Huit mois d’enquête où entretiens et études ont consterné Eric Laurent. « Je n’avais pas de thèses bien définies au départ, je cherchais juste à comprendre ce qui avait bien pu se passer (…) et mes découvertes sont allées au-delà de ce que j’imaginais ».
La complicité des milieux financiers et politiques ont poussé l’administration américaine à déréguler ce que le New Deal de Roosevelt avait si difficilement construit.
Et la finance n’est pas l’apanage des Républicains, Clinton a été le premier à céder face aux banquiers. Mais la légalité oppressait encore ces financiers qui ont créé des comptabilités parallèles nourries en masse de « subprimes » ou autre « hedge funds ».
Les agences de notation, chargées de noter la qualité des produits dérivés, ont menti, laissant libre cours aux produits toxiques, induisant en erreur des milliers d’individus. Des remords ? Pas le moins du monde.
A-t-on moralisé les banques ? Non, indique Eric Laurent, rien ne s’est vraiment arrêté et la spéculation repart de plus belle. Entretien










