

Voilà, comme chaque vendredi à midi pétante, ou presque depuis septembre 2006, Bakchich, inlassablement, sort son nouvel hebdomadaire. Un journal tout beau tout frais et plein d’exclusivités à télécharger en ligne, qui concentre le tout meilleur de ce qui sera diffusé dans la semaine sur le site. Du sang de la sueur, des larmes, et un brin de mauvais esprit.
La cinquantaine approche pour Bakchich et avec elle le démon de midi. Mais pas trop de crainte, la chasteté restera de mise, inspirée par Ségolène Royal, madone du Poitou et Jeanne d’Arc auto-proclamée du Parti Socialiste. La dame se met même à réaliser des miracles assistés par ordinateur. Elle change le vin en eau sur sa photo en une de VSD (p.2).
Autre exemple qui saura prémunir Bakchich de la tentation, l’immense patron du Point Franz-Olivier Giesbert. Auditionné par la division nationale des investigations financière, FOG a joué son inimitable numéro de journaliste sans peurs et sans reproches. Les flics en sont encore tout esbaudi (p.3-4).
Et puis si nous pêchons, il sera toujours temps de prendre sa carte à l’UMP, où une deuxième chance est toujours accordée. La preuve avec Dominique Paillé, condamné pour abus de confiance et néanmoins promu secrétaire général adjoint du parti. La prime à la repentance sans doute (p.6).
Il faudra juste, alors, s’employer à rentrer en grâce. L’avocat Robert Bourgi, manitou françafricain par excellence, nous y aidera sûrement. L’as des louvoiements entre Afrique et Elysée, au langage fleuri, saura nous conseiller (p.7), comme il a conseillé tous les démocrates du continent noir…
Au pire un petit exil au pays des bonzes calmera sainement nos ardeurs. Répression, fichages systématique, la junte birmane sait y faire avec les fortes têtes. Et ce ne sont pas les grands groupes gaziers, Total et Chevron qui leur jetteront la pierre (p.9-10).
Vaste est le monde. La Chine où corruption rime hypocritement avec tradition, où exportation se conjugue avec poison, sans que les douanes françaises y trouvent à redire, pourrait nous donner bien des leçons.
Et à défaut de voyage, un petit plongeon dans la presse économique nous transportera. Tous nos espoirs sont en vous M. Arnault, vous et vos futurs Echos….
Bakchich # 49, une invitation au voyage et à l’ascèse.
Méditez bien, sages amis lecteurs.