Doucement Marseille entre en automne. Et le soleil du Vieux Port se fait moins pressant. C’est même le quotidien local qui le dit, "Avec le mistral, l’été indien s’envole" (La Provence 12/10). Pas encore l’hibernation mais presque…
Et en bons visionnaires, les hommes politiques de la ville ont pris un peu d’avance. "La situation est franchement catastrophique ", s’égare une fine lame du microcosme marseillais. "Gaudin ne bouge plus et s’amuse à regarder ses successeurs potentiels s’agiter". À Renaud Muselier, l’idée de Grand Marseille et de casino derrière le port. Las, le ravi de la politique marseillaise s’est fait un peu rabrouer dans ses vastes projets. Aucun soutien explicite, ni même celui de Gaudin, même si selon Muselier "il s’est laissé convaincre par mes arguments et n’y est plus opposé" ; ni de la Chambre de commerce locale, ni de Bernard Latarjet, directeur de Marseille 2013 (capitale européenne de la Culture) dont Mumuse est le délégué spécial. Après tout qui ne dit mot consent.
Guy Teissier, l’autre prétendant droitier, s’est pris un méchant coup de grisou de l’Elysée, qui a fait savoir qu’il lui préférait Thierry Mariani pour mener les régionales en Provence Alpes Côte d’Azur.
A gauche, on lavera son linge sale après les régionales
Quant à la gauche, "Guérini s’attend à ce que la mairie lui tombe tout cuit, à la fin du mandat de Gaudin". Pourtant le leader socialo-marseillais, cumul oblige, a dû démissionner du conseil municipal. Et laisser [la tête de l’opposition au chantant Patrick Mennucci. "Certes, mais il ne bougera pas une oreille contre Guérini". Et Bakchich a déjà raconté les cocasses scènes qui se déroulent lors des renouvellements des cartes d’adhérents du Parti. Où Mennucci reste coi dès qu’entre en scène, Alexandre, le frère de Jean-Noël Guérini…
Mais une petite affaire continue de faire suer le PS marseillais, malgré la douceur qui s’empare de la Canebière, et les tauliers de la contrée. Le dossier des subventions détournées du Conseil Régional et Général, tous deux socialistes….Seul maître de cérémonie de la procédure, et de son timing, le pugnace juge Landou, qui instruit le dossier, se hâte lentement. L’heure des élections régionales approche et le magistrat ne s’est toujours pas penché sur les politiques cités. En premier lieu Sylvie Andrieux, ex-vice présidente de la région, principale personnalité ici visée et toujours pas convoquée malgré ses demandées réitérées.
Pour l’instant, seul les grelots administratifs ont été agités. Inspecteur général convoqué, directeur de cabinet du président Vauzelle et directeur général des services mis en examen… Mais pas d’élus. D’où un pronostic qui court dans la cité : "le dossier avancera avant Noël ou hibernera jusqu’au printemps". Soit après les élections régionales. Les paris sont ouverts.
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