Avec son amie intime, Souha, la veuve « éplorée » de Yasser Arafat, Leïla Ben Ali s’approprie un secteur jusque-là à l’abri de ses tentacules : l’Éducation nationale. De quoi rire. Leïla est inculte. D’ailleurs ses gesticulations en vue de se faire attribuer des diplômes universitaires par le biais d’une fac toulousaine ont plutôt fait sourire l’opinion publique. Leïla tient donc à rattraper le temps perdu. Qu’à cela ne tienne, la préférée du Général Ben Ali a décidé de créer une école primaire et secondaire privée. Qui dit privé dit dispensant les meilleurs cours, grâce aux meilleurs enseignants. À 1000DT (600 euros environ) l’année, on imagine le magot dans un pays où l’enseignement prodigué aux élèves a pris un sérieux coup depuis deux décennies… Pauvre Bourguiba qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait parié sur l’enseignement gratuit pour tous et consacré plus d’un tiers du budget de l’État à l’Éducation nationale. Autres temps, autres moeurs. Les budgets les plus mirobolants sont consacrés depuis à la sécurité présidentielle et à la police nationale pour satisfaire les besoins paranoïaques d’une oligarchie constituée du dernier carré d’analphabètes dans le pays.
L’an dernier, le journal opposant L’Audace avait révélé que le clan des Trabelsi était parvenu à obtenir des sujets d’épreuves écrites à l’Université qu’il a pu ainsi « vendre » à des familles pour garantir réussite à leurs progénitures. Cette année, c’est donc la première « Drame » de Tunisie qui se lance dans l’enseignement privé pour mieux mettre à genoux des familles. On se demande déjà si des cours de coiffure seront dispensés aux futurs privilégiés et si les jeux de hasard feront partie des matières principales sous la férule de Belhassen Trabelsi qui, lui, lorgne sur les casinos… Parce qu’avec Leïla Trabelsi, « tout devient possible ».











