


Le problème est de parler de certains profiteurs en ayant des preuves de leurs magouilles, pour ne pas leur laisser l’opportunités de gagner un peu plus de fric en gagnant des procès en diffamation.
Et quelquefois on perd une bataille mais pas la guerre.
Il suffit de leur remettre une grosse couche avec des preuves
Quand les hommes d’Hissen Habré ratiboisaient les blindés fournis par la France…
Des engins blindés français fournis par la France, ce n’est pas nouveau… En 82/83 déjà, nous fournissions D’Jaména en EBR (engins blindés de reconnaissance, des automitrailleuse sur roues) ou en VAB (véhicules de l’avant blindé). Bon, c’est vrai à l’époque, les fiers cavaliers bleus ( la couleur de leur habillement) d’Hissen avaient bien du mal du côté d’Abéché, face aux rebelles… d’Idriss Déby ( on prend les mêmes et on recommence !). Et pour cause, ceux-ci étaient copieusement arémes, aidés, encadrés, par les Lybiens… Ceux qu’on invite en grande pompe à planteur leur tente dans les jardins parisiens… La France s’était donc fendue de que quelques livraisons de matos. Mais c’était sans compter sur les habitudes ravageuses des cavaliers du désert d’Hissen, de redoutables combattants à cheval mais en engins blindés… Envoyé deux fois là-bas pour RTL, il me souvient de l’immense chagrin d’un juteux chef de notre armée, chargés du service après vente, là haut dans le Nord. Une bonne moitié des blindés sur pneumatiques livrés par son haut commandement venait de lui être retournés par les tchadiens, presque inutilisables. Explication : dans les dunes, les hommes bleus d’Hissen, chargeaient avec ces engins comme ils l’auraient fait avec leurs montures, utilisant le canon monté sur ces machines en roulant à toute allure, alors qu’il est conseillé de le faire à l’arrêt, ne serait-ce que pour plus d’efficacité. Mais le pire n’étaient pas là. La cavalerie tchadienne fonçait sur les blindés adverse jusqu’à l’éperonnage… d’où les pertes matérielles conséquentes. Et non seulement nous payions ce matériel, mais nous assurions aussi les réparations. Et voilà pourquoi mon bidasse français n’était pas à la fête ce soir-là, sa Gala ( bière locale) à la main.