Un proverbe tunisien dit « Kadhab ou ainou shiha » qui peut se traduire par « menteur qui ne rougit pas ; pris la main dans le sac, il persiste néanmoins dans le déni ».
Le remaniement de la Une des quotidiens Le Temps et Essabah du dimanche 17 mai à une heure tardive de la nuit pour infirmer une info publiée sur Facebook la veille à 20 heures en dit long sur la « nouvelle ère » inaugurée par ce groupe de presse dorénavant passé sous le commandement de Sakhr Ben Félon Materi.
L’entrefilet dicté à partir de la mosquée de Sakhr sise à Sidi Bou Said prétendait que le ministre d’Etat, conseiller spécial et porte parole du président de la République Abdelaziz Ben Dhia a été vu le jour même dans une grande surface, faisant ses emplettes et puis conduisant lui-même sa voiture. Rien que ça !!!
Ben Dhia est aussi et du coup populaire puisqu’il se mêle volontiers à la populace. On n’a même pas vu cela en période électorale, ce qui pouvait très bien se concevoir puisqu’il n’y a jamais eu de compétition ni de scrutin au pays de Haroune El Abidine. Mais passons, c’est là une autre histoire.
Celle qui nous intéresse ici et maintenant est qu’Abdelaziz Ben Dhia, très affecté par le retour à Toulouse de sa moitié et par la mort il y a près de deux ans d’un intime, était déà assez mal en point. Néanmoins, il tenait à garder à la forme.
Equipé chez lui d’une salle de sports, il a chuté un beau matin. Ce qui arrive assez souvent même aux plus grands athlètes. Transporté d’urgence à la clinique du Lac, il fut pris en charge par l’équipe du professeur Thameur. Prise en charge donc, et injection de deux ressorts pour supporter la côte cassée. Mais impossibilité d’opérer vu la gravité de son état général. Voilà la stricte vérité.
Le silence des scribouillards de « Dar Materi » eut été préférable aux sempiternels mensonges et désinformations qui ne trompent plus personne. Que Ben Dhia chute est un non-événement après tout. C’est cette routine du mensonge et de la tromperie qui agace et indispose…
SLIM BAGGA





