Papier déjà paru le 25 janvier 2009
On pressent l’argument principal qui a présidé à ce choix, soit les 602 jours de prison effectués dans les années 90 par l’ex gendre du maire de Lyon, Michel Noir. Une expérience incontestablement douloureuse mais que ce communiquant née a su "positiver" dans l’édition, le monde associatif avec "prisons du coeur" qu’il anime et dont l’objet consiste à aider les nouveaux détenus à supporter le « choc carcéral ».
L’ex-délinquant Botton ne craint pas par ailleurs proclamer sur tous les toits que « la magistrature a sauvé sa vie". "Tout le système judiciaire a sauvé ma vie" insiste t-il avant de revendiquer en passant "une relation très forte avec Nicolas Sarkozy depuis vingt ans".
Après avoir occupé la position de gendre idéal voici donc Pierre Botton promu M. prison idéal.
Plainte pour "escroquerie"
Enfin presque… Car voilà que par parallèlement à ce retour aux avants postes et à cette reconnaissance de son action par le garde des Sceaux, se profilent à l’horizon de nouvelles turbulences judiciaires. Dans la vraie vie Pierre Botton reste un spécialiste de l’agencement des pharmacies, son métier d’origine. Botton est ainsi la cible d’une plainte pour "escroquerie" d’un pharmacien de ses clients. Assurément un mauvais coucheur, un grincheux farci de préjugés sur la réinsertion des délinquants. On mesure toutefois l’embarras du Parquet de Paris en charge d’une affaire intéressant le si fraîchement nommé chargé de Mission d’ Alliot-Marie, alors que la police judiciaire s’apprête à le convoquer.
Grâce au ciel, le procureur de Paris M. Jean-Claude Marin est un homme rompu aux affaires signalées et sa réputation de faiseur de miracles n’est plus à démontrer.
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