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Tunisie : l'opposition la plus bête du monde

28 avril 2009 à 16h41

En abordant les élections présidentielles et législatives de l’automne 2009 en rangs divisés et en participant à un scrutin dont les dés sont pipés, les opposants tunisiens ouvrent grande la voie à un Ben à vie mort de rire.

« Un croyant ne sera point piqué deux fois dans un même antre ». Visiblement, les opposants, qui comptent participer à la comédie électorale, n’ont pas retenu cette sage recommandation du prophète Mahomet. Comme en 1999 et en 2004, ils iront joyeusement se faire avoir, convaincus d’avoir contribué à l’avancement de la cause de la démocratie en Tunisie.

Tous conviennent pourtant qu’il n’existe aucun enjeu électoral autour du scrutin présidentiel. Ils savent pertinemment qu’ils ne peuvent pas inquiéter un Ben Ali conquérant, plus préoccupé par les incessantes guerres de clans que par les jérémiades des dissidents aussi courageux qu’inefficaces.

Trois des candidats déclarés n’ont pourtant rien d’opposants de façade. Nejib Chebbi, Mustapha Ben Jâafar et Ahmed Ibrahim cumulent, à eux trois, un bon siècle de militantisme politique. Leurs partis respectifs ont d’ailleurs contesté la légalité du référendum de juin 2002 qui permet à Ben Ali de demeurer (presque) éternellement à la tête du pays. Insistant continuellement pour dire que la politique est « l’art du possible », aucun des trois ne réalise la contradiction flagrante entre cette contestation de la légitimité du pouvoir en place et le fait de jouer quand même le jeu électoral.

Comme dans l’Algérie voisine, l’opposition du pays du jasmin n’aura donc pas été capable de s’entendre sur un seul nom pour faire face au candidat du Parti-État. Pis encore, seuls quelques groupuscules appellent à « renverser la table » et à boycotter un scrutin dont les résultats sont connus d’avance.

L’opposition est donc condamnée, encore une fois, à attendre un 7 novembre-bis qui permettrait au régime de changer de noms sans rien modifier à son essence. La farce électorale commence à lasser les Tunisiens et à ressembler furieusement au film Un jour sans fin.

Mohamed Ettaieb

Sakher Materi et sa cabane au Canada Intervention divine de Sakher Materi

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3 Messages de forum

  • Tunisie : l’opposition la plus bête du monde

    28 avril 2009 17:12, par Agharass

    Il est préférable, j’ai bien dit PREFERABLE /°° d’utiliser le terme correcte : Prophète Mohamed et non pas Mohamet

    Mohamet est un variante turque tu n’a aucun sens vu la phono-graphie utilisé

    merci d’avoir éclairer ma lanterne :)

    Voir en ligne : Mohamed

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    • Ah transcription des noms, un débat sans fin !!! Un chat restera un chat même si vous lui changez son nom…

      Beijin restera Pékin, Moskwa, Mouscou et "Binezart" restera Bizert. Le problème des transcriptions des noms, leur fidélité à la prononciation dans la langue d’origine… c’est un débat houleux et je crois la tolérance reste la seule clé : l’important c’est la compréhension du lecteur. Ne riez pas mais les chinois se sentent très offusqués que leur capitale soit appelée Pékin et non Beijin…

      Pour revenir à l’article en lui-même, je signale que les éminents activistes et opposants cités, sont depuis DES années, pas rassembleurs, égo centriques, quittent rarement la capitale voir même la banlieue nord de Tunis, ne sont un danger pour personnes, sauf pour eux-même… et après avoir pas mal poignardé dans le dos plusieurs proches politiques ces 30 dernières années, ils sont plutôt assez seuls. brefs ce sont des mammouths qu’on maintient en vie de façon artificielle pour pouvoir les poser dans la vitrine de la Démocratie que Benny aime tant montrer à ses visiteurs.

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  • Benali,Trabelsi etc…. resteront ce qui sont, les tentacules sont déjà dehors pour la royauté en haritage. sauf peut etre le jour où la tunisie ne sera plus productive de quoi que se soit, là, ils trouverons leur placement à l’exterieur. donc opposition ou pas,ils vous dirons nous sommes là "wa denia mezalha twila." peut etre aussi qu’un des nombreux sidi mansour se reveille et nous chantera autre chose que DEMOCRATIE EN TUNISIE.

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