Tout a débuté début octobre, quand Bakchich a écrit que dans les milieux proches de l’Elysée, on parlait beaucoup, sur le ton de la confidence, de l’imminence du divorce de Nicolas et Cécilia. Une information que l’Elysée a aussitôt qualifiée de rumeur et refusé de commenter. Ne s’agit-il pas de la vie privée ?
Pourtant, à l’Elysée, off, personne ne démentait formellement l’information. Le chef du service de presse faisait même remarquer que les travaux des appartements privés de l’Elysée, où le couple avait annoncé qu’il s’installerait en septembre, n’avaient jamais été entamés. Qu’il n’était plus question de statut pour la first lady…Il avait été également dit par l’Elysée, début juillet, que Cécilia se donnait quelques semaines de réflexion, jusqu’à septembre, pour préciser le rôle qu’elle entendait jouer. Et puis rien. Non, la seule question à laquelle personne n’obtenait la moindre réponse, c’est la date de l’annonce officielle de la séparation. Les négociations entre les époux semblaient s’éterniser. Et les Sarkozy s’étaient mis d’accord pour ne communiquer l’information que quand le divorce aurait été prononcé.
Vendredi 12 octobre, la rumeur avait enflé. Le site web de l’Est Républicain annonçait même que le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, allait l’annoncer dans la journée. Information prise au sérieux dans la mesure où c’est un journaliste de ce quotidien, Yves Derai qui avait recueilli l’interview de Cécilia sur son rôle en Libye et que ce dernier est resté en contact avec l’épouse du président. Les rédactions se préparent à des flashs spéciaux… Faux scoop. En réalité Yves Derai n’était pas à l’origine de cette information. Il pique une colère. Le journal retire précipitamment l’info de son site.
Et, interrogé, en marge d’une visite du président en Normandie, le porte-parole de l’Elysée apportait à nouveau un vague démenti : « Je n’ai aucun commentaire à faire sur des rumeurs de presse ». Jointe par l’agence de presse AP, Carina Alfonso-Martin, l’attachée de presse de Cécilia Sarkozy déclarait : « On ne peut pas faire de commentaires sur toutes les rumeurs comme ça ».Rebelote durant le point de presse de David Martinon, porte parole de l’Elysée, le 15 octobre au matin : à six reprises il répond aux journalistes qu’il n’a pas de commentaire à faire. En réalité, tout le monde a compris, dans le petit cercle du pouvoir, que le couple s’acheminait vers une rupture. Nicolas n’est pas apparu en compagnie de Cécilia depuis leurs vacances aux Etats-Unis. Début octobre, alors que Xavier Darcos est photographié en compagnie de son épouse, recommandation est faite aux ministres de ne plus apparaître en couple. Pour ne pas souligner l’absence de la femme du chef de l’Etat !
La dernière apparition publique de Cécilia date de l’enterrement de son premier époux Jacques Martin à Lyon le 20 septembre, aux côtés de ses filles Judith et Jeanne-Marie, Cécilia est . Le jeudi 4 octobre, on l’a aperçue à l’avant-première du Roi Lion, où elle est venue avec son fils Louis et un de ses petits camarades. C’est le président de Publicis, Maurice Lévy qui l’accueille et l’assied au premier rang, à ces côtés. Cécilia est d’ailleurs arrivée dans une voiture immatriculée 78 (Yvelines) accréditant la rumeur selon laquelle elle s’est installée à la Lanterne, à Versailles.
Dans le petit milieu qui gravite autour de la présidence, on explique également, off, que le secrétaire général de l’Elysée, le préfet Claude Guéant a fini par se saisir du dossier pour accélérer la procédure de divorce. Lui qui avait largement contribué à protéger Cécilia et à promouvoir au sein de l’équipe, ceux qu’elle aime bien, pour lui être agréable.
Mais la situation était devenue ingérable. La mésentente du couple commençait à empoisonner le bon fonctionnement de l’Elysée. Non seulement elle n’a été présente à aucun des déplacements présidentiels officiels à l’étranger depuis le G8 d’Allemagne en juin, pendant lequel elle avait d’ailleurs écourté son séjour, mais elle décommandait ses rares engagements au dernier moment. Qu’il s’agisse de la visite aux Bush ou du déplacement à Sofia. Et puis, la tradition veut que quand un chef d’Etat étranger rend visite au président, c’est l’épouse de ce dernier qui se charge du conjoint. Déjeuner, visites… Cécilia ne veut pas en entendre parler. Difficile de trouver à chaque fois des excuses valables. Celui qu’on appelle le cardinal, Claude Guéant, a donc pris les choses en main. S’efforçant de trouver un compromis dans cet épineux dossier. De satisfaire Cécilia qui veut conserver un certain train de vie. Mais en République, difficile d’octroyer à l’ex-première dame de France un statut particulier. Quoiqu’il en soit, la première dame de France ne devrait plus participer à aucune manifestation officielle. Elle n’ira pas au Maroc avec le président de la république la semaine prochaine. L’Elysée n’a donné aucun motif à cette absence. L’insistance des rumeurs a sans doute contraint les époux à accélérer le calendrier.
Ce n’est pas la première séparation, ni la première procédure de divorce. En 2005, alors que Cécilia était partie habiter New York avec Richard Attias, l’avocat Georges Kiejman ( qui râle désormais beaucoup), avait été chargé de mettre au point un protocole à l’amiable . Protocole qui avait achoppé sur le droit de garde de Louis. Impossible pour le ministre de l’Intérieur de l’époque d’accepter que son fils habite les Etats-Unis. Le couple avait tenté de se réconcilier.
Fin juin 2006, le retour de Cécilia avait été soigneusement orchestré : lors d’une visite en Guyane, photographes et cameramen font le plein d’images du couple à bord d’une pirogue. Images d’un bonheur retrouvé. La procédure de divorce est abandonnée. À la demande de Nicolas Sarkozy, les éditions First renoncent à la publication du livre de Valérie Domain. La chef du service Informations Générales de l’hebdomadaire Gala y racontait en détails la vie de Cécilia, qui avait donné son accord, avant de se rétracter. Ensuite, durant la campagne, Madame Sarkozy est restée en retrait, n’apparaissant pas dans les meetings du candidat Sarkozy.
Le 6 mai 2007, elle n’était pas allée voter au second tour de l’élection présidentielle. Le soir, place de la Concorde elle est apparue lointaine, absente. On a beaucoup dit que c’était pour lui faire plaisir que le président nouvellement élu avait demandé au dernier moment à l’industriel Vincent Bolloré de lui prêter son yacht, pour une courte croisière, au large de Malte. Ce soir là, il promet : « Vous avez aimé Jackie Kennedy, vous allez adorer Cécilia ». Et durant la campagne il avait dit : « Si je suis élu, ma femme jouera un rôle. » Cette promesse là ne sera pas tenue !








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