Pour ou contre le triangle obligatoire ? Voici la question qui turlupine les internautes de « Bakchich ». Certains pensent que la nouvelle législation, qui impose aux automobilistes en danger de poser un triangle sur le bas côté de la route, n’est pas responsable de la mort de ce conducteur : « Il faut être raisonnable et se dire que ces outils n’empêcheront pas les gens d’avoir des accidents, mais de grâce ne tapez pas aveuglément sur des gens qui n’ont fait que donner aux automobilistes la possibilité d’éviter de mourir. ». Un autre Lagerfeld, icône du triangle, renchérit : « On peut très bien sortir du côté droit du véhicule sans être contorsionniste, enfiler son gilet protégé par sa voiture, tenir son triangle bien visible en rasant le côté droit de la route ». Réponse de Jacques-Marie Bourget : le côté droit de la route quand il existe… Indiquez-moi où est le côté droit de la route avec cheminement sécurisé sur un boulevard périphérique ?
« Réglementation scélérate »
Une bonne poignée d’internautes condamne les politiques. Pour Albert Londres, la mort de cet automobiliste, due à l’installation du triangle, est peu importante « Je crois que vous n’avez pas bien compris le sujet de l’article. On en a rien battre que ce type soit mort et dans quelles circonstances. Le point essentiel est que le gouvernement liberticide a pondu une nouvelle réglementation scélérate qui contribue à l’immonde oppression dont fait l’objet le dernier rebelle de ce siècle : l’automobiliste ». Quel plaidoyer ! De son côté Kialmi ne fait pas de quartier ! « Je proposerai plus simplement qu’on foute à l’ANPE tous ces crétins qui prétendent nous diriger (çà au moins ça ferait faire de sérieuses économies) ! ». Pas sûr ! Vus leurs salaires, ça coûtera cher aux Assedics ! Quant à Jean AIRIEN, il préfère souligner l’intérêt économique du triangle, « Le "penseur" en question doit sortir de l’ENA ou avoir des intérêts personnels dans l’importation de ces gadgets (dont la conformité n’a même pas fait l’objet d’une vérification par les pouvoirs publics lors de leur vente un peu partout par n’importe qui). J’attendais le premier mort, voilà, c’est fait ! Ca commence à bien faire !!!!! ». Voilà qui est de bon goût ! Merci à françois le français qui n’hésite pas à souligner cette réflexion mal venue : « C’est une sacrée belle vie que vous avez là ! Attendre des morts pour pouvoir faire de commentaires … ». Selon Jacques-Marie Bourget, il est vrai que du café du commerce à l’inconscient collectif, il revient la même rumeur : « derrière ces triangles et gilets il y a des amis des puissants qui s’en mettent plein la poche… ». L’enquête reste à faire. Ce qui est vrai c’est que ces triangles ne sont pas souvent conforme à leur cahier des charges. Par exemple, ils tombent au moindre souffle de vent alors qu’ils étaient prévus pour rester debout !
Gilets, bouées et parachutes
Certains internautes proposent tout de même une véritable réflexion. Ainsi Serge joue le détective : « le triangle n’est pas toujours obligatoire. L’arrêté ministériel dit, dans son article 2 : L’obligation de mise en place du triangle ne s’applique pas lorsque cette action constitue une mise en danger manifeste de la vie du conducteur. ». Notre ami Phil2922 (un habitué des commentaires) apporte aussi sa contribution : « Si l’accident mortel s’est passé sur une autoroute, il faut savoir que les compagnies d’autoroute, qui ne dépendent plus de l’Etat, déconseillent justement aux automobilistes de sortir de sa voiture en cas de problème… Etonnant, non… ? ». Un inconnu se demande « que se passera t il lorsque tout le monde se proménera avec ces fameux gilets fluos ?? Personne n’y fera plus attention ». Jacques-Marie Bourget vous répondra que le persil dans les narines sera alors le recours pour se faire remarquer. De son côté, Michel Maurin tombe, avec humour, dans les extrêmes : « Il faudrait également prévoir une bouée pour pouvoir circuler le long des cotes , un parachute pour les pont ! ».
Alfie s’est laissé emporté par le débat, du coup, il est totalement à côté de ses pompes ! « La mort est possible, hélas ! Il y a un siècle, en France, en 1908, l’espérance de vie était de 40 ans, sans gilet jaune. ».
N’hésitez pas à envoyer vos avis sur la nouvelle politique de la sécurité routière dans la rubrique ci-contre « Débats et Ébats » (à gauche de la page bazar).












