable à l’œil sur la mappemonde des dominateurs colonialistes cher à l’Hexagone. Première puissance militaire de l’Afrique du Nord, du Maghreb comme on ne l’appelait pas encore, cette rive méridionale de la Méditerranée, le Maroc a été grignoté systématiquement et méthodiquement de tous ses côtés, de toutes ses franges. Il s’agissait de l’affaiblir et de le réduire inexorablement à sa plus simple expression. Avant que la France ait imposé le Traité de Protectorat à une autorité royale débile, à Fès le 30 mars 1912, le pays ne ressemblait pratiquement à plus rien de ce qu’il avait été glorieusement des siècles durant.

      Des morceaux entiers étaient partis. Au Sud-Ouest, Tindouf, le Tidikelt et autres provinces ont été rattachés à l’Algérie, subjuguées sous l’appellation vague de Territoires français du Sahara, tandis que le Sahara occidental croupissait sous l’autorité de Madrid, auquel la France avait concédé le statut de sous-locataire du Protectorat sans aucune justification (au nord, la zone rifaine de Tanger, à Berkane, plus bas tout ce qui était au sud de l’oued Draâ).

      Peau de chagrin donc, qu’illustraient insidieusement les manuels scolaires mis à la disposition des élèves indigènes pour leur inculper la vision d’un mini-Maroc aux limites étriquées. Le parti marocain pro-français devait, après l’indépendance, en 1956, essayer de perpétuer cette vision mesquine du pays multiséculaire aux dimensions d’empire, légué par les Almoravides, les Almohades et autres dynasties prestigieuses.

      Une campagne de dénigrement odieux s’employait à dévaloriser, on s’en rappelle, l’image et le message d’une flamboyante figure comme celle du dirigeant historique Allal El Fassi, qui parlait du Maroc historique, celui de la mémoire et de la réalité de toujours qui voulaient rétablir une vérité avérée : le Maroc sans solution de contuinité jusqu’en Afrique subsaharienne.

      Las, grâce à la France gaullienne, la Mauritanie a été créée, puis l’Espagne franquiste essaya d’installer à Oued Eddahab et Sakia El Hamra un Etat fantoche à la population microscopique et nomade. Contrairement au cas précédent, la manœuvre ne réussit pas, et cela grâce au sursaut patriotique initié par le roi Hassan II, qui sut faire récupérer ce territoire, petite partie de tout ce qui a été spolié.

      Le Maroc avait fait son deuil du pays des Maures, mais ne pouvait pas, à moins d’une pulsion suicidaire, accepter que ce dépeçage nouveau soit perpétré. L’Algérie se posant en adversaire déterminé du Royaume dans la juste action qu’il menait depuis des lustres au sein des instances internationales comme à l’intérieur du Royaume même, le souverain défunt ainsi que le Mouvement politique national essayèrent de se convaincre que, malgré tout, les gouvernants d’Alger pouvaient peut-être revenir à la raison et reconnaître leurs erreurs pour accorder à leur « voisin fraternel » le bénéfice de la légitimité de sa revendication insistante d’une intégrité territoriale - gravement amputée.

      C’était mal (et mé) connaître les héritiers du F.L.N., qui souffrent d’une amnésie nourrie par une ingratitude sans fond. Ahmed Ben Bella, puis après lui Houari Boumediene et d’autres épigones jusqu’à l’actuel Abdelaziz Bouteflika, ont fait la sourde oreille et ont considéré que la promesse d’ouvrir les négociations pour liquider le contentieux algéro-marocain au mieux des intérêts des deux parties, après l’indépendance de la patrie de l’émir Abdelkader, était chiffon de papier sans aucune valeur, malgré la signature solennelle du président du G.P.R.A., Ferhat Abbas, à côté de celle de Hassan II.

      Une nouvelle phase, à partir du début des années soixante, commença dans le flou et le filandreux, entre Rabat et Alger - atmosphère entrecoupée de climats contrastés (le moins qu’on puisse dire) - pour franchement se crisper et se durcir.

      L’Algérie s’employa à saboter systématiquement et à essayer de dynamiter le processus de retour-intégration du Sahara occidental à la Mère-Patrie.

      • Algérie : Bouteflika se sacre président
        le dimanche 14 juin 2009 à 12:03, Izzy a dit :
        On se demande qui est impérialiste !!! Franchement, ces larmes de crocodile n’émeuvent personne…Un empire marocain englobant l’actuelle Mauritanie et jusqu’à Tombouctou (Mali), s’il vous plait… ! autant demander au Mexique de réclamer le Texas et à la France, la Louisiane…(même logique) et fin du fin, l’Empire Russe, l’Alaska… ! Pour être ridicule, on peut remonter encore plus loin, du temps du continent unique (le Gondwana…), dans la période du Permien (il y’a 225 Million d’années) et que le royaume enchanté réclame l’actuelle Amérique du Nord (dont les USA), puisque c’était le même territoire… !
      • Algérie : Bouteflika se sacre président
        le samedi 10 octobre 2009 à 12:37, Aboubri a dit :
        Je suis tombé sur ce forum par hasard, le commentaire relatif au royaume cherifien suscite bien des interrogations. La thèse selon laquelle ce royaume s’étend jusqu’au fleuve du sénégal laisse perplexe plus d’un. L’idée de revendiquer les limites du royaume pour englober l’immense Sahara, des confins au sud de Tarfaya jusqu’au fleuve Sénégal et vers l’ouest jusqu’à celui du Niger, y compris Tombouctou. et "Les visées impérialistes à la prussienne au (regard fraternel et volontaire que le sultan Abderrahman 1er posait sur l’ancien dominium turc de Tlemcen jusqu’à Constantine inclus). Apparemment, avec cette logique, Les rois alaouites (Hafidhahoum allah) devront disposer de l’arme dissuasive(nucléaire) pour arriver à leur fin. Je pense qu’avant de revendiquer tous ces territoires, il y a lieu tout d’abord de commencer par le commencement, c’est à dire de libérer quelques hectares qui sont entre les mains de l’espagne (Ceuta et Mlilia). Quant à la cour Alaouite, permettez moi de douter de ses origines marocaines. Ces bédouins originaires du fin fond d’Arabie, n’ont rien à avoir avec les Imazighen du Maroc, ils avaient abusé de la bonté des Imazighen, car ayant usurpé leur identité ; filiation prétendue à la famille du Prophète (QLSSL), c’est en quelque sorte un belladen des temps anciens, qui s’est retrouvé en Afghanistan. Quant aux frontières actuelles, de tous les pays colonisés, il faut noter que les nations unies s’en tiennent généralement à celles héritées du colonialisme, sinon, je connais beaucoup de peuples qui remonteront un peu en arrière, et devront revendiquer leur appartenance au royaume bérbère de Massinissa, de Juba II ou de jughurta, ou au grand pays Amazigh qui s’étend des Iles canaries jusqu’au Sud d’égypte y compris tes "vastes territoires du Sahara", pays des Touareg (C’est tout) on pourrait remonter un peu en arrière si vous le souhaitez… Quant à ce petit territoire jadis occupé par "des gueux, nomades" (Ce que semble insinuer le commentaire), il faut remonter un peu en arrière, car dès le départ des espagnoles, sa majesté le bedouin Hassan II l’a partagé en deux parts, l’une pour lui et l’autre pour son voisin la Mauritanie, avnt que les Mauritaniens ne s’aperçoivent de la supercherie et se rendre à l’évidence qu’ils étaient utilisés par sa majesté, sinon comment expliquer qu’un royaume qui revendique tous ces territoires se permet de conceder une partie à la Mauritanie. Ces nomades monsieur, sont des êtres humains qui se respectent chez nous, et ils ont le soutien de tous les Algeriens,car nous avons connu le colonialisme, et nous savons ce que c’est que combattre pour la dignité, et soyez surs que ce n’est pas pour les beaux yeux de ces nomades que sa majesté s’est annexé ce territoire.
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