En ces temps où le journal télévisé du 20 heures et les quotidiens de la place n’ont d’espace que pour vous et, accessoirement, pour votre époux ; en ces temps où vous imposez aux téléspectateurs et aux lecteurs d’écouter les lettres de complaisance et les écrits où l’obséquiosité le dispute au ridicule qui vous sont adressés, j’ai pensé demander votre autorisation pour la création d’une association de défense des hommes battus.
Je viens d’écouter, en effet, que vous êtes magnifiée pour vos actions en faveur des femmes battues. J’ai alors pensé à Zine El Abidine Ben Ali, homme au foyer (ou au bunker, si vous préférez), père de six enfants, malade, sous traitement de longue durée et subissant des mauvais traitements, très souvent par vous-même.
Comme je n’aime pas l’injustice, j’ai pensé prendre la défense de cet homme absolument inoffensif, surtout à votre vue, et face à vos exigences.
J’ai même appris qu’ au cours d’un conclave avec vos frères et les membres de votre clan des Trabelsi, vous vous êtes permis (surtout votre frère Belhassen) de suggérer qu’avec le crash de la bourse de Dubaï où vous avez investi des milliards de dollars détournés, vous avez perdu pas mal de fric, si bien que le traitement venu des Etats-Unis consistant en des injections à la morphine pour soulager la douleur de Zinou, commençait à vous coûter cher (près de 2 000 dollars l’injection).
Alors je m’inquiète pour le sort du malade. Et je ferai tout pour qu’il soit bien traité d’autant que vous connaissez mon attachement à l’humanitaire avec quelques amis.
Pour ne rien vous cacher, aussi, nous avons pu obtenir une quantité importante de dossiers et de preuves qui ont déjà quitté la Banque centrale, entre autres, mais aussi d’autres départements économiques et financiers afin de constituer contre vous des preuves solides et irréfragables pour le jour où.
Il est hors de question que vous acheviez notre cher et bien-aimé Zinochet et que vous envisagiez de prendre la relève. Car la seule chose envisageable est de vous faire juger, mais je n’irais pas jusqu’à dire raser la tête…
C’est un conseil : faites en sorte de ne pas subir le sort de Marie-Antoinette à l’abolition des privilèges. D’autant que Leïla de Tripoli n’a ni la carrure ni un programme pour la Tunisie. Votre seul programme ne se résume, en effet, qu’à demeurer au pouvoir pour continuer de saigner le pays.
Et, cela, plus personne ne le tolère. Croyez à mes sondages, plutôt qu’aux cire-pompes qui se moquent de vous en étant disposés à courber à l’échine à votre passage.
Partez ! Partez tant qu’il est temps !!! Et achetez quelques chemises à votre mari : il n’en a plus à force de se déchirer ses habits quand il n’en peut plus de colère…
Slim BAGGA





