


"l’affabulateur Thierry Meyssan qui a pu soutenir, sans que lui soit apportée la moindre contradiction, qu’aucun avion ne s’était abattu sur le Pentagone, le 11 septembre 2001."
⇒ je ne suis pas un fan de Meyssan, ni un de ses contempteurs. mais sur cette affaire je suis nettement moins péremptoire que vous l’êtes car force est de reconnaître qu’elle est entourée de davantage de zone d’ombre que de lumière. Il demeure des questions sans réponse… Du genre aucun débri d’avion, aucune image de l’avion alors que les lieux étaient truffés de caméras de vidéo surveillance, un avion qui se trimballe dans le ciel des ERtats-Unis à proximité d’un des centres névralgiuqes les plus sensibles sans que les avions de la défense ne le prennent en chasse !!! Alors que quelques heures auparavant les Twin twers avaient été percutées !!!
Vous oubliez juste une chose. Vous jugez la situation 6 ans après à tête reposée en connaissant les tenants et aboutissants, du moins la nature de l’attaque. Les évidences après coup ne l’étaient certainement pas quand l’avion se dirigeait sur le Pentagone.
Et si vous replacez dans le contexte, on a :
Un pays qui n’a jamais connu d’attaque terroriste de ce type. Une attaque étrangère sur son sol est une première (Pearl Harbour excepté). D’ailleurs, une attaque terroriste de ce type était une première mondiale.
Personne ne connaissait la cible. La Maison Blanche était une cible symboliquement plus importante. La Chasse d’ailleurs a couvert l’évacuation du site aussi.
Les Etats-Unis n’ayant jamais envisagés une telle attaque, je ne suis pas certain qu’ils aient mis en place une réponse rapide dans ce cas là. Et une chose certaine, aucun officier supérieur de l’Armée des Etats-Unis aurait pris la décision de manière unilatérale de faire abattre un avion de ligne civil rempli de passagers. Du coup, avec un pouvoir politique éparpillé à ce moment là, il était impossible d’avoir une décision rapide, surtout pour tirer délibérément sur des civils innocents. Et comme l’avion, qui n’avait rien d’imaginaire, n’est resté que peu de temps à altitude suffisante pour être abattu sans faire des dégâts collatéraux plus importants que le crash lui-même, la décision aurait été forcément à côté de la plaque.
Evidemment aujourd’hui, n’importe quelle nation occidentale voyant un avion se dirigeant droit sur sa capitale en quittant sa route enverrait la chasse pour intercepter voire abattre ce dernier. Mais là encore, c’est facile de juger après coup.
Le plus amusant dans le délire de la complotite, surtout quand ça touche les USA, c’est cette incapacité à imaginer que ce sont des Hommes aux manettes. Et donc avec des Hommes aux manettes, il faut forcément intégrer une dimension irrationnelle, une inertie bureaucratique et bien d’autres facteurs. Cet irrationnel, tout le monde l’intègre dans de nombreuses explications sur d’autres faits. Mais quand il s’agit de politique américaine, il faut systématiquement que cela nourrisse les pires délires paranoïaques. Ces délires cachent d’ailleurs souvent la forêt quand il s’agit de véritablement mettre à jour des jeux d’influences pour le coup bien réels.
Des questions sur le 11/09/01, il y en a de nombreuses en suspens. En particulier, sur les relations d’une certaine oligarchie américaine avec les puissantes familles de la péninsule arabe (les Saoud en particulier). La question du jeu suicidaire de l’administration américaine (tout bord confondu) avec l’Islam radical violent. Les Etats-Unis ont financé les résistances djihadistes anti-soviétiques et anti-socialistes en misant sur les plus radicaux pensant qu’ils étaient les plus conservateurs (donc favorables au capitalisme… Ah ?) : c’est le cas du Pakistan, de l’Afghanistan, de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, du Yemen, etc. Le délire de Meyssan est grave parce qu’il ne soulève pas le débat, il détourne l’attention des vraies questions. N’est pas apprenti géopolitiste qui veut !
Petit jeu amusant :
Remplacez dans le texte ci-dessous de Pascal Boniface, le terme BHL par "Thierry Ardisson" ( très grand ami de BHL au passage, l’un de ses invités les plus présent statistiquement sur ses plateau), et vous obtiendrez l’une des meilleur analyse stratégique qui puisse ce faire, sur le personnage Ardisson et sur les termes de son action véritable et son école de pensée.
Pas besoin de recourir pour cela, aux vieilles lunes complotiste d’un Meyssan pour y parvenir…
Texte de Pascal Boniface source : IRIS / 22 octobre 2007 :
"Personne n’oserait imaginer Floyd Landis ou Lance Armstrong prendre la tête d’un grand débat sur la lutte contre le dopage. Pourtant, nul ne semble s’offusquer que Bernard-Henri Lévy soit devenu la référence de celui sur la place de la morale en politique nationale ou internationale.
Pascal Boniface / IRIS / 22 octobre 2007
Comment comprendre que quelqu’un qui n’a jamais exprimé de préoccupations sociales puisse jouer ce rôle ? Comment expliquer surtout que celui dont plusieurs livres d’auteurs différents ont mis à jour les multiples mensonges (de ses rencontres avec Massoud, à sa ceinture noire de judo) puisse encore être crédible ? Sans doute suis-je d’une naïveté infantile, mais je pensais qu’on ne pouvait être à la fois un menteur multirécidiviste et se prendre pour une figure morale. Comment quelqu’un ayant une pensée binaire (bien-mal, ami-ennemi, eux-nous), puisse passer pour un intellectuel incontestable ? Comment expliquer que dans un pays qui n’est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l’inviter pour évoquer son livre ? De deux choses l’une, soit les journalistes vedettes qui le font n’ont entendu parler d’aucun des ouvrages qui méthodiquement ont démonté le système BHL, et on peut se poser des questions sur leur compétence. Soit ils invitent néanmoins BHL en connaissance de cause et c’est leur conscience professionnelle qui est en cause. Certes, c’est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l’édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu’il considère comme des outrages ? Mais où est alors le respect dû au public ? Est-il éthiquement acceptable de le tromper par peur des représailles de BHL ou dans l’espoir de ses renvois d’ascenseur ?
A chaque fois que BHL a été interviewé, il l’a été avec admiration et déférence. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas été poussé dans ses retranchements face à ses nombreuses contradictions, à ses manquements et erreurs pourtant dûment répertoriés. Et les quelques fois où il n’était pas le seul invité, les précautions semblent avoir été prises pour qu’aucun autre participant ne puisse présenter le risque de l’attaquer frontalement."
et plus loin :
"BHL est en fait partagé entre son désir d’apparaître comme un intellectuel universaliste et sa dérive communautariste qu’il ne parvient pas à maîtriser. En effet, il n’applique pas les mêmes critères aux différents conflits et crises en cours et à celui du Proche-Orient, ce qui devrait donc l’empêcher de se revendiquer comme intellectuel universaliste. Il prouve au contraire son communautarisme."
ou encore :
"BHL est un symbole actif de cette coupure entre le peuple et les élites. BHL est nu moralement. Courtisane et craintive, la majorité de la presse fait semblant de le voir richement vêtu et s’ébahit devant le faste de ses habits neufs. Le public, lui, est partagé entre l’écœurement et la rigolade."
Maintenant vous savez : qui est Ardisson, sa fonction réelles et ses amitiés intellectuelles, son rôle dans la pièce, et ses méthodes d’action.
Pas besoin de recourir pour cela, aux vieilles lunes complotiste d’un Meyssan.
CQFD
Heureux de voir que votre article suscite tant de polémiques.
Le débat porte maintenant sur les "détails" de l’attentat, chacun voulant y apporter des précisions. J’ajouterais donc ma pierre a l’édifice en signalant que cette gabegie est grandement due aux exercices qui ont mis ce jour la le norad et les autres services en panique. Les informations étaient tout bonnement illisibles. Plus loin, je voudrais parler a vos journalistes, les spéculations et autres expertises ne sont rien sans votre travail, et sur ce sujet il reste énormément a faire. Oserez vous enqueter sur ce jour ? (la matière est abondante)
Une piste de départ, et une réponse au coeurs qui s’inquiétent des survivants aux victimes :
http://www.reopen911.info/11-septembre/911-press-for-truth-vo-st-fr/
Bon admettons que les morts ne soient pas des fantomes, il y a eu des dizaines de victime. Ca c’est clair.
Mais qui a donc piloté l’avion aussi precisemenent ??? Et y a il un homme assez fou pour se faire harakiri et refaire un incendie du Reichstag ???
Ne tombez pas dans le piège !!!
la vraie question, est celle ci
Comment des avions peuvent-être détournés pendant 40minutes à plus d’une heure sans que les militaires n’est pus réagir ?
AUCUN "spécialiste" ne peut répondre à ça, et personne ne leur pose la question
La coupure d’un transpondeur alerte immédiatement l’armée qui peut utiliser différents types de radars et satellites pour localiser l’avion qui a changé de trajectoire et lancer des chasseurs à sa poursuite.
Posez la question à des gens de la sécurité intérieure ils vous le diront discrètement.
Les journalistes sont tous les mêmes, ils ne veulent pas perdre leur boulot
Le bouquin de dasquié n’explique pas ça. Taper sur meyssan ou d’autres, c’est joli. Traiter des questions clé c’est mieux
Je cite le ministre des affaires étrangères égyptien dans le guardian en :
"Al qaida peut avoir toute la volonté du monde pour éxécuter des attentats, elle n’a pas la logistique pour exécuter des attentats aussi sophistiqués"
Bakchich et Dasquié sont biens gentils, pourtant, il y a des gens qui lisent les journaux mais qui ne gobent pas tout ce qui se dit.
Il y a beaucoup de désinformation, mais beaucoup de gens savent qu’il y a un truc qui cloche.
Backchich se cache derrière le livre des autres plutôt que de réaliser sa propre recherche.
Les "experts" nous ont pendu la théorie de la balle magique et le nuage de tchernobyl à la frontière administrative de la france
CONCLUSION
Des amateurs (19 !!!) (c’est la maison blanche qui le dit) ne peuvent pas entrer avec des visas sans être parrainé (par qui ?), se balader tranquilement dans le pays, prendre quelques heures de cours, aller dans des boites de strip en floride (des extrêmistes ?) et disparaitre des radars civils ET militaires pendant environ 50 minutes sans avoir été aidé par des professionnels.
Petite curiosité, si personne n’a vu ces avions sur les radars et satellites, comment leur parcour détaillé a-t-il atterri sur tous les journaux du monde quelques heures après ???
N’importe quel barbouze vous dira que l’explication officielle donnée est fausse.
La DGSE s’est faite pincer en New Zealand pour le rainbaw warrior, c’était des pro, on est vite remonté à la présidence française.
Là on nous dit que 19 loosers ont bossé en total cloisonnement de bout en bout, le tout coordonné par un mec situé dans une grotte à la james bond à 20 000 km de là et on remonte à OBL supposé ex agent barbouze….Et en plus, autant de mec conditionné pour une opération suicide sans que personne ne se dégonfle…les anti terroriste vont douter.
Il n’y a que des pro pour faire ça. Il faut une structure de type étatique pour faire ça
Comme dit mon oncle colonel dans l’armée : "dites ça à votre femme, pas à moi"
@infiltré : Tout d’abord, la question n’est pas de savoir s’il y a complicité intérieure ou non mais s’il y a un avion ou pas dans le Pentagone le 11/09/01… Et là, je vous renvoie à ma question dans les commentaires ci-dessous.
Sinon quelques rectificatifs à vos propos excessifs et parfois mal documentés.
Pour les 40 minutes d’inaction de la Chasse US, il faut replacer dans son contexte. Tout d’abord, les Etats-Unis n’ont jamais connu d’attaques exogènes terroristes sur leur territoire. Oklahoma City était un attentat à la bombe fait par un groupe états-unien. Les Etats-Unis n’ont jamais eu leur Munich comme les Allemands, leur Rue de Rennes ou leur détournement d’Airbus comme nous. Ils se sentaient totalement intouchables. Les attentats labélisés Al Qa’ida étaient toujours à l’étranger (Kenya, Arabie Saoudite, etc.).
Ajoutez à cela une administration éparpillée. Bush était en vacances. Ca peut paraître absurde à notre époque de télécommunications mais ces minutes perdues sont précieuses. Surtout que si l’information est rapide, la décision est toujours plus lente. Je vous invite à lire l’oeuvre de Graham Allison sur la crise des fusées de Cuba pour voir que le processus décisionnel frôle parfois plus l’irrationnel que vous le pensez.
Il faut arrêter de croire que la non-décision est toujours le produit d’une réflexion rationnelle. Ordres, contre-ordres, désordres… Votre oncle colonel doit connaître cela. L’erreur est toujours une option qu’on oublie dans l’explication.
Et dernière chose qui ne joue pas en faveur des Etats-Unis, c’est l’impossibilité des agents de renseignement d’enquêter sur les Saoudiens. Je vous renvoie aux bouquins de Robert Baer, ex-agent de renseignement en opé’ clandestines pour la CIA. Il montre bien le verrou quand il s’agit d’enquêter sur les mouvements de fonds saoudiens, sur certains individus, etc. Les amitiés et les jeux dangereux d’une certaine oligarchie états-unienne a rendu le travail de contre-terrorisme par les agences fédérales quasi-impossible.
Quant aux propos du ministre des Affaires Etrangères égyptien, cela n’a rien d’étonnant qu’il se réfugie dans le déni. L’Egypte est l’un des principaux terreaux des idéologues du Djihad international et du terrorisme néo-fondamentaliste musulman. Le Djihad Islamique égyptien (rien à voir avec celui en Palestine) n’est rien d’autre que le premier mouvement d’une des têtes pensantes d’Al Qa’ida : Ayman Al Zawahiri. Mohammed Istambouli, conseiller d’Oussama Ben Laden, n’est rien d’autre que le frère de Chawki Istambouli, un des officiers égyptiens qui assassinèrent le Président égyptien Sadate. Le gouvernement actuel égyptien achète la paix civile en jouant un jeu dangereux avec les Frères Musulmans et des groupes encore plus extrêmes, quand ils ne sont pas infiltrés eux mêmes. En tant qu’allié des Etats-Unis, ce ministre avait la difficile tâche de faire le grand écart entre acheter la paix avec ces groupes terroristes radicaux et ne pas froisser son empereur à qui il a prêté vassalité. Et puis, il ne voulait surtout pas que les Etats-Unis fouillent dans le passé de ces terroristes. Plusieurs ont subi des entraînements purs produits du savoir-faire des services spéciaux égyptiens donc en partie des méthodes de la CIA. Un peu gênant non ?
Sinon considérer ces activistes comme des losers, c’est mal connaître ces organisations. La guerre, la vraie, ils connaissent généralement. Les entraînements, ils ont eu droit aux savoir-faires de l’ISI pakistanais en Afghanistan, aux méthodes des barbouzes égyptiens et saoudiens. Ils ont un financement et l’accès à des technologies bien supérieurs à ce que connaissaient les groupes terroristes des années 80. L’argent du Djihad international est très mobile et conséquent (suffisant du moins pour des actions pas si coûteuses). Quant aux pérégrinations de ces activistes dans des boîtes de strip, dans des bars où ils buvaient de l’alcool, c’est typiquement la méthode qu’ils utilisent pour devenir des agents dormants, du moins "somnolents" parce qu’ils ne dorment pas bien longtemps. Quant aux raccourcis sur "OBL dans une grotte", je vous renvoie à la lecture des derniers catalogues de téléphones cellulaires. Notre monde est mondialisé et c’est typiquement la stratégie du faible au fort, la technique du grain de sable. Les narco-traficants, les terroristes, les guerilleros et bien d’autres utilisent ces méthodes plus qu’efficaces.
Il ne faut pas confondre les attentats d’envergure comme ceux de Madrid, New York ou Bali avec ce que les Britanniques appellent le Buddy Djihad… Les premiers sont tous sauf des amateurs. La structure étatique comme garant de professionnalisme est une idée éculée depuis déjà un paquet de temps. Les groupes transnationaux sont bien plus insaisissables que les groupes étatiques.
Donc votre oncle colonel, désolé de vous le dire mais il est en retard d’une guerre…