Cela était quasiment inscrit dans le marbre de l’histoire, Nicolas Sarkozy en sa qualité de Président de tous les français et petit père de tous les peuples, allait permettre la survie de la planète au delà de 2012. C’est lui qui aura convaincu son homologue brésilien Lula de mettre à mal la déforestation de l’Amazonie et de sursoir au développement agraire. De même, c’était bien lui qui en envoyant son Ambassadeur le plus zélé, Jean Louis Borloo, rencontrer les représentants chinois, les conduira à remettre à plus tard leur objectif de croissance à deux chiffres. Bien sur, Barack Obama, contraint par le volontarisme de notre bien-aimé président, aura engagé son pays dans la voie de la maitrise des émissions de CO2. On nous l’aura annoncé, tout au long de cette première semaine en direct permanent du Bella Center où siègent les congressistes du Sommet pour le Climat, les négociations vont aboutir, nous et nos enfants sommes sauvés.
Patatras, cette belle construction pourrait-être remise en cause, c’est la théorie du chaos, ou l’effet papillon "Un simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde ?".
La disparition de Johnny Hallyday remettrait-elle en cause l’avenir de la planète ?
Cette question pourrait faire sourire, (exception faite ses proches, cela va sans dire), elle mérite cependant d’être posée. Ceux de nos lecteurs qui suivent les fils d’information, écoutent la radio, regardent les journaux télévisés, ont forcément été confrontés à ce changement de paradigme. L’enjeu de cette fin d’année, est bien l’état de santé de notre idole nationale. D’heure en heure, nous sommes tous tenus en haleine : les proches se précipitent à l’hôpital (cela est un mauvais signe), le producteur du chanteur, Jean Claude Camus déclare être confiant (cela est une quasi résurrection), Nicolas Sarkozy nous assure qu’il va mieux ""Je lui fais confiance. Il a de la ressource, il l’a montré"" (Cela est une prédication) et enfin le chirurgien français responsable du carnage est molesté durant la nuit du 11 au 12 (Cela ressemble à un bras armé par la justice divine).
Et soudain, une annonce remettant en cause ce bel ordonnancement politico-diplomatique
En ne souhaitant pas être oiseau de mauvaise augure, imaginez quel retentissement aurait ici-bas, l’annonce de la disparition de Jean-Philippe Smet. Bien entendu, et toute séance tenante, le Président de la République, serait contraint de quitter Copenhague, et ses dernières réunions de négociation. Les Présidents des 169 autres représentations, respectant le deuil français, décideront d’ajourner les travaux.
Dans son hommage, teinté d’émotion et ponctué de tics nerveux et autres haussements d’épaules, prononcé en mondovision depuis le Hall d’accueil du Cedar Sinai, Nicolas Sarkozy, déclarera un deuil national d’un mois et s’engagera à la poursuite des travaux de Copenhague. Dans un dernier sanglot, il annoncera, son souhait, de voir la France recevoir les suites du Sommet et annoncera la création d’un Savannah Center à Marnes la Coquette.
Une marée humaine de Gstaad au Panthéon
La fin de l’année 2009, aura été marquée par la plus grande manifestation publique depuis le défilé de soutien à de Gaulle en 1968 : une procession suivant la dépouille de notre plus illustre représentant, se sera rendue de Gstaad au Panthéon. Une marée humaine de plus de 5 millions de personnes aura suivi Johnny, durant les 600 kilomètres séparant le dernier asile fiscal et la dernière demeure du chanteur. Le Président de République en tête du cortège et escorté par l’entente des Hells Angels Neuilly/Montmorency, aura perdu son meilleur ami et 4 centimètres de talonnettes et la planète, aura-elle, perdu tout espoir.





