MISSION DE L’ADMINISTRATEUR-GERANT DE L’UNIVERSITE LIBRE DE TUNIS DESIGNE PAR LE TRIBUNAL LE 2/02/2010.
« Assurer la continuité des études de l’ULT, préserver les droits des enseignants et des étudiants et du cadre administratif de l’institution ».
Voilà ce qu’officiellement l’on essaie de nous dire et expliquer en entamant la destruction pure et simple de l’ULT et sa mise sous tutelle.
Or, les premières décisions prises par l’administrateur-gérant sont à l’encontre des principes annoncés. En effet :
1/ Est-ce assurer la continuité de l’ULT et préserver le cadre administratif que de :
licencier sans préavis le premier jour de sa prise de fonction les deux cadres supérieurs de l’institution : le vice-recteur à l’enseignement
(directeur-adjoint selon la dénomination officielle du ministère), ainsi que le directeur administratif et financier. Ces deux cadres dirigent l’ULT depuis environ années et sont les fils de M. BOUEBDELLI et ceci dans le non respect du code du travail.
réembaucher un enseignant qui avait été licencié en
janvier 2010 (à l’issue du 1er semestre universitaire) pour
incompétence pédagogique et contesté par les étudiants ;
réembaucher un agent administratif qui avait été
licencié en janvier 2010 pendant sa période d’essai suite à son
incompétence
notoire ;
réduire la durée de l’horaire des enseignants permanents tenus d’assurer l’encadrement des étudiants avec le maintien de leur
salaire et ceci en contradiction avec leur contrat de travail ;
affecter les agents nouvellement embauchés à des missions de perquisition sur des dossiers archivés depuis plusieurs
années au lieu de s’investir pour assurer le bon déroulement des cours ?
2/ Est-ce assurer l’équilibre financier de l’institution que de :
embaucher de nouveaux agents, doublant ceux déjà enactivité (frais de personnel supplémentaires) et ceci afin d’avoir une équipe totalement asservie et docile ;
rendre gratuites plusieurs prestations assurées auparavant aux étudiants contre règlement (remplacement badge ou attestations égarés ,photocopies à la demande …) alors que ces prestations figurent sur le tarif annuel des frais de scolarité ?
3/ Est-ce légal d’occuper des locaux n’appartenant pas ou non affectés auparavant à l’institution ?
C’est ce qui s’est produit pour un immeuble mitoyen n’appartenant pas à l’ULT , occupé par une autre institution l’INTAC en foyer universitaire et actuellement en cours de rénovation ?
Tout ceci démontre clairement la volonté de ne pas assurer la pérennité de l’institution en établissant un climat de division entre le personnel ancien et le nouveau, en « fouinant » dans des archives n’ayant aucun lien avec les formations actuelles, et enfin en liquidant financièrement l’ULT par des charges démesurées. Cet administrateur est plutôt "un videur" qu’un gestionnaire avisé.
Slim BAGGA





