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Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières

Résistance / dimanche 11 octobre 2009 par Jacques-Marie Bourget, Renaud Chenu
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Dans le film "Walter, retour en résistance" (sortie le 4 novembre), Sarkozy se livre à un numéro d’humour au cimetière des Glières. Florilège de bon goût. Bakchich s’est procuré l’extrait.

L’ancien numéro deux du Medef, Denis Kessler, se réjouissait, le 4 octobre 2007, dans le journal Challenges de la politique de Nicolas Sarkozy. Il expliquait le pourquoi de sa joie : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

C’est cette détermination, celle mise par Nicolas Sarkozy à démolir la politique sociale de la France, celle définie par le CNR au sortir de la guerre, que veut décortiquer le documentariste Gilles Perret. Le tout dans un excellent film « Walter, retour en résistance » (La Vaka Production).

La sortie en salles de ce « Walter » est prévue le 4 novembre dans toute la France. Au cours du tournage, le réalisateur s’est rendu le 18 mars 2008 en Haute-Savoie, au cimetière-mémorial du plateau des Glières, haut lieu des maquis, à l’occasion d’une commémoration présidée par Nicolas Sarkozy. On en ignore la cause, mais le président de la République a fait de ce lieu sa Roche de Solutré, à lui, l’objet d’un pèlerinage à caractère personnel…

Le film de Gilles Perret montre, d’abord, un Sarkozy, encadré de chasseurs alpins qui se recueille quelques instants devant le monument qui surplombe les tombes de 105 « Français libres » morts au combat Jusque là tout va bien.

Mais tout se gâte dès que le président quitte « l’estrade ». Subitement, dans ce lieu de mémoire, il se métamorphose en un « homme qui rit dans les cimetières ». Humour lourd, mépris des proches des résistants qui tentent de capter l’attention du président à propos du transfert des corps de deux martyrs jusqu’au mémorial. La grande classe.

Mercredi prochain, le 14 octobre, vous découvrirez dans Bakchich Hebdo, notre enfant vendu en kiosque, d’autres vilains secrets, comme qui dirait le « making of » de « Walter, retour en résistance ». On y voit, par exemple, Bernard Accoyer président de l’Assemblée Nationale menacer le réalisateur Gilles Perret. De vraies scènes de la démocratie en direct.

Liens : Site de la maison de production La Vaka et site officiel du film.



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  • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
    le mardi 3 novembre 2009 à 23:17, Jay a dit :
    Un homme qui passait la serpillière à Balard quand il était bidasse… Il n’a peut-être pas le sens du tragique.
  • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
    le vendredi 30 octobre 2009 à 13:45, Nono a dit :
    Quand on arrive à un tel point de délire interprétatif, on perd toute crédibilité politique. Vous faites de la morale de petits moralisateurs, c’est justement une manie typiquement sarkozyste que de s’indigner faussement. Vous ne valez guère mieux que celui dont vous guettez les moindres tics…
    • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
      le mardi 3 novembre 2009 à 02:56, Explication de texte a dit :

      Délire interprétatif ? La séquence montre la personnalité de Sarkozy. Elle plait à beaucoup et horripile un certains nombre d’autres.

      Visibilement, il préfère plaisanter avec des gens attentifs à lui, sentir qu’il a réussi à leur plaire, coûte à rembarrer ceux pour lesquels il est censé, et payé, pour être là.

      Cela montre beaucoup de cette personnalité "en rupture". Son discours implicite est "j’assume mon rôle mais on fond cela me fait ch…", "j’admire la Résistance, mais tous ces vieux schnoks, je n’en ai rien à faire". Alors quid ? La séquence démontre comme ce qui anime Sarkozy est une sorte d’idéal déshumanisé et inversement comme ce vers quoi il penche est une sorte d’humanité ravalée. La ressemblance avec Berlusconi, sur ce dernier plan, est frappante.

      • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
        le samedi 7 novembre 2009 à 17:00

        Peut-on avoir un bilan de santé mentale de ce monsieur sarkozy ?

        Son attitude ici est digne d’un enfant de 7 ans qui a hâte d’aller jouer malgré toutes les recommandations faites. Quant à ceux qui le soutiennent ils resteront eux aussi dans l’histoire, je les plains.

  • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
    le mercredi 14 octobre 2009 à 10:46, Pascale a dit :

    S’il faut demander l’avis à quelqu’un c’est à ce résistant qui lui explique qu’ils ont donné une sépulture décente à des résistants tombés en embuscade et qu’il n’en a que faire, ne l’écoute pas et répond en s’extasiant devant une cascade !

    C’est cela que je trouve choquant.

    Quant aux rires… On croirait la cour de Louis XIV !! Il nous a tellement habitué à ses mises en scène (souvenez vous de la visite d’une usine où il avait exigé que les personnes filmées à ses côtés ne mesurent pas plus que lui …), je me demande dans quelle mesure ces rires sont spontanés.

    Lorsque votre patron fait une blague pas drôle, il y a toujours quelqu’un pour rire quand même et si vous ne riez pas vous même, vous avez le sentiment de risquer quelquechose.

    La différence dans une démocratie c’est que c’est un Président de la République, et que l’on devrait pouvoir lui dire des choses qui ne lui plaisent pas (poliment bien sur !) mais avec Nicolas Sarkozy, la moindre opposition ne lui est pas supportable. C’est cela qui est grave en France aujourd’hui.

    N’oubliez pas l’histoire de la grenouille : </sc> "Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude.. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite. Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

    Ne nous laissons pas traiter comme des grenouilles.

  • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
    le mercredi 14 octobre 2009 à 01:33
    Je déteste ce type pour lequel j’éprouve une haine viscérale, mais je n’ai rien vu de choquant dans cette vidéo dans laquelle les familles des disparus rigolent autant que notre guignol de la république.
    • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
      le mercredi 14 octobre 2009 à 09:02
      qui vous dit que ce sont les familles de disparus ? Ce sont nos vaillants UMP venus en soutien.
    • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
      le mercredi 14 octobre 2009 à 11:05, Jean-baptiste a dit :

      1"44 à 2"05, le moment le plus fort de cette vidéo.

      Pendant qu’un résistant lui parle de dignité, d’honneur et de respect de la mémoire, le minus lui rétorque son admiration pour une cascade !

      A vous de juger pour les prochaines élections !

      Ancien sous/officier de carrière, j’en ai vu des horreurs pendant 3 ans de ma vie sur les théâtres d’opération. J’ai choisi pour qui je ne voterai PLUS jamais pour ma part… Une honte…

  • Sarkozy, l’homme qui rit dans les cimetières
    le mardi 13 octobre 2009 à 19:28, Mike a dit :
    qu’est-ce qui l’emporte dans toute la politique de cette ordure et de son gang de pré-fachos ? le cynisme, la méchanceté ou la bétise crasse ? Je ne sais pas mais j’attends avec impatience le jour où ça s’arrêtera, et j’espère qu’on pourra tout réparer ce qu’il a cassé dans not’pays
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