


Ecrire un livre sur la lutte des classes et le publier dans une maison d’édition qui appartient au groupe Hachette, il y a là une grosse contradiction.
Hachette étouffe petit à petit l’édition en France et ailleurs en contrôlant ou en absorbant des acteurs présents à tous les niveaux. Hachette Livre - une des branches d’Hachette - c’est premier éditeur français, le deuxième en Angleterre et en Espagne, et le cinquième sur le plan mondial. Chiffre d’affaires d’Hachette LIvre pour 2007 : 2130 milliards d’euros…
Hachette c’est aussi :
le premier distributeur de livres en France et dans le monde francophone.
les Relay H dans les gares
les librairies Virgin, Payot…
49% de participation dans les NMPP, la principale structure de diffusion de la presse
le premier éditeur de presse magazine au monde
des chaines de télé, de radio, etc.
Comme on dit on n’est jamais mieux servi que par soi-même !
Hachette est une des branches du groupe LagardèrePublishing un des plus gros fabricant d’armes en France via une autre de leur branche : EADS. Les dirigeants du groupe Lagardère sont bien évidemment très proche des gouvernements Chirac puis Sarkozy.
Avant de publier un livre chez un tel groupe, c’est la moindre des choses de se poser quelques questions. A moins que le seul souci soit d’en vendre le plus possible…
Selon le niveau et le type de revenu dominant il y a trois grandes classes.
La classe des travailleurs salariés au sens large , y compris jeunes en formation, chômeurs RMIstes, retraités… : 90% de la population gagnant pour l’immense majorité moins de 3 SMIC.
La classe des entrepreneurs, travailleurs indépendants, entrepreneurs investisseurs qu’on peut appeler classes moyennes indépendantes et supérieures , généralement de 1 à 10 Smic ;9% de la population
La classe des spéculateurs : le 1% supérieur est passé de 8% du revenu national aux USA en 1980 à 25% en 2006 et vit essentiellement de la spéculation. En France 1% de la population détient plus de 50% des actions et 10% plus de 80%.L’immense fortune accumulée estimée à plusieurs fois la production mondiale leur permet de mettre la main sur les media, les instituts de sondage, la désignation des candidats qui ont une chance et de faire passer des lois qui leur sont favorables.
Une suggestion : pourquoi ne pas populariser pour que tout le monde comprenne la revendication d’un revenu maximum égal à 10 fois le seuil de pauvreté (700 euros) et 5 fois donc le salaire médian (1400 euros) : donc en France 7000 euros, ce qui permet de vivre très bien.
Si un certain nombre de parasites dénués de toute morale humaniste menace de quitter la France bon débarras. Le surplus pourra être affecté à l’impôt donc aux services publics qui servent à tous, à la lutte contre la pauvreté, à l’investissement et aux hausses de salaires, et donc de remettre l’économie et le social sur pied.