Pas besoin d’aller à Mexico pour constater que Sarko se contrefout des chapeaux de ses hôtes. Pour son petit séjour amoureux au Mexique, le squatteur de l’Elysée a été hébergé par un milliardaire mexicain, balance RTL. Après les Agostinelli aux Etats-Unis, et Bolloré à Malte, le chef de l’Etat continue son tour d’horizon international de qui veut profiter des millions.
Petite pincée de sel jetée par Rue89, ledit milliardaire, banquier de son Etat, a quelques accointances avec la poudre blanche. Soupçonné d’avoir servi de blanchisseuse à des narco trafiquants mexicains, selon une très sérieuse enquête du Boston Phoenix exhumée par nos amis de la Rue.
Bref du soufre, du vrai au pays des sombreros. Et un très large chapeau pour le président français.
Mais nul besoin de trimer sous le soleil de Mexico pour découvrir le peu de précautions de Sarko.
Corse est de constater
Il suffit de regarder de près du côté de l’île de Beauté, une région pourtant très prisée des journalistes et des Français.
Entre les deux tours de l’élection présidentielle, Sarko - pas encore sanctuarisé président - s’était permis une petit visite en Corse. Le 29 et 30 avril 2007, le large vainqueur du premier tour de la présidentielle s’est octroyé une petite virée du côté de Porto-Vecchio. Et pour ne pas se sentir esseulé, avait convié « à dîner les 12 personnes de sa nouvelle garde rapprochée. Tout ce beau monde était embarqué, dans plusieurs avions privés, direction Figari, dans l’extrême Sud de la Corse…. », rapportait le délicieux amnistia.net.
Et pour célébrer ses agapes, le futur président de choisir l’hôtel Cala-Rossa, près de Porto-Vecchio. « De François Fillon à Rachida Dati, en passant par Eric Besson, bref, c’est depuis le grand hôtel de Cala Rossa que Nicolas Sarkozy a voulu présenter ce qui allait devenir, une semaine plus tard, son gouvernement. », s’amusait alors amnistia (dont le fondateur Enrico Porsia réalise une video-enquête pour Bakchich).
Luxueux, le Cala Rossa est surtout la propriété d’une personnalité très influente dans le sud de l’île, le patriarche de la famille Canarelli : Toussaint.
Patron du Cala Rossa, Toussaint a également vu son fils réussir dans son métier d’entrepreneur. Paul possède la plus fréquentée des boîtes de Corse, la Via Notte.
Détail amusant pour les lecteurs de Bakchich, les Canarelli ont eu les honneurs de quelques écrits. En premier lieu, du rapport du procureur Bernard Legras sur la criminalité organisée en Corse. « Les enquêteurs exploitent actuellement plusieurs pistes pour expliquer la destruction de l’Amnésia (…) une concurrence commerciale susceptible d’opposer en Corse la famille Lantiéri et la famille Canarelli, qui gère la discothèque voisine Via note ». Simple hypothèse qui en restera là. La destruction, via « cinq charges de nitrate fuel de 5 kg », de la boîte de nuit l’Amnésia n’a jamais été élucidée.
Jacques Follorou et Vincent Nouzille ont également consacré une prose très intéressante qui permet de mieux situer le vieux Toussaint, dernier hôte de Sarko en Corse. « Proche de feu Jean-Gé Colonna », décrivent les deux journalistes. Désigné comme le parrain de la Corse-du-Sud par le rapport parlementaire de Jean Glavany en 1998, le boss de Pila Canale, a fait ses premières armes à la french connection, ce mythique réseau de trafic d’héroïne entre la Corse, Marseille et les Etats-Unis…
Symbole de cette proximité entre le parrain et Canarelli, l’hôtel Miramar à Ajaccio. Toussaint n’a pas connu que des réussites dans le si compliqué business touristique. Ainsi n’a-t-il jamais réussi à relever l’Hôtel Miramar, propriété de la famille de Jean-Gé et liquidé en 1996, malgré sa prise personnelle de participation dans l’établissement.
Au moins Sarko est-il un invité poli. Assez en tout cas pour ne pas se renseigner sur les activités de ses hôtes si hospitaliers.
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