


Je garde votre titre : il est excellent et tout est dit…
La mort de Barre a été une mauvaise nouvelle. Peut-être moins mauvaise, toutefois - il reste un certain nombre de témoins, assez en tout cas pour démasquer cette pantalonade -, que celle de la nomination de Le Mesle au poste de procureur général par Chirac. Juste avant de partir de l’Elysée, bien entendu.
Que fallait-il attendre d’autre de ce valet, sachant que pour se défendre des attaques dont il était l’objet - si tant est qu’il ait eu à se défendre - Robert Boulin détenait semble-t-il des documents sur le financement du RPR. Le lecteur aura bien sûr compris de quel type de financement il s’agissait. Fabienne Boulin-Burgeat est dans le vrai : il y a encore aujourd’hui des protagonistes de ce complot - car c’est bien le mot -, des protagonistes politiquement "visibles". Elle a également raison quand elle dit que "les magistrats passent"… Et enfin, je pense qu’elle l’a bien compris, le temps travaille pour elle.
Le pire - outre la passivité de nos chers confrères journalistes devant une décision aussi ahurissante que celle-ci - c’est que je suis persuadé que Le Mesle peut toujours se regarder dans une glace. Qu’il en profite bien : The times, they are a changin’, a chanté Dylan à une époque. Il devrait la ressortir : le quatrième pouvoir est ligoté ? Pas grave : le cinquième arrive, avec des sites comme le vôtre.
Que Fabienne Boulin-Burgeat ne se sente pas isolée et, surtout, qu’elle crée son association. D’autres dossiers à charge contre cette Ve République d’assassins et d’escrocs vont ressortir. Et cette république monarchique, monarchie républicaine ou encore république bananière, il faudra bien qu’elle se confesse, avant de mourir.