En ce vendredi 22 mai de l’An de grâce 2009, le sieur Imed Ben leïla Trabelsi inaugurera en grandes pompes une ère nouvelle dans sa carrière de bandit international. Ministres de la République, hommes d’affaires de premier plan, banquiers prestigieux seront de la fête pour ce baptême de feu, enterrant ainsi des années de "petits couacs" pardonnables à un enfant à part pour le lancer dans la sphère du grand banditisme à part entière.
Imed est donc déniaisé ; il peut dès aujourd’hui prétendre à la notoriété dans le monde des escrocs de haute voltige sous le regard fier de mama Leila et beau-papa Zine. Renvoyé il y a moins de deux semaines en correctionnelle par la justice française dans l’affaire du vol du yacht du patron de la Banque Lazard et Frères, Bruno Roger, le digne descendant de sa mère et oncles jouit, pour l’heure, d’une impunité enviable par tous les voyous de France et de Navarre…
Mieux : il continue de faire des affaires en partenariat avec de prestigieux groupes français, dont Bricorama qu’il inaugure en fanfare ce vendredi 22 mai à l’heure de la prière du "Asr", comme dirait un autre parvenu : le gominé enveloppé lui-même dans un autre tapis de prière, Sakhr Ben Félon Moncef Materi.
"BRACORAMA" ou l’histoire rocambolesque d’une arnaque "trioplitaine"
Annoncée pour 2007, l’ouverture de BRICORAMA aura mis près de 18 mois supplémentaires pour voir le jour. Pendant ce temps, que d’eau a coulé sous les ponts… Et pour cause : parallèlement à la finalisation du chantier, avec un an de retard, le personnel de Bricorama Tunisie commençait déjà à être recruté.
Il s’agissait de lancer le programme de formation de l’encadrement, puisque l’ ensemble du personnel recruté par le co-promoteur initial, M. Faouzi MAHBOULI, avait été congédié suite au départ de ce dernier dans des conditions occultes, à première vue, mais qui ne trompent personne quand on connait les talents d’un certain… Imed Trabelsi.
Le coup d’envoi a été donné, à Paris le lundi 17 novembre 2008, et en présence du célèbre du fils de sa mère (qui était pourtant mis en examen par le juge Risson qui enquête dans l’affaire du yacht volé) et néanmoins co-promoteur (en liberté provisoire ?) du projet, et Jean Claude Bourrelier, Président du Groupe Bricorama.
On peut d’ores et déjà s’interroger voire nous émouvoir de sa présence dans l’Hexagone, lui qui n’a pas daigné se présenter aux juges d’instruction français, ce qui les a amenés à se déplacer eux-mêmes en Tunisie dans le cadre de la commission rogatoire dont ils étaient porteurs. Faux passeport donc ? Il serait bon de le savoir, et nous le saurons. Mais revenons à l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui.
Comme tout le monde ne l’ignore sans doute plus à Tunis, il y a un peu moins de deux ans, M. Faouzi MAHBOULI et M. Mehdi Ben AYED avaient convaincu l’enseigne Bricorama de s’installer en Tunisie à travers un accord de partenariat du type master franchisé.
Ce contrat, signé en Février 2007, qui prévoyait l’établissement de 5 unités en Tunisie, et une option pour la Libye avait été, en fin de compte, signé par M.Faouzi MAHBOULI, pourvoyeur du projet, et Imed Trabelsi, ce dernier ayant écarté dans un premier temps M.BEN AYED pour des raisons que nous exposerons ultérieurement.
Mais dès le mois d’ aout 2007, et alors que toute une première équipe avait bouclé le référencement de plus de 40 000 articles disponibles en Tunisie, participé à la foire Médibat 2007, et que le chantier est engagé…, Imed Trabelsi, fidèle à sa réputation de voyou notoire, exige de M. Faouzi MAHBOULI, promoteur du projet, maître d’ouvrage, associé, Directeur Général, et membre du Conseil d’ administration avec d’ autres membres de sa famille… de lui "céder" l’ ensemble des actions que ces derniers détiennent, à savoir 10% des actions de la Holding, et 10% des actions de BRICORAMA. Il faut le faire. Mais dans cette chouette famille, on ne recule devant rien…
Mauvaise pioche pour Imed Trabelsi : le colosse de 1m92 pour 120 kgs, Faouzi Mahbouli, n’est pas seulement un passionné de la grande distribution, c’ est aussi un juriste, un dur à cuire, fils d’un ancien magistrat à la Cour de Cassation, Vice Président de l’ Union Mondiale des Professions Libérales, et issu d’ une grande famille aristocratique de Tunis.
Confronté à des mesures d’ intimidation, au vol et à la dégradation de ses véhicules, à l’effraction de son bureau, au vol de ses documents personnels, à des harcèlements policiers, au refus de délivrer un passeport à sa fille, Faouzi MAHBOULI feint d’accepter de céder ses actions, et embarque de nuit dans un ferry en partance pour Rome. Non sans avoir, au préalable, fait partir son épouse et son nouveau-né, par avion.
Aussitôt arrivé en Europe, il confie à des ténors du barreau le soin de lancer une procédure pénale pour extorsion à l’encontre de Imed Trabelsi. Cette procédure aurait été aussi dirigée contre Bricorama France, accusée d’avoir choisi de tirer avantage de cette extorsion dont elle aurait été informée dès son déclenchement, échanges de courriers à l’appui.
Aprés avoir essayé de replacer la situation dans un cadre légal, BRICORAMA aurait profité de l’occasion pour renégocier le contrat de master-franchise trop avantageux pour la partie tunisienne, négocié dans un premier temps à l’initative de Faouzi MAHBOULI.
Dans des milieux exaspérés par les pratiques mafieuses de l’ensemble de la famille Trabelsi, l’on s’interroge sur l’opportunité pour Bricorama France de travailler avec un parvenu entrepreneur infréquentable.
Imed Ben Leila, pour sa part, ne serait pas aussi tranquille qu’on le pense : il cherche à trouver un arrangement avec Faouzi Mahbouli en acceptant de lui rembourser ses parts. Il ne faut pas y déceler une nouvelle vocation philanthropique chez l’escroc. De source quasiment sûre, Faouzi Mahbouli a pris soin de ramasser (par inadvertance ?) quelques documents éminemment compromettants avant de prendre le large. Ce qui est loin d’être rassurant pour le matelot en métamorphose.
D’autre part, Imed Ben Pharaone Leila I a été avisé par ses conseils qu’il aurait tout intérêt à rembourser Faouzi Mahbouli intégralement plutôt de risquer un procès pour extorsion en France qui irait lui coûter jusque dans les 500 000 euros. Un deuxième procès dans la foulée de l’affaire du Yacht serait de trop, toujours selon ses conseils.
Rappelons que le premier site de BRICORAMA Tunisie a élu domicile à Sebbelet Ben Ammar, en bordure d’un grand axe autoroutier reliant Tunis à Bizerte à proximité de l’hypermarché Géant et couvrira une superficie totale de 8000 m2, dont plus 5000 m2 de vente.
Vente, précisément, qui laisse poser d’innombrables questions : en effet, aucun fournisseur n’a daigné vendre à crédit la marchandise à Imed Trabelsi. Sa réputation d’escroc y est certainement pour beaucoup dans ce refus. Or, pas moins de 5 millions d’euros étaient nécessaires pour meubler l’espace Bricorama. Et Imed n’a jamais été habitué à mettre la main à la poche dans une famille qui a exproprié tout l’Etat.
Pour faire bonne figure à la veille de l’inauguration, c’est de la camelote importée de Chine dans divers contenairs qui servira de poudre aux yeux.
En attendant, d’autres révélations croustillantes concernant le chouchou de Leïla, ce yoyo vulgaire, rions un bon coup sans lui jeter la pierre… Car s’il y a autant de crasse dans notre pays, c’est que le sommet est infecté, que dis-je gangéné…





