Jeudi 5 mars au soir, Nicolas Sarkozy passe chercher sa femme à la soirée de l’association internationale pour la recherche et l’aide médicale Hadassah, à laquelle Carla Bruni-Sarkozy participe comme invitée d’honneur. Un petit tour et puis s’en va.
La première dame ne cache d’ailleurs pas le programme du couple présidentiel : « Je pars au Mexique », lance-t-elle. Le couple Sarkozy y effectue en effet une visite d’État, prévue à l’agenda élyséen ce dimanche 8 et lundi 9 mars. Au menu de cette virée mexicaine : une visite officielle pour rencontrer le chef de l’État mexicain, Felipe Calderón, et son épouse, une signature d’accords de coopération sur la sécurité ou la santé, une déclaration conjointe sur le réchauffement climatique, sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, une discussion sur le sort de la Française, Florence Cassez…
La faute aux avions trop lents du Président
En revanche, rien n’a été inscrit pour les journées du vendredi 6 et du samedi 7 mars. Mais qu’on fait les Sarkozy ? L’AFP a vendu la mèche vendredi matin : parti en week-end au Mexique, pardi ! Pour une petite escapade en amoureux sous secret défense ! Pour justifier le départ pour le Mexique, dès le 5 mars au soir, soit trois jours avant la visite officielle, un proche de Sarkozy a mis en avant la lenteur des avions de la flotte présidentielle.
Aujourd’hui, les avions moyens courriers, dont le A319, nécessitent une escale pour le ravitaillement, ce qui a le don d’agacer régulièrement le Président. Cette fois-ci, le couple Bruni-Sarkozy aurait dû faire escale à Reykjavik, en Islande. « Le voyage prend du fait de cette escale, 19 heures, la faute aux avions commandés sous l’ère Jospin », ajoute ce proche du chef de l’État. Quand on sait que pour un vol de ligne Paris-Mexico, il ne faut compter qu’environ 12 heures… Vraiment, les Sarkozy n’ont pas de veine ! Et bizarrerie : au retour, une seule journée off est prévue contre deux à l’aller. L’agenda élyséen soumis aux sens du vent, qui l’eût cru ? Airbus va apprécier la pub…
Sans photos… pas de trace
Alors pourquoi un tel secret autour de ce week-end ? En pleine crise économique et sociale, avec une fronde dans les universités, dans la magistrature, aux Antilles… pas besoin d’un dessin : l’escapade amoureuse du Président paraît décalée. Et rappelle les débuts bling-bling du quinquennat. Seule différence, désormais on ne voit plus de photos de ces petits week-ends comme au Brésil à Noël ou à Megève pour la Saint-Valentin.
Avec l’idée que sans photos, il n’y a pas de trace dans l’opinion, surtout quand Nicolas Sarkozy est en progression de trois points à 42% au mois de mars dans le baromètre mensuel CSA publié samedi 7 mars dans Le Parisien.
À Lire ou relire dans Bakchich :











