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Eco-compatibilité

La F1, un business rentable aussi pour les écolos ?

4 août 2009 à 11h51
Plutôt que d’interdire la Formule 1, jugée trop polluante, il faut faire des sports mécaniques un secteur clé dans les innovations technologiques et pro-environnementales.

Les sorties péremptoires ici ou là au sujet de la méchante Formule 1 et/ou de l’implantation d’un vilain circuit de F1 en banlieue parisienne sont-elles une authentique éco-tartufferie ? Y aurait-il des sports éco-compatibles, d’autres pas ? N’y a-t-il rien d’autre à faire qu’interdire pour réduire l’empreinte écologique ?

Le Tour de France des pollueurs

La caravane publicitaire du Tour de France, qui consiste en un littéral lancé de 16 millions d’objets publicitaires à la figure de 15 millions de spectateurs, est composée de 180 véhicules, 12 gardes républicains, 4 motards, 3 voitures médicales. Le tout généreusement augmenté de 2500 ( !) véhicules accompagnant les coureurs. Avec au total, 3 459,5 kilomètres de course … Mon petit doigt me dit que le bilan du Tour de France, fleuron national, en terme d’émissions de gaz à effet de serre n’est pas très glorieux. Et puisqu’il faudrait ajouter le transport des spectateurs …

Encore moins glamour, évoquons les quantités sans doute invraisemblables d’urine et d’excréments libérés sur les bords de route, direction les sols et les cours d’eau avec pollution assurée, tous les spectateurs n’ayant probablement pas lu les recommandations de l’instructif Comment chier dans les bois. Sans parler des déchets, car vous n’aurez pas manqué les 20 tonnes laissées sur la route du Mont Ventoux le 25 juillet dernier, ramassage à la charge des collectivités inclus.

Comme pour une saison de Formule 1, les équipes cyclistes professionnelles enchaînent Tour de France, Tour d’Italie, Tour d’Espagne, Paris-Nice et autres classiques plus ou moins pavées. Un cycliste professionnel roule environ, entraînement inclus, 30 000 km par an.

Du pain, des jeux, du CO2

En matière d’émissions de gaz à effet de serre et d’évènements sportifs, ce sont les spectateurs qui sont très largement les pollueurs, y compris en Formule 1, pas l’épreuve en tant que telle. Des études plus ou moins fouillées existent au sujet des émissions de gaz à effet de serre : un Grand prix de Formule 1 en Belgique (8 400 tonnes dont « seulement » 1 184 pour les écuries et les journalistes, soit environ 13 % ; voir le document ci-dessous), la Coupe du monde 2007 de rugby en France (570 000 tonnes, dont « seulement » 8% pour le tournoi en tant que tel).

Cliquez sur le document pour le lire :

Etude sur l’impact environnemental du Grand Prix de Belgique de Formule 1 - PDF - 150.1 ko
Etude sur l’impact environnemental du Grand Prix de Belgique de Formule 1

Quelques autres évaluations existent pour la Coupe du monde de football en Allemagne, mais les périmètres d’études sont souvent très différents et empêchent toute comparaison pour le non-spécialiste. C’est d’ailleurs le même problème pour les entreprises : plus l’on inclut les émissions indirectes, plus l’étude coûte cher et les hypothèses multipliées.

Revenons au Tour de France : 3 459 km parcourus par 2 500 voitures qui émettent 140 g de CO2 par km (estimation moyenne), nous parlons d’une quantité de CO2 de l’ordre de 1 200 tonnes, hors pneumatiques, hélicoptères (sécurité, télévision et VIP), traitement des déchets, objets publicitaires, trajets vers et depuis les hôtels, et bien sûr, les spectateurs ! Pour une seule épreuve du calendrier du cyclisme professionnel.

Certains détracteurs des sports automobiles évoquent une insupportable apologie de la bagnole et/ou de la vitesse, comme de vulgaires néo-conservateurs américains faisant le rapprochement entre heavy metal et ados qui flinguent camarades et professeurs … Raisonnement ne valant pas tripette : dans de nombreux endroits de France, c’est-à-dire presque partout sauf Paris, sans bagnole, tu ne bosses pas, tu ne manges pas, tu ne fais pas de sport, tu ne vas pas à l’école, tu ne vas pas au cinéma, etc.

Si l’on suit le raisonnement de certain(e)s, c’est donc l’ensemble du secteur évènementiel qu’il faudrait supprimer, culture incluse (tournées plus ou moins pharaoniques, festivals, etc.), puisque ayant pour conséquence des rassemblements donc des transports. Les universités et meetings des partis politiques aussi, tant que l’on y est. Un projet de société qui donne envie.

Faire pédaler les sports mécaniques, plutôt que les interdire

BMW démarre très mal son engagement en matière de développement durable : en plus d’être suspecté de fuir la F1 quand les résultats ne sont pas là, ou pire de se servir de l’argument écologique pour supprimer une branche de ses activités (amis khmers verts, vous n’avez encore rien vu de ce côté là, le pire arrive), ils délaissent à n’en pas douter leur seul laboratoire vitrine en matière d’éco-efficacité. Car il s’agit bien d’éco-efficacité : gagnent ceux qui ont roulé le plus vite en économisant au maximum leur voiture (consommation et pneumatiques en tête), leur santé, leur budget.

Si le Tour de France n’a guère de chance de changer la face des Vélib, hormis pour des clubbers aux urines peu claires souhaitant semer la maréchaussée, les sports mécaniques constituent par contre le département R&D roulant le plus à même de nous apporter des innovations (l’arrivée du système de récupération d’énergie cinétique est un exemple récent de ce que nous pourrions retrouver sur nos voitures).

Les politiques et écolos aux postures faciles feraient bien mieux sans doute de s’efforcer de négocier des objectifs environnementaux clairs et vérifiables aux sports mécaniques, ou encore un pourcentage fixe des budgets des équipes réservé à la transposition des innovations technologiques pour les véhicules de monsieur et madame tout le monde, que sais-je encore. Il est ici le courage et le pragmatisme dont il conviendrait de faire preuve.

Car ces sports ne disparaîtront pas de la surface de la planète. Tout comme les voitures. On peut rêver d’un monde meilleur, c’est d’ailleurs souhaitable, mais il n’y aura jamais, je l’espère, dans une démocratie et en dehors du respect de la sécurité d’autrui, des sports qu’il convient politiquement de bannir, et d’autres plus autorisés.

Enfin, il paraît inconséquent de continuer à exonérer les nuisances générées par les actions de promotion ( ?) du développement durable, sauf à légitimer par exemple le vaseux mais juteux business de la compensation carbone (les mêmes, parfois, arborant hélicoptère et moustaches) et, dans le même temps, refuser de considérer que la Formule 1 puisse devenir un investissement (sous conditions, cela va de soi, comme décrit plus haut).

Et après tout, l’intouchable Tour de France n’est sans doute pas si loin d’un sport mécanique :

Les dépêches d’agence ou l’art de laisser du temps de cerveau de journaliste disponible Cheveux pas longs, idées courtes

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18 Messages de forum

  • "Raisonnement ne valant pas tripette : dans de nombreux endroits de France, c’est-à-dire presque partout sauf Paris, sans bagnole, tu ne bosses pas, tu ne manges pas, tu ne fais pas de sport, tu ne vas pas à l’école, tu ne vas pas au cinéma, etc."

    Hum, cette assertion semble lancée un peu vite et mériterait un développement.

    Petit provincial non motorisé, je propose ces légères modifications :

    "Sans bagnole, tu ne bosses pas sauf si tu empruntes les transports en commun, tu ne manges pas à 20 bornes de chez toi, tu ne fais pas de sport dans un complexe situé au milieu d’une zone perdue, tu ne vas pas à l’école sans devoir partager ta banquette de bus avec tes petits camarades, tu ne vas pas au cinéma qui propose le plus grand parking et tu ne vas pas non plus chez le garagiste."

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    • La F1, un business rentable aussi pour les écolos ? 6 août 2009 08:50, par johnny john

      Je ne sais pas si décrire mon cas personnel est intéressant mais il aura, j’espère, le mérite de vérifier les dires de l’auteur de ce blog : Je suis aussi un provincial mais motorisé. Honte à moi ! Cependant bien qu’habitant un village à 5 minutes (en voiture) d’une ville de 50.000 habitants, il n’existe quasiment pas de transports en commun reliant les villages alentours à la ville. Et oui, sans parler de rentabilité, il semblerait qu’atteindre l’équilibre financier soit impossible (écrit dans la feuille de chou éditée par le département).

      Ajoutons à cela que mon lieu de travail n’est, lui non plus, pas intéressant à desservir pour une quelconque société de transport.

      Rongé par la culpabilité, je m’oblige à manger chez moi ou sur mon lieu de travail et à faire du sport chez moi et alentours. Le cinéma, c’est plutôt simple très peu de films intéressants pour moi (ou alors ils ne sont pas à l’affiche) donc ça règle le problème.

      Comme quoi, Paris n’est pas la France, et la France ce n’est pas Paris et une province (uniforme) mais plutôt des provinces.

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    • TAF d’accord…même si dans beaucoup de zones très rurales, les transports en commun où les solutions alternatives (autopartage…) existent peu ou pas - et là, la voiture est indispensable (pour le moment).

      Et puis, en milieu urbain, il n’y a pas qu’à Paris qu’on peut vivre sans voiture : à Grenoble, Toulouse et Dijon -qui n’est pas pour ainsi dire une métropole- que j’ai expérimentés de manière significative(en plus de Paris où je vis actuellement), transports en commun, vélo ou jambes ont plutôt bien fait l’affaire.

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    • d’accord et lorsqu’on habite à 30 km de la grande ville et que l’on travail à 4h du matin, comment fait ’on ?

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  • De la dentelle

    4 août 2009 18:07, par Pif

    "Si l’on suit le raisonnement de certain(e)s, c’est donc l’ensemble du secteur évènementiel qu’il faudrait supprimer, culture incluse (tournées plus ou moins pharaoniques, festivals, etc.), puisque ayant pour conséquence des rassemblements donc des transports. Les universités et meetings des partis politiques aussi, tant que l’on y est. Un projet de société qui donne envie."

    Un bel homme de paille. Si l’on critique l’automobile et surtout la primauté de l’automobile, c’est évidemment qu’on propose d’éliminer toutes les automobiles d’un coup sans rien changer d’autre. Ah, ces écologistes-terroristes-utopistes-irresponsables ! Ils veulent retourner dans les cavernes !

    C’est lassant d’être pris pour des cons, quand même, hein.

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  • Bonsoir les champions. ;)

    Je ne m’agace pas encore, car c’est le démarrage de ce blog, la ligne éditoriale n’est peut-être pas encore bien perçue (has green, quand même), mais bon : je vous prie, de bien vouloir ne pas trop distraitement lire les articles (gagnez du temps, ne lisez plus certains sites autres que bakchich …), d’éviter de gloser sur des détails, de fournir des contre-arguments étayés si vous vomissez le billet, etc. Sinon, nous n’allons pas nous entendre.

    J’imagine donc que le fond de l’article (cf. le titre) n’est pas remis en cause puisqu’il n’est est pas question dans vos commentaires.

    J1 : Je vous concède les transports scolaires (jusqu’au lycée). Enfant, j’en ai moi-même bénéficié et cela m’a mené sur bakchich, comme quoi. Pour le reste, c’est votre cas personnel. Cela doit donc être soutenable pour vous. Je vous invite (vertement) à vous reporter à cette étude sur l’adéquation transports publics / besoin (téléchargeable en bas de page) : http://hdl.handle.net/2332/1278

    Pif : Je vous retourne l’homme de paille. En effet, dans la citation, vous oubliez la fonction du mot "certain(e)s" que j’ai accolé à écologistes. J’en déduis que vous êtes plus ouverts que ces écologistes là, qui existent, tant mieux, nous allons faire affaire. Vous n’êtes donc pas un has green. ;)

    Par ailleurs, je maintiens mon raisonnement : si la F1 n’est pas plus polluante en tant que telle que le vélo ou le foot, et cela semble être bien le cas si l’on ajoute les pratiques amateurs, critiquer la F1 comme symbole n’est pas très efficace, et peut même éloigner les personnes de l’écologie puisque cela dénote plus de l’idéologie que du pragmatisme. Has green en la matière, l’idéologie, non (au bout de 30 ans, cela se serait vu si c’était efficace) ?

    Mon "certain(e)s" était donc volontairement vague, c’est un blog, on discute, on ne s’envoie pas des techniques de rhétoriques dans la figure : chacun est invité à mettre derrière ce "certain(e)s" ce qu’il veut, et sortir du bois.

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    • La F1 est certes une cible facile, et l’interdire ne changera pas grand chose au fond du problème. Cependant, je pense que la question posée par l’article n’est qu’accessoire. "La F1 peut-elle concourir à l’invention de véhicules individuels motorisés plus respectueux ?", pourquoi pas, ça se discute, même si je ne pense pas que l’article réponde du tout à cette question : vous (ou tu ?) préfèrez plutôt une défense du genre "les autres ils font pas mieux" et "la voiture, on peut pas toujours faire sans »

      Et là, justement, on touche à la vraie question : « comment faire pour rendre l’utilisation de la voiture, et plus généralement des véhicules motorisés, accessoire ? ». Je ne parle pas des comportements déjà superflus (aller chercher le pain à 100m en voiture…), mais j’interroge bien plus largement notre rapport à l’espace.

      Le problème vient de l’étalement des distances que nous avons à parcourir pour toutes nos activités quotidiennes : domicile/travail, domicile/courses, domicile/services de base, domicile/loisirs. C’est sur ce nouveau rapport au territoire qu’il faut plancher, et arrêter de croire à la toute puissance du progrès scientifique. Inventer des voitures plus propres, c’est soigner le symptôme, pas l’origine du mal. Une nouvelle rustine sur une chambre à air trouée.

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      • Oui pour la vraie nature du pb 10 août 2009 18:09, par Nikonu

        Je suis d’accord avec vous Olaf.

        J’accepte la critique sur les "autres ils font pas mieux", en précisant que dans certains cas, comme la F1, on peut penser qu’ils représentent des opportunités pour une réduction d’empreinte écologique, si le courage politique ne fait pas défaut, et tant que la voiture reste un mode de transport largement majoritaire.

        Votre dernier paragraphe est pertinent : j’ai tendance à y lire que le problème est donc plutôt d’abord social qu’environnemental (une petite fixette sur hasgreen, de toute façon).

        Ce sera lent de changer notre rapport au territoire : entre ceux qui quittent les zones très urbaines pour des questions de loyer, ou pour accéder à la propriété, ceux qui bossent loin de chez eux parce que forcés de le faire, ou la somme de "détails" qui génèrent de petits mais très nombreux déplacements (les mômes au foot, les commerces plus trop de proximité, etc.), pas simple.

        Arrive donc inévitablement la question politique : c’est vraisemblablement au niveau local que s’organisera le mieux le changement. Mais l’enchevêtrement des collectivités et le rôle important de l’Etat (qui a les sous), les conséquences de choix opérés il y a parfois des dizaines d’années, les choix étranges faits aujourd’hui, sont autant d’éléments qui compliquent la tâche. Ce sera peut-être l’occasion sur hasgreen de causer PADD, PLU et autres documents de l’aménagement du territoire (ah ouais, mauvaise foi et persiflage, mais PADD aussi).

        C’est ce constat qui m’amène à penser que la F1, au-delà du symbole trop facile comme vous dites, pourrait (devrait ?) être un peu plus mise à contribution.

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        • Oui pour la vraie nature du pb 16 août 2009 08:03, par Olaf

          La question politique et sociale…on y revient à chaque fois qu’on parle d’écologie, au final. Car, contrairement à ce que certains essaient de nous faire croire, il ne faut pas tant prendre les effets négatifs de l’Humanité sur son environnement comme l’addition de mauvais comportements individuels (qu’on peut ensuite réduire à la simple question de la consommation, suivez mon regard…) mais comme la résultante d’interactions entre êtres humains, d’un mode de vie qui s’est émancipé largement des contraintes naturelles (saisons, jour/nuit, espace, temps…) et qui maintenant risque de se retourner contre nous avec la crise écologique dont nous ne percevons que les premiers symptômes.

          Je ne veux ni faire dans le catastrophisme ni dans la dénonciation : ce qui est fait est fait et on ne peut pas juger des actes passés à l’aune de nos connaissances actuelles.

          Les difficultés que vous évoquez (réorganisation des milieux urbains, enchevêtrement des compétences entre niveaux de gouvernance, multiplication des "plans" et des "schémas" de gestion territoriale difficiles à articuler…) sont encore renforcées par une absence de projet réfléchissant sur ces questions. Et pour les simples surfeurs que nous sommes, il est bien difficile de réinventer "efficacement" un monde si complexe !

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  • Plusieurs objections à cet article :

    - de nombreuses personnes se battent contre la construction d’un nouveau circuit dans les Yvelines, et non contre la F1 en général. Pour plusieurs raisons :

    # il est sur une zone de captage d’eau potable ;

    # il prend la place de 140 ha qui devait être réservés à de l’agriculture biologique ;

    # il est en zone inondable ;

    # il est sur la nappe phréatique,est en zone d’habitation dense ;

    # il est contraire au PLU, au Schéma Directeur d’Ile de France, au SDAGE (plan de gestion de l’eau) ;

    # il serait aussi sur un site archéologique unique…

    Nous disposons d’un réseau routier suffisamment dense pour ne pas avoir besoin de construire une route circulaire en plein champs sur 140 ha, alors qu’il existe déjà un circuit de formule 1 à Magnicourt.

    - Votre comparaison F1/tour de France est fallacieuse. Vous comparez le tour de France qui est une manifestation de cyclisme (et pas le cyclisme en général) à la F1 qui est un sport. Le vélo est un sport populaire auquel s’adonnent des millions de gens et qui, lors d’une pratique normale, n’a qu’une très faible empreinte écologique. La F1 est un sport d’élite (20 coureurs de F1 dans le monde ? 100 si on ajoute la Formule 3000 et autres) et chaque course a une empreinte écologique énorme par rapport au nombre de participants : grande consommation de matière première, beaucoup de déchets, pollution, etc… Évidemment le tour de France a un bilan écologique désastreux, mais ce n’est pas le sport qui en cause (le tour de France trente ans en arrière polluait peu), mais la professionnalisation et la marchandisation du sport qui en fait une énorme machine à publicités.

    - Dès que l’on critique l’automobile, on s’entend rétorquer que sans voiture, on ne peut rien faire, etc… Il existe un infini de possibilités entre le monde tout voiture d’aujourd’hui et un monde sans voiture. Je pense qu’il faut limiter le nombre de voitures mais je ne réclame pas pour autant la disparition des voitures pour demain car ça demande une modification profonde de notre société et donc des efforts politiques (pour l’instant inexistants).

    Donc oui, je pense qu’il faut réduire la place de la voiture dans la société, et oui, la F1 est une apologie de la vitesse et de la voiture et donc un symbole anti-écologique.

    - Les ressources naturelles de notre monde s’épuisent. Les réserves de pétrole, mais aussi de charbon, de gaz, d’uranium, de cuivre, d’argent, d’indium, etc… vont disparaître dans le prochain siècle si nos sociétés continuent dans leur rythme frénétique, alors qu’elles ont mis des millions d’années à être générées. Suite à ce constat, nous devrions ralentir et réfléchir, nous demander par exemple si nous ne devrions pas économiser le pétrole pour les générations futures (qui auront toujours besoin de plastique pour l’industrie pharmaceutique entre autre). La F1 m’apparait dans ce contexte comme un grand gaspillage.

    Vous dîtes : "Les sports mécaniques constituent par contre le département R&D roulant le plus à même de nous apporter des innovations (l’arrivée du système de récupération d’énergie cinétique est un exemple récent de ce que nous pourrions retrouver sur nos voitures). Les politiques et écolos aux postures faciles feraient bien mieux sans doute de s’efforcer de négocier des objectifs environnementaux clairs et vérifiables aux sports mécaniques, ou encore un pourcentage fixe des budgets des équipes réservé à la transposition des innovations technologiques pour les véhicules de monsieur et madame tout le monde, que sais-je encore.". Elle est là l’écotartufferie (terme que vous empruntez aux objecteurs de croissance qui serez, je pense, en total désaccord avec vous…). Les réserves naturelles s’épuisent, l’émergence de la société de consommation de masse en Chine et en Inde font exploser la demande de ces mêmes réserves. Alors oui nous pouvons sûrement produire des voitures générant moins de CO2 (puisque nos média et politiques veulent résumer le débat écologique aux seules émissions de gaz à effet de serre), mais pour relever le défi des ressources naturelles sur du long terme, il faudrait arriver à produire de l’énergie à partir de rien ou trouver une source inépuisable d’énergie (peut-être aurons nous un jour des voitures solaires, qui sait), car sinon nous ne faisons que repousser l’épuisement des ressources. Peut-être y arriverons nous si nous organisons suffisamment de courses de F1 et si nous prions avec ardeur le dieu Techno-Science.

    Mais je préfère la voie d’une gestion plus parcimonieuse de nos ressources naturelles car le productivisme et la société de l’ultra-consommation sont, selon moi, les deux responsables de la crise écologique vers laquelle nous semblons nous diriger, mais surtout de la crise sociale dans laquelle nous sommes. Mais cela nécessite de trouver d’autres finalités à notre société que la simple croissance économique…

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    • La F1, un business rentable aussi pour les écolos ? 12 août 2009 16:26, par Bakchich

      Merci pour ce message argumenté.

      Le sujet de la F1 à Flins a été traité sur Bakchich. Vous pouvez retrouver des articles à ce sujet :

      www.bakchich.info/Flins-Les-Mureaux-le-circuit-de-la,07046.html

      www.bakchich.info/Circuit-de-Flins-produit-toxique,07524.html

      Bien à vous.

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    • La F1, un business rentable aussi pour les écolos ? 12 août 2009 17:34, par Abeille

      Thomas,

      votre argumentation est un véritable "nectar" pour qui est sensible à la cause écologique ; je suppute le travail important de recherche effectué pour cette démonstration.

      Malheureusement, certains argumentent aussi TB derrière leur clavier, mais cautionnent des politiques totalement opposées.

      J’espère que vous n’êtes pas de ceux-là

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      • Bonjour,

        si j’ai pris du temps (de travail…) pour répondre à cet article, c’est que je suis très concerné par ce sujet et que j’apprécie ce site d’information. Je voulais donc partager mes objections (sincères !) avec le rédacteur de l’article….

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    • Bonjour Thomas, merci pour votre message.

      Ne vous méprenez pas sur mes intentions : je ne fais pas la promotion de la F1 ou de l’automobile. Depuis plusieurs dizaines d’années, les mêmes arguments et types d’arguments sont utilisés, avec un succès plus que relatif. Il doit sans doute y avoir un problème avec ceux-là. Discutons-en, avant qu’une majorité soit fatiguée des appels à la morale ou à l’exemplarité ou je ne sais quoi. ;)

      - Pour le circuit de Flins : l’argument sur la zone de captage d’eau potable (alimentant entre 350 000 et 500 000 personnes, selon la "source") me semble le plus pertinent et prometteur dans un dossier que les plus malins en "techniques" territoriales gagneront.

      Pour le reste, les PLU de Flins et des Mureaux seront modifiés si la décision est prise, n’en doutez pas (Bédier ou pas Bédier). Le préfet n’a pas hésité au sujet des 3 agricultures bios.

      S’il est plutôt incongru de parler d’un circuit de F1 HQE, c’est la HQE le problème, puisqu’elle permet effectivement d’envisager un circuit HQE pour les promoteurs du circuit. C’est là où le piège se referme sur le discours écologique has green (comme il s’était refermé pour les agrocarburants) : il faut encourager les initiatives qui vont dans une direction qui paraît bonne à un instant t, mais ne pas en faire un fond de commerce car celles-ci sont toujours reprises/travesties/détournées ou s’avèrent purement foireuses parfois.

      - Comparaison F1/TdF : Fallacieuse, je ne sais pas. Le TdF ne fait pas la promotion de la bicyclette en tant que mode de transport, pour moi c’est aujourd’hui sans rapport comme le sport automobile est sans rapport avec la voiture de monsieur et madame tout le monde (je dis voiture, car pour la moto, il est possible d’acheter quasiment la même machine qu’un sportif de haut niveau, c’est un autre débat).

      Sport d’un côté, transport de l’autre : pour les deux, le mode de transport a précédé la création de compétitions et l’émergence de sports d’élites dérivés, sans doute pour "vendre plus". D’où des questions : la poule et l’œuf étant clairement identifiés mais aujourd’hui disjoints, sur lequel des deux sera-t-il plus efficace de jouer ? Les pratiques de masse sont-elles susceptibles d’influencer les sports d’élite qui en découlent, ou le contraire ?

      - je n’ai pas dit que sans voiture on ne pouvait rien faire. J’ai forcé le trait dans le billet, puis fourni un rapport dans un commentaire qui en dit long sur l’inadéquation transports publics/besoins. ;)

      - Thomas, je n’ai pas invoqué non plus le dieu techno-science (pas mon genre). Dans la réponse faite à Olaf, je parle d’un problème social, et du temps important qu’il faut et faudra pour penser les territoires et changer (démocratiquement) les choses, et qu’à ce titre, tant que la bagnole est là, autant rappeler au monde de la F1 qu’il a un lien avec le mode de transport dont il s’est éloigné et gratter ce qu’il y a à gratter en terme d’empreinte écologique.

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  • Bonjour à tous,

    Entièrement d’accord avec cet article, il est vrai que les escrolos sont en général contre toute forme de sport mécanique. La F1 étant au sommet de ces sports, elle concentre les attaques. Mais des vélos made in china vendu dans des centres commerciaux construits à la périphérie des villes sur des bonnes terres agricoles, là, non ce n’est pas trop gênant. Donc pour ma part, je suis convaincu, que la technologie donnera à terme des voitures moins gourmandes en énergie. Et à la campagne, il faut s’avoir que les transport en commun sont inexistants si pas ou peu rentable ou fréquenté, et puis on va pas vivre comme au moyen age pour faire plaisir aux touristes quand ils viennent faire un "retour à la terre". Ce sont les premiers à reprocher le chemin pas entretenu, le coq qui chante, le fumier qui sent … Comme les hérissons ,détruisez les nuisibles, mangez un écologiste.

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    • Je vous conseille de jeter un coup d’oeil là-dessus. En se donnant la peine de ne pas s’arrêter à la tournure polémique du début, ça remet en perspective (et à mon sens très efficacement) les croyances sur "la voiture propre du futur".

      http://rdv60.over-blog.com/

      PS : il ne s’agit pas de mon blog, ni de celui d’un ami ; aucune "promo" là-dedans ;)

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  • Il n’y a pas que la F1, prenet les voiture des 24 heure du mans depuis quelque année se sont des diesel qui gagne ? Et on peut leur attribuer un certain nombre d’avacer techenologique , par exemple la ceinture de sécurité , les roue démontable , les frein a disque qui venait des avions , la baisse de consomation car moin il y a d’arret plus on gagne de temp , la fiabilité de la mécanique (nouveau matériau), simplification de la maitenance ,(dans les années 70/80 un moteur de voiture de tourisme avait une fiabilitée de env : 100 000 Km , il fallai passer au garage pour faire le graissage des piéces mécanique en mouvement (direction , suspention) la démocratisation des voiture a 4 roue indepentente (meilleur tenue de route , et plus de confort) prise en compte de l’aerodinamisme La prochaine évolution qui me paretrai interessente ses l’adoption des suspension éléctrique qui permetrai de faire varier la hauteure de caisse en fonction du profil de la route car a 130 Km/h sur autouroute on a pas besoin de 15 centimetre sous la voiture (déja commercialiser sur des 4x4 de haut de game) pour une voiture moyen on peut estimer un gain de 1 a 2 litre au 100 Km il ne faut pas oublier non plus que toute les avavcer techenologique hore moteur a explosion profiterons aussi a la peut etre voiture éléctrique. Il faudrai ausi remettre a plat les nornes de consomation UTAC qui on été dictée par les constucteur automobile et qui ne reftete pas la realité ? exemple : je posede un ww tansporteur de 120 cv injection directe turbo je consome en roulant économique env 7 l / au 100 Km car par rapport a sa puissance je n’ai pas besoin de solisiter la mécanique pour mainsérer dans le trafique . lorsque je vais en region parisienne il m’arrive de rouler en twingo renauld et sur paris pour mainserer dans le trafique je suis toujour obliger de la solisiter resultat 7,5 l a 8,5 litre au 100 Km ? Pour la voiture éléctrique mois je veut bien mais quel avancer importante avon nous fait depuis le record des 100 Km/heure dans les année 1850 ? On nous dit 160 km d’autonomie mais dans quel condition ? de nuit en hivers avec les pharse et le chauffage ? en été avec la clime ? (je croit que les constucteurs s’acorde sur le faite que la clime consomme 7 CV ?) aujourdui peut ton acheter une voiture sans la clime ou sans la boite a gant réfrigéré ? ni sans une tonne de gadget éléctrique ? Ne feson pas la meme erreur pour les voiture éléctrique que EDF nous a encourager dans les année 70/80 pour le chauffage éléctrique ou l’on comparai une maison pas isolé chauffer au fioul et une maison isoler chauffer a l’éléctrisité sans prendre en conte le cout de l’isolation ! N’oublions pas que EDF detint le monopole et que les primes d’état pour rendre la voiture éléctrique abordable s’est de l’argent du contribuable ! et qu’une fois qu’il nous aurrons fait signer des contrat de location de batterie on ne pourra plus sans défaire ! Pourquoi na tont pas exploré d’autre piste ! pourqoi a ton laisser partir le moteur a air comprimer en inde ! pourqoi ne regardons pas en arriere un peut y peut , un certain nombre chose on été faite et il ne disposai pas a l’époque de la techenologie que l’on dispose aujourdui ! (comment fesai les gens pour faire rouler les véhicules pendant la guerre 39/45 ?) un certain nombre écolos ruraux serait peut etre contant de se deplacer au gazogéne ? La réalité je croie sais que tant que les autorité n’auront pas trouver un moyen de nous controler et de nous taxer pour rouler propre rien ne se passera d’ abord la finance et aprés l’écologie. Question : que se passerai t il si demain on commercialisai a tés grande échelle le moteur a eau ??? esque les autorité nous laisserai en acheter ???

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    • Damned !

      Pareille avalanche de fautes d’orthographe m’a complètement pollué les yeux.

      Où puis-je trouver le centre de décrottage idoine ? Comparer un pot d’yaourt essence asthmatique avec un fourgon vw turbo mazout et s’étonner d’y remarquer une différence, fallait oser. Dont acte.

      Le moteur à eau existe depuis plusieurs siècles déjà : ça s’appelle même une machine à vapeur ! Et malgré toutes les usines à gaz et les astuces de génie utilisées dans la traction ferroviaire, le rendement n’y a jamais dépassé 12%…

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