Au Mexique, sous les sombreros, la volonté de Nicolas Sarkozy de rapatrier la rousse Florence Cassez passe mal, très mal même. Le sujet, brûlant, fait la Une des journaux. En France, c’est moins les agissements criminels de la bande d’Istrael Vallarta, Los Zodiaco, ex-fiancé de notre compatriote, que la visite en grande pompe des majestueuses pyramides de la cité précolombienne de Teolihuacan. Nico et Carlita main dans la main, ça fait chaud au coeur.
Ne pas cafter. Surtout ne pas informer. Si le président de la République, Nicolas Sarkozy, ne peut plus s’offrir le luxe d’une escapade amoureuse avec l’une des plus formidables interprètes de la chanson française et également sa femme, Carla Bruni-Sarkozy, sous le soleil de Mexico dès le 5 mars au soir, tous frais payés par le contribuable français (pour un "voyage officiel" prévu les 8 et 9 mars), sans journalistes à ses basques, alors c’est qu’il n’y a plus d’Etat.
Après quinze heures d’un voyage éprouvant en A-319 présidentiel puis en hélicoptère de l’armée mexicaine, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla ont été installés dans le paradisiaque hôtel de luxe El Tamarindo, dans le port de Manzanillo, sur la Costa Alegre, au bord du Pacifique.
Vous avez été nombreux à réagir à cette révélation de Bakchich et, visiblement, partagez le même souci de transparence budgétaire quant au catimini présidentiel.
"Des petits voyages aux frais de la princesse pendant que le reste des Français" (c’est-à-dire nous - mais un nous sans majuscule, cela va de soi quand il s’agit d’impôts) "doit se serrer la ceinture, voire se trouve au chômage", note d’entrée de jeu DIDINE LA REVOLTEE. Le ton est donné. Et l’avis généralement partagé par les autres internautes : "Trop chouette les vacances de la petite famille du Président. Il est parti au Mexique avec une mannequin qu’est avec lui que pour sa tune" assène EMMANUEL.
Plus politique, RACHIDA DARTY rappelle que les conventions franco-françaises en matière d’adoption, c’est pas joli-joli. Quant à LAPLOTE (de l’Aisne ?), il nous recommande la dégustation d’un dessin, avec d’un côté "des kidnappeurs mexicains repentis" derrière le président mexicain Felipe Caldéron, de l’autre la réponse de Sarko Ier = "mettez les avec les combattants des FARC repentis", mélangeant, peut-être, Mexique et Colombie, mais c’est pas très grave, c’est drôle quand même.
PAULO, qui lit Le Monde dans sa livraison du 8 mars dernier mais qui, pour autant, n’en perd pas sa capacité d’indignation, écrit : "Trop de fonctionnaires… trop cher payés… par les travailleurs !" Et, plus loin, "En France, sévit le socio-gaullisme, le royaume des fonctionnaires". EMACHEDE, plus modéré, a même dégotté une photo du voyage présidentiel avec comme légende : "Superman Sarko", moins fort en thème qu’en "extravagances" et en "parodie de président". Au moins qu’il ramène dans ses bagages Florence Cassez, il y a assez de place de l’Airbus, même moyen courrier…
Après deux nuits passées dans la jungle tropicale, en bord de plage, profitant "pleinement" de son épouse, sous la discrète surveillance de gorilles mexicains armés de fusils d’assaut et de deux navires patrouilleurs de la Marine nationale, Nicolas Sarkozy apparaît fatigué pour plaider la cause de Florence Cassez.
Interrogateur, un internaute anonyme demande au final "combien coûte les voyages de Sarkozy sur le compte de la princesse ?" Une bien belle idée de (grand) reportage pour Bakchich d’autant que, selon l’Elysée, c’est Mexico qui régale. Affaire à suivre.
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