Un débat sur « l’identité nationale » lié honteusement par le gouvernement aux « problèmes de l’immigration », nous laissons cela volontiers aux pétainistes et autres nostalgiques de « maréchal nous voilà ».
L’identité de la France, son rayonnement sur l’Humanité toute entière, rayonnement culturel et humaniste généré par son histoire et ses combats pour les libertés, généré aussi par sa très grande diversité, voilà ce à quoi il nous semble beaucoup plus opportun de nous attacher aujourd’hui.
Liberté, Egalité, Fraternité sont les signes particuliers inscrits sur la carte d’identité de la république France.
Ces signes particuliers petit à petit s’estompent sous les coups de boutoir des politiques de rejet des étrangers mises en place depuis une vingtaine d’années et qui s’accélèrent brutalement aujourd’hui sous l’impulsion du ministre puis président Sarkozy.
Sauf à lui faire gagner les voix d’électeurs égarés dans la fange lepéniste, cela ne profite à personne.
Bien au contraire : la France de Villon et de Rabelais, la France de Diderot, Voltaire et Rousseau, la France d’Hugo et de Zola, la France des jacqueries, des révoltes, des révolutions, la France de Schoelcher et de Badinter, la France des résistants, des goumiers marocains et des tirailleurs sénégalais, la France des Alsaciens et des Auvergnats, des Parisiens et des Bretons, des Nordistes et des Marseillais, des Italiens et des Polonais, des Pieds-noirs et des Maghrébins, la France si diverse, si complexe et pourtant si forte parce que tellement unie et tellement soudée par son profond attachement à ses signes particuliers, cette France là, universellement reconnue comme le pays des droits de l’homme, risque de se déliter si on laisse les manipulateurs à l’ouvrage.
Il n’existe qu’un seul moyen de les mettre en échec : défendre en toutes circonstances
nos principes fondamentaux : la liberté pour tous, l’égalité partout, la fraternité sans cesse.