Dur dur d’être l’héritier présumé du trône de Tunisie. Le gendre préféré des Ben Ali, Sakhr Materi, rejeton d’un autre félon qui tenta de renverser Bourguiba en 1962 dans un putsch militaire avorté, et mari de Nesrine Ben Ali, subit les peaux de banane qui parsèment sa route dans sa marche… sur Carthage.
Deux récents événements viennent de lui rappeler que rien n’est acquis et qu’il doit encore faire preuve de révérence avant de s’y voir…
D’abord, une violente dispute avec sa dulcinée qui l’a accusé d’avoir une maîtresse en lui rappelant qu’il n’était rien avant leurs épousailles. Ce à quoi il la traita de « bâtarde », Nesrine étant née en 1986 d’une union hors mariage… entre Zinochet Ben Ali et Zinochette Leila. Méchant, puisque Leila a très peu apprécié l’argument historique… Imaginez la suite.
Ensuite, pour enfoncer davantage le clou, le Talleyrand Abdelwaheb Abdallah, qui fait office de ministre des Affaires étrangères laisse filtrer une info qui met le feu aux poudres : Sakhr Materi, ce gominé très croyant rencontrerait régulièrement le président du Mouvement islamiste Ennahdha, à Londres, à chacun de ses voyages, muni de son tapis de prière… Et voilà le Parrain lui-même chopant une crise.
Quant à Abdallah, il compte les coups : Voilà, vous avez Sakhr Materi sur un plateau, raconte-t-il au clan des Trabelsi qui se voyait écarté du festin…
Sur fond de guerre larvée pour hériter du pays, ces déchirements politico-affairistes ressemblent à un jeu meutrier des 7 familles qui pillent la Tunisie…





