Difficile de se faire une place au soleil de Tunisie sans faire de l’ombre au régime en place, surtout pour une représentation diplomatique du pays des droits de l’homme. Chatouilleux sur la question, le régime de Zine Ben Ali, alias Bac moins trois, goûte peu qu’on parle trop de ses geôles ou de sa flicaille très portée sur la torture. Fort poliment l’ambassadeur de France Serge Degallaix ne s’y essaie pas trop. Fin diplomate, le sieur Serge préfère promouvoir le bon goût français. Et chaque année, l’homme se renouvelle. En 2006, son Excellence avait étonné tout son monde à l’occasion d’une petite sauterie organisée en la résidence de France, La Marsa. Soirée payante il s’entend, organisée par son fils dans les locaux d’une propriété étatique. Une certaine conception de l’État à la Française que le monde nous envie.
Pour 2007, l’ami Degallaix a choisi d’honorer une autre des mille facette qui constituent notre exception culturelle : les arts de la table. Bon gré mal gré, Son Excellence s’est mué tout bonnement en homme sandwich, comme l’atteste le document ci-dessous. En fait un joli encart publicitaire pour l’ « école internationale de commerce et de gestion hôtellerie tourisme » (privé et donc payant) Vatel, qui possède une antenne à Tunis. Une « école de goufiats », se moquent de jaloux tunisois. Cerise sur le baklawa, la promotion 2006-2007 porte le nom de son Excellence. Il est encore des hommes qui savent se sacrifier pour la grandeur de la France










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