Pour qui connait Sylvie Faucheux, cela est stupéfiant. Candidate malheureuse aux dernières élections législatives, ancienne directrice du laboratoire de recherche C3ED (Centre d’Economie et d’Ethique pour l’Environnement et le Développement), spécialiste reconnue du Développement Durable, elle composait donc un curieux attelage avec l’ancien maire de Mantes-la-Jolie, demis de ses fonctions et ardent promoteur du projet tant décrié de circuit de Formule 1 à Flins.
C’est donc la fin de la polémique qui l’embarrassait. Dans un courriel adressé au personnel le 16 novembre dernier, Sylvie Faucheux, Présidente du l’UVSQ, a annoncé que Pierre Bédier aura renoncé à son emploi de chargé de mission.
L’Express aura révélé, dans son article du 13 novembre dernier, l’objet du scandale naissant. Pierre Bédier, ancien Secrétaire d’Etat, ancien Président du Conseil Général, condamné pour corruption passive et abus de biens sociaux avait un poste rémunéré par l’Université, de chargé de mission dans le cadre d’un projet de partenariat avec le Royaume du Maroc.
Sylvie Faucheux est aussi la Présidente de Fondaterra, ( Fondation européenne pour des territoires durables), fondation partenariale de l’UVSQ, qui compte parmi ces membres fondateurs quelques champions auto-proclamés du Développement Durable (Vinci, EDF et GDF-SUEZ).
A l’évidence, le rôle de Président d’université est politique, et il s’agit d’assurer l’avenir de son organisation. Je ne suis cependant par certain qu’il faille en oublier ses premiers amours et abandonner le sujet de l’éthique au nom de la realpolitik.
Pierre Bédier, cela était un peu gros. Si même l’Express l’avait remarqué…





