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Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos

Vidage / mercredi 16 juillet 2008 par Arthur
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On a beau être vacciné contre la saloperie humaine, mithridatisé contre les vestes retournées, savoir que l’écrivain de droite Jean Cau a commencé sa carrière comme secrétaire de Sartre et que le suppôt des nazis Doriot était un ex-socialo, on reste toujours pantois quand se manifeste la cautèle journalistique. Un ami m’apprend que Philippe Val- encore lui, et cette polémique va lui plaire du moment qu’on en cause, ça lui fait de la pub- a traité Denis Robert d’imposteur dans Charlie-Hebdo et d’affabulateur à la Thierry Meyssan, tout en défendant un nommé Malka, avocat de Clearstream… et de Charlie-Hebdo. Et, dans la foulée, il veut virer Siné qui défend Robert !

Dans quelle sous-couche de la fange t’arrêteras-tu, mon petit Philou ? Dans la fosse septique ? Polac et Cavanna eux-mêmes n’oseront plus te serrer la pince à mains nues !

Denis Robert est un genre de Don Quichotte journaliste, éduqué à Libé, qui a cru que le métier consistait à soulever le couvercle des poubelles pour humer l’odeur des scandales. Il a ainsi dans plusieurs bouquins enquêté sur le rôle d’une chambre de compensation bancaire, Clearstream, domiciliée dans un paradis fiscal (Luxembourg).

En temps normal, toute la presse devrait se féliciter qu’un homme seul et courageux ait osé braver l’hydre bancaire. Et bien que nenni ! Peu nombreux sont les confrères qui ont eu le culot de soutenir Robert. Les banques ont évidemment traîné Robert en justice, des millions contre des clopinettes, et l’ont forcé à rentrer dans le rang pour qu’il ne mette pas en péril sa famille, sa maison, voire sa peau.

Le rôle d’un canard comme Charlie, du moins celui de feu le tandem Choron-Cavanna, disparu en 82, eut été de défendre le veuf et l’orphelin. Mais pas celui de Val : à bas l’homme seul, vive la banque des banques et bravo les fraudeurs anonymes ! Ce forfait valien met en exergue le rôle d’une presse où les enquêteurs à la Péan sont de plus en plus rares, car seul compte le dîner en ville avec les notables et les avocats dont la noble mission est aussi de défendre la pègre, comme à Chicago, ou les dictateurs, comme Vergès. Du beau linge ! Mais une désinfection s’impose au sortir des toilettes des Deux-Magots ! Nul doute que le baron Seillière remettra un jour la légion d’honneur à Val pour services rendus !

PS : Mieux : mon pote Siné, l’ancêtre des caricaturistes, censuré par l’Express de JJSS dans les années 60 quand il s’attaquait à la torture en Algérie, le grand Siné, donc, celui de Siné-Massacre en 68, qui voue à Val une admiration très relative, a été attaqué par Claude Askolovitch (Nouvel Obs) sur RTL le 8 juillet. Motif : Siné a écrit dans Charlie Hebdo :« Jean Sarkozy a déclaré vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera son chemin ce petit… ». Jugement d’Askolovitch : Siné est antisémite. Val devrait le virer. Si Siné avait écrit : « Jean Sarkozy a déclaré vouloir se convertir à l’islamisme avant d’épouser sa fiancée, mulsulmane et héritière des fondateurs de Tati », il serait anti-arabe ? Voilà où en sont les dérives des amis de Val !

Point final : Val veut virer Siné en exigeant une lettre d’excuses ! Les bureaucrates n’aiment pas les esprits libres !



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  • Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos
    le samedi 27 juin 2009 à 05:44, Mako a dit :
    Jacques Doriot était plus que socialiste. C’était en effet un des membres du Comité Central du Parti Communiste, avant de fonder en 1936 le Parti Populaire Français, mouvement d’extrême-droite.
  • A propos de Jean Cau
    le mardi 20 janvier 2009 à 16:03, Christian Lançon a dit :

    Jean Cau est resté 9 ans secrétaire de Sartre. Il a quitté ce poste de son plein gré. Il a donc fait du bon boulot auprès de Sartre, sinon il aurait été viré. Il n’y a pas à l’attaquer sur ce point.

    Mais c’est parce qu’il est devenu un écrivain de droite qu’Arthur l’attaque. Cau s’en est expliqué très longuement dans son livre "Le meurtre d’un enfant" (Gallimard). Je résume : fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, il ne s’est jamais senti tout à fait à sa place dans le milieu de la bourgeoisie intellectuelle de gauche. Mais il appréciait et admirait Sartre, c’est pourquoi il l’a servi pendant 9 ans. (il en fait d’ailleurs un sympathique portrait dans l’un de ses derniers livres, "Croquis de mémoire", édité par Julliard).

    Jean Cau a donc un jour repris sa liberté, ce qui était une décision courageuse, car il avait une position bien assise à gauche : les journaux, comme Le Monde ou L’Obs, qui chantaient ses louanges se sont mis soit à l’insulter, soit à faire silence sur lui. Mais Cau a tenu bon, il a préféré être lui-même plutôt que mentir pour faire carrière.

    Moi, n’en déplaise à M. Arthur, j’admire le courage, l’intégrité et le talent littéraire de Jean Cau.

  • Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos
    le lundi 29 décembre 2008 à 21:48, Christophe C a dit :
    bonsoir je ne lis que rarement vos lignes et ne suis pas de votre public, pourquoi ? parce que blanc ? athée ? de gauche ? j’avoue être un peu surpris par ce que je lis sur votre site, faire de charlie hebdo et de philippe val des fers de lance d’un centre droit masqué et islamophobe est des plus déconcertant. quel meilleur moyen de lutter contre les extremismes qu’en les dénoncant ? évidemment que chretiens et juifs ne sont pas exempts de tels comportements mais il en est régulierement fait état dans les colonnes de charlie. j’ai un sentiment de mauvaise foi en visitant votre site qui pourrait réellement toucher autre chose qu’un simple lectorat partageant entierement vos opinions, je ne lis pas un journal parce qu’il conforte mes propres idées mais parce qu’il m’amène à réfléchir, à revoir mes certitudes. denoncer le tapage mediatique suite à l’arrestation musclée d’un journaliste de libé ? ou est l’essentiel ? rappeler une fois de plus que les actions policieres sont disproportionnées et humiliantes ou souligner qu’elle ne vise plus seulement les populations les plus fragiles mais également celles qui dénoncent les dérives gouvernementales, policières et financières ? denoncer la ligne éditoriale dure de P. VAL concernant les extremismes religieux est il plus pertinant que de souligner les dérives des communautés croyantes se mêlant de tout sauf de ce qui les concerne vraiment, cad leur foi et la leur seulement. Quel journal national denonce avec plus de vigueur les exactions israeliennes sur la population palestinienne que Charlie, et je parle bien d’un journal national de gauche, destiné à un large public et pas seulement à une communauté spécifique. j’entends Benoit XVI intervenant dans la politique interieure italienne, j’entends L’Eglise catholique espagnole qui cherche à limiter les droits de certains de leur compatriotes (avortement, homosexualite…) je m’excuse d’être si volubile alors que le sujet de votre article porte sur une façon d’apprenhender le journalisme mais j’ai la vague impression que votre propre conception du travail journalistique est biaisé par des opinions politiques très, trop tranchées, par un univers trop marqué culturellement. je ne pretends aucunement détenir une culture politique et historique des plus grandes mais j’ai en tête des mouvements noirs américains qui à force de réclamer l’égalité de traitement ont dérivé sur un discours de la superiorité raciale des uns sur les autres. j’ai peur que vous participiez à la confusion ambiante qui tend à monter les communautés les unes contre les autres au lieu de contribuer à les rapprocher par leurs intêrets communs… aux intêrets communs qui vous rapprocheraient d’un journal indépendant, d’opinion, aux principes laiques et démocrates qu’est Charlie hebdo. votre site me semble interessant mais cet etrange sentiment de mauvaise foi me laisse un gout amèr. est ce une facon de provoquer ? de choquer ? je pourrais comprendre et c’est parfois le meilleur moyen pour faire evoluer les choses mais je crains qu’il y ai plus que ca, une trame politique qui me revulse et m’effraie
  • Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos
    le mardi 30 septembre 2008 à 14:17, Lessous Laurent a dit :
    Doriot n’a pas été socialiste mais membre du PCF, secrétaire général des Jeunesses communistes, député puis maire de Saint-Denis. Il se sépare du parti communiste en 1934 et fonde en 1936 le parti populaire français d’inspiration fasciste.
  • Quand Val poignarde Denis Robert et Siné dans le dos
    le vendredi 5 septembre 2008 à 18:20, Le Noctu a dit :
    Bonjour les copains, je voudrais savoir si vous comptez relayer l’info sur le procès actuel entre le journaliste Denis Robert et "l’affaire" Clearstream à la une -ou tout au moins avec un accés visuel facile sur la une, le temps qu’il faudra ? Je ne peux que vous encourager à le faire car il est clair que cette fiance là qui légalise tous les types de secrets (d’état à bancaire) est le nerf de la guerre, de l’injustice et du bourrage de crâne faciste. Sans une prise de conscience populaire, le travail remarquable de Denis Robert ne servira pas avant des décennies et des millions de morts. On a besoin de journalistes et plus on est nombreux, moins "ils" peuvent nous atteindre et… nous gagnerons un autre monde, plus juste à n’en pas douter !
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