Dans le combat des potentielles premières dames, il est un fait, incourtournable. François Hollande, pour énarque et charmant qu’il soit, ne fait pas le poids. Cécilia, son mystère, ses apparitions, son influence auprès de son mari, irriguent les fantasmes, même hors les temps électoraux. Au baromètre du cancan, François fait un flan, quand le couple Sarkoy fait péter « le déconomètre ». Rumeurs les plus veules, histoire les plus glauques, saloperies à la pelle. Cela ne nous regarde pas, mais diable que ça nous intéresse.
Seule information depuis des semaines, « au premier tour de l’élection, dimanche dernier, elle a voté avec M. Sarkozy – et sans doute aussi pour lui. Or c’était la première fois depuis deux semaines qu’on la voyait en public. Et depuis elle a à nouveau disparu » narre le quotidien londonien The Independent. Petit rajout du au Monde, Cécilia a même officié au soir du triomphal premier tour, en réunissant le premier cercle des affidés. Une parfaite maîtresse de cérémonie comme au temps de sa splendide présence, quand elle pouvait d’un mot éjecter le fidèle Brice Hortefeux du staff de campagne ou jeter la lumière sur la sémillante Rachida Dati. Mais de déclarations point, malgré les pressantes demandes de journalistes.
« Dans presque tous les pays démocratiques, une séparation entre le favori de l’élection présidentielle et sa femme, en pleine campagne, serait une nouvelle explosive qui ferait la une des médias », s’amuse, toujours, The Independent. Les Anglo-saxons ne comprendront jamais rien au si latin et si poétique esprit français. Pourquoi informer quand on peut laisser courir la machine à fantasmes ? Surtout avec nos hommes politiques, dont l’opacité patrimoniale et familiale relève de la sacro-sainte exception culturelle.
Sitôt le champagne sifflé, la boîte à ragôts explose. Fort peu discrètement actionnée par l’Élysée, dont officine et hommes de main se plaisent à inonder les journalistes de mails et SMS. Dix minutes après les résultats, les salons parisiens bruissent. Marianne va lancer une bombe : la main-courante qui prouve que Cécilia a été battu par son mari. Raté… Il faut plus gros ! ça arrive ! Cécilia touche un cachet pour chaque apparition, Sarko se morfond et se shoote à tout ce qu’il trouve. Si, si. En sus, attention « fouillez un peu sur les parties fines de NS avec Balkany à Levallois, ils ont la cuisse légère ». Non élire cet homme là à l’Elysée. Pensez ! Le candidat de l’UMP espionne par flics interposés sa première femme en Corse pour qu’elle ne l’ouvre pas. Et cache un fils illégitime avec une de ses conseillères.
Avis donc, aux électeurs potentiels, bayrouistes, lepénistes ou villiéristes : le peut-être prochain président s’avère un toxicomane-paranoïaque doublé d’un proxénète en devenir, sûrement mari brutal, partouzard en diable et père indigne ! Rien de moins.
À croire que l’Élysée fasse peu de cas des talents d’oratrice de Royal. Et que, de salons en salons, il faille bien meubler le vide de la campagne, des discours, des programmes, la crédibilité des promesses voire la fatuité des candidats. À défaut de débats d’idées, restent les ébats d’idées…








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