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Répression

Tunisie : les étudiants réprimés

2 décembre 2009 à 15h41
Chakchouka a reçu ce tract du comité de soutien aux militants de l’Uget. Il ne fait décidément pas bon être un étudiant contestataire au pays de Ben Ali !

L’arrestation du journaliste Taoufik Ben Brik et sa condamnation à 6 mois de prison ferme a stimulé une vague de protestation au sein de l’opposition tunisienne et a bénéficié d’une grande couverture médiatique en France et, ailleurs, beaucoup d’encre a coulé pour dénoncer cette arrestation et contester cette condamnation. Journalistes, écrivains, avocats, cinéastes, défenseurs des droits de l’homme, militants politique, amis,… un seul mot d’ordre : « libérez Ben Brik ».

Mais le cas du journaliste opposant n’est pas isolé de tout un processus de répression méthodique qui s’est amplifié durant et après la période électorale. La répression est devenue une marque déposée tout comme l’harissa tunisienne.

Au delà de ceux dont on entend parler tel Radhia Nasraoui, Sihem Bensedrine, Nejib Chebbi ou Hamma Hammami… Il y a ceux qui subissent les pires des sorts qu’on puisse infliger à l’être humain. Dans un silence morbide de jeune étudiants militants de la centrale syndicale estudiantine UGET croupissent dans les geôles tunisiennes. Mohamed Soudani (exclu de l’université à cause de ses activités syndicales et politiques a observé l’année dernière une grève de la faim de 58 jours), a été enlevé le 22 octobre 2009 suite à une interview accordée à deux journalistes français, torturé et condamné à quatre mois de prison ferme lors d’un procès inique.

Anis Ben Fraj, Dhamir Ben Alaya, Rafik Zghidi, Sahbi Brahim, Abdelwahab Arfaoui, Abdelkader Hechmi, Ridha ben mansour, Nabil Balti, Achref Mbarki, Monther Toumi, Nazih Kahri, Mohsen Bannani et Omar Ilahi sont treize étudiants arrêtés le 1er novembre après avoir participé à un sitting pour réclamer le droit au logement universitaire. Ils comparaîtront devant le tribunal le 30 novembre et il n’est pas exclu qu’ils subissent le même sort que Mohamed Soufani qui n’a même pas eu droit à un avocat.

La protestation est un délit en Tunisie. Le soutien est aussi un délit. La répression est une partie intégrante de la politique tunisienne. Le fait que l’opposition tunisienne subisse une répression féroce n’est pas un scoop, la petite différence cette fois, c’est que c’est (peut-être) le dernier mandat de Ben Ali, que la guerre de succession est à son apogée. Il sera donc nécessaire de retracer les lignes rouges et de maîtriser tous ceux qui protestent pour préparer un terrain favorable à l’héritier.

Comité de soutien aux militants de l’UGET

Uget.solidarite@gmail.com

Concert de soutien aux étudiants emprisonnés le jeudi 3 décembre au 21 ter rue Voltaire, à Paris, à partir de 19h.

Zaba Nostra à l’oeuvre Scandale : Taoufik Ben Brik condamné à six mois fermes !

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2 Messages de forum

  • Tunisie : les étudiants réprimés

    3 décembre 2009 10:41, par zagalo
    Courage ! Courage ! Courage ! Vous êtes l’âme de la Tunisie et son avenir dans le concert des Nations. Sachez que la lâcheté des dirigeants tunisiens fait légion et que depuis la colonisation instaurée par le protectorat français, on s’en est toujours pris aux étudiants. Après c’est Bourguiba, dans les années 70 et 80, et maintenant l’immonde Ben Ali qui n’a aucun diplôme reconnu qui s’essaye à l’exercice de la repression sur nos jeunes et nos responsables de demain. Ne pas baisser les bras et continuer la lutte reste le seul mot d’ordre, vous êtes soutenu de l’intérieur par l’opposition et de l’exterieur par toute la diaspora tunisienne qui n’en peut plus d’attendre et qui prie pour une fin proche de cette dictature sauvage et sans précedent encore car elle s’est montré encore plus féroce et aussi impitoyable que les forces coloniales françaises. On ne peut plus se permettre de laisser cette dictature les mains libres charcuter nos esprits, exhiler nos cerveaux, réprimer nos jeunes, dilapider sans aucun contrôle notre économie et continuer à afficher une indifférence totale à l’égard des forces vives et laborieuses du pays. Le combat ne fait que commencer et il faudra gagner contre cette mafia qui sévit. Il en va du destin de notre chère et belle Nation, alors un seul mot d’ordre rallions le peuple tunisien à la cause commune de libération de la tunisie du joug de la dictature tortionnaire et liberticide. Au combat citoyens, pour une Libération de la République et l’instauration de la II° République.

    Voir en ligne : Courage citoyens de la liberté !!!

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  • Tunisie : les étudiants réprimés

    4 décembre 2009 14:56, par ghassan
    pauvres etudiants tunisiens. des facs sinistres, des activités culturelles et sportives limités, problemes de logement et de transport, des diplomes sans perspectives d’emploi et la cerise sur le gateau la flicaille de ben ali qui s’acharne sur eux !

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