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Dynastie / lundi 18 juin 2007 par Xavier Monnier
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La dynastie Wade est en marche.

Zéro complexe pour Abdoulaye Wade, le bon président sénégalais, qui a rendu visite à l’immense chef de l’État français Nicolas Sarkozy, le 11 juin dernier à l’Élysée. La vague bleue sénégalaise est plus grosse que la Française. Présidentielles, élu au premier tour avec 54% des voix et 70% de participation. Législatives, 30% de participation maximum certes, mais 100% des députés issus de la majorité présidentielle. Grand chelem pour Gorgui « le vieux » ! Et même niveau filiation, Papa Wade peut la ramener, tant son fils Karim semble en avance sur les rejetons Sarkozy, Louis, Pierre ou Jean.

Karim Wade

Déjà grand manitou des pharaoniques chantiers de Dakar, ordonnateur de la construction du nouvel aéroport Blaise Diagne, GO de l’organisation conférence islamique, Mister K. a même créé son propre mouvement. Un petit récépissé du ministère de l’Intérieur sénégalais, daté du 30 novembre 2006 et tombé sous les yeux de Bakchich en atteste. Dans un style tout administratif, le petit bout de papier acte la naissance de « la génération du concret ». Et ô surprise, bien des noms de l’agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci), que Karim préside, figurent dans le document. Le bon coursier qui a déposé les statuts n’est autre que Thierno Diallo, chargé de mission auprès du directeur exécutif de l’Anoci, Abdoulaye Baldé. Les deux compères ont ainsi glané leur titre de membre fondateur de la « génération du concret », tout comme Cheikh Diallo, l’un des conseillers en communication de l’agence. Et à tout seigneur, tout honneur, Karim s’est vu propulser très officiellement président de ce mouvement « apolitique ». Si, si, a-po-li-ti-que, le terme est inscrit noir sur blanc. Quant aux malandrins qui y verraient un tremplin de l’ambition politique de Monsieur fils, le clan présidentiel a une réponse toute trouvée : « Si Karim voulait faire de la politique, il n’aurait qu’à se baisser pour ramasser le Parti démocratique sénégalais (parti présidentiel où il est encarté) ». Dont acte…

La génération du concret, selon Cheikh Diallo, nourrit d’autres ambitions, « c’est un militantisme de projet ». Une sorte de tontine géante qui vise à accompagner des milliers de citoyens dans la réalisation de leurs ambitions. Et pour se faire, une recette Royal a été mise en place, une démocratie participative à la Sénégalaise. Depuis des mois, « la génération du concret va à la rencontre des Sénégalais, leur demande ce qu’ils attendent, de quelle aide ils ont besoin ». Le mouvement, à en croire ses chantres, rencontre un franc-succès. Des centaines d’associations ont déjà adhéré, des dizaines de projets « accompagnés », pour un total de 100 000 membres recensés. Bref une force de frappe qui n’est pas sans aiguisée des appétits. « Bien sûr que certains viennent vers nous parce qu’ils pensent qu’ils ont un intérêt à se mettre dans le sillage de Karim », susurre un proche.

D’autant que l’action de la génération du concret ne s’écarte pas d’un iota de la vision présidentielle. Et reproduit le schéma déjà mis en place dans le cadre des grand travaux. Inspirateur, Wade père, réalisateur Wade fils et petite nouveauté metteur en scène Cheikh Diallo, qui a fait accoucher Karim du slogan « génération du concret » à l’été 2006. Mais, précise-t-on dans ce petit cénacle, « le mouvement prendra son véritable envol à mesure que les grands chantiers s’achèveront. » « Dès lors qu’il pose une pierre il en reprend une autre, tant il a de l’ambition pour son pays, seule l’intéresse la culture du résultat », se gargarisent ses proches. Quitte à se froisser avec un pan du PDS, qui vit l’action du fils au choix comme un affront, voire une démonstration de leur incompétence. D’aucuns, à la vue de la génération du concret de Karim, se remémorent les débuts politiques d’Abdoulaye Wade. En 1974, Gorgui lança les fonds baptismaux du PDS en avançant masqué face au poète-président Senghor. Son mouvement se voulait un simple « parti de contribution », et non d’opposition. Bon sang ne saurait mentir…

Voir en ligne : in Bakchich # 39

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Forum

  • Wade libitum
    le mardi 26 juin 2007 à 21:08, décomplexé a dit :
    Je n’aime pas ces toubabs qui nous veulent toujours plus petits qu’eux. Il commence son texte par "zéro complexe" ; est-il dépité ou putôt dérouté par ce vieux nègre plus compétent que son facho de président sarko qui refoule les noirs par avion air france interposé ? occupez vous à donner de leçons à vos compatriotes xénophobes et laissez nos tranquilles dans notre embarcation. Vous la voyez chavirer et vous rejettez les nauffragés qui s’aggrippent aux premières branches occidentales qu’ils trouvent…
    • Wade libitum
      le mercredi 22 août 2007 à 18:04, mararoulaye a dit :
      Vous avez plus que raison ,tout ce que ce despote-manipulateur d’elections qu’est Wade ; c’est de placer son fils alors que celui-ci n’a ni la competence ni l’experience de diriger un pays aussi complexe que le senegal.d’ailleurs tout ce qui interesse cet enfant gate et boulimique c’est de detourner les milliards a travers les projets inutiles de son pere grabataire. Mais c’est au Senegalais de se lever pour barrer la route aux forfaitures de cette famille sans scruples. S’ils se laissent faire c’est leur probleme.