C’est désormais un secret de polichinelle dans les milieux politiques et médiatiques : la séparation Nicolas-Cécilia n’est plus qu’une question du choix de timing d’annonce pour l’Elysée. Bakchich avait évoqué, dès la semaine dernière, les rumeurs d’une annonce imminente de rupture entre Cécilia et Nicolas Sarkozy. Le week-end, disait-on même dans les rangs de l’UMP. L’Elysée avait mollement démenti, en laissant entendre, off, que Cécilia ne s’était pas pas installée au Château comme prévu. Une manière de laisser transpirer que la rupture était déjà effective, encore officieuse. Vendredi matin, l’Est Républicain a relancé les spéculations, affirmant sur son site web que la séparation pourrait être annoncée par l’Elysée dans la journée et précisant qu’une procédure de divorce devrait rapidement être introduite auprès du tribunal de Nanterre. Cécilia, dans la foulée, s’expliquerait - selon le quotidien - sur le sujet dans un magazine. Le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, interrogé vendredi, a souhaité ne faire « aucun commentaire sur ce genre de rumeur ». Nuance : il ne s’agit plus de démenti formel. Juste d’un « no comment » langue de bois. La confirmation n’est pas venue dans la journée de vendredi. Mais tout porte à croire qu’elle n’est que retardée, reportée peut-être jusqu’en début de semaine, préparant ainsi les médias et l’opinion à la réalité probable d’un président célibataire.
Un « Beaugrenelle » à La Villette ? Une quinzaine de salles de cinéma et 11 000 m2 de commerces dédiés à « l’achat plaisir » : telles sont les données de base du projet retenu par le Conseil d’Administration de la Cité des Sciences et de l’industrie pour l’aménagement de la 4ème travée du site de la Villette. D’un montant de 47 millions d’euros, ce projet sera examiné par la commission départementale d’équipement cinématographique, l’organisme chargé de valider l’implantation des multiplexes comme… des grandes surfaces ! Y siègent des représentants de la ville de Paris dont le maire du XIXème arrondissement, Roger Madec. Présenté par ses promoteurs comme « un pôle mariant culture, loisirs, commerce et innovations technologiques », ce projet baptisé du doux nom de « Villette Perspective » affiche l’ambition de devenir « un lieu d’avant-garde dédié à la découverte, à la création ». Pourtant, le lauréat, Maurice Bansay, et sa société Apsys, sont déjà les heureux promoteurs du « nouveau Beaugrenelle » dans le XVème ainsi que de nombreux centres commerciaux géants en France et en Europe. Pas vraiment des lieux de création. Bansay jouit d’une vraie notoriété en Italie. Dans les années 90, l’une de ses sociétés, Trema, faisait la une de la presse suite à l’arrosage – tous azimuts - de la classe politique turinoise. Deux milliards de lires destinés à faciliter un très gros marché du centre commercial. Un scandale qui devait entraîner l’audition du « Cavalière », Silvio Berlusconi, le 19 avril 1994.
Cécilia dans sa réserve. Selon le quotidien La Tribune de Genève, Cécilia Sarkozy s’est bien réfugié il y a trois semaines à Genève, séjournant deux nuits à l’hôtel La Réserve. Cet établissement de grand luxe, avec ses 102 chambres dont 17 suites au parquet huilé, décorées de marbre, de granit noir et d’acajou, avec jacuzzi privé, se présente comme un véritable sanctuaire : « Aussi idéale pour les affaires que pour un séjour d’agrément, La Réserve est située sur la rive droite du lac Léman, dans un parc de 4 hectares, à 5km du centre-ville de Genève et à 3km de l’aéroport international de Genève-Cointrin ». Pratique pour aller et venir discrètement. Petit détail amusant : cet établissement est très couru par le gotha français. C’est là que sont, par exemple, venus festoyer, en juin 2005, les membres du Club parlementaire des amateurs de Havane, présidé par l’inimitable André Santini. La centaine de convives (députés, sénateurs, élus de tous bords) étaient invités, comme chaque année, par la célèbre boutique de cigares de Genève, Gérard & Fils, qui est aussi le fournisseur occasionnel des cigares de… Nicolas Sarkozy.










