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Ecrivain et journaliste cabotin, Jean Montaldo (également membre du club des amis de Bakchich) a toujours enquêté en s’amusant. Ou en provoquant selon les goûts de ses critiques.
A la pointe dans l’affaire Ben Barka, il s’amuse à poser en photo avec le suspect n°1 de l’enlèvement de l’opposant Marocain. Dézinguant le PC avec un zèle régulier au détour des années 80, après avoir pilonné la droite gouvernementale et l’ORTF au début des années 70, Montaldo sort les Finances du PCF. Un brûlot dont il s’ingénie à faire la promo en balançant des tracts en pleine fête de l’Huma…
Mais son chef d’oeuvre médiatique et populaire reste Mitterrand et les 40 voleurs, vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Son nouvel opus, Lettre ouverte aux bandits de la Finance, connaîtra peut-être le même succès. Fini les politiques (Chirac, Mitterrand, et leurs affidés), place aux grands financiers et experts ès banquiers, nouvelles cibles attitrées.
La quatrième de couv’ de l’ouvrage s’inscrit en tout cas dans la droite ligne de ses écrits. Polémiste, enquêteur anti-corruption :
« Messieurs les bandits de la finance, votre avidité et votre cupidité viennent de précipiter le monde dans la plus vaste destruction de valeurs de tous les temps. Embarqués dans la galère des “subprimes” et autres produits vénéneux, vous saviez vos trafics monstrueux condamnés à finir dans le décor ! Oui, vous le saviez, et je vais le prouver… en entrant dans le réseau inextricable de vos complots qui ont fini par pulvériser les économies des grandes puissances, au nez et à la barbe de magistrats, contrôleurs, auditeurs en tout genre qui ont tout vu, tout su et tout laissé faire, se rendant complices, de facto, du plus grand hold-up de l’histoire ! En France, comme ailleurs, vous vous êtes dévoyés dans des spéculations délirantes. Qu’il s’agisse de la Société générale, du groupe Caisses d’épargne – Banque populaire (avec Natixis), de BNP Paribas, de Dexia et autres Crédit agricole, les dossiers dépassent toute imagination, avec des pertes ahurissantes. Les dessous des « affaires » Jérôme Kerviel ou de l’escroc Bernard Madoff me révèlent que vous leur avez ouvert la boîte de Pandore. Chapeau, messieurs les banquiers ! Bandits de la finance, par appât du gain, en toute connaissance de cause, sans honte et sans vergogne, vous nous avez tous plumés. J’entends ici vous clouer un à un au pilori. »
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