Belhassen Trabelsi, le frère aîné de Leila, l’épouse du président Trabelsi, vient encore de frapper un coup en s’associant avec le mensuel économique libanais Al-Iktissad Ouaâmal (Economie et affaires). Ce dernier étant spécialisé dans l’organisation de colloques, Belhassen a profité des festivités du 20ème anniversaire de la prise du pouvoir par beau-papa pour faire débourser à l’État 475000 dinars (répartis à égalité entre Belhassen et ses associés) en contrepartie de l’organisation de cette manifestation. Très pot de colle ce soir-là, le fiston de Leila en a profité pour draguer les nombreux hommes d’affaires du Golfe présents. Dans sa ligne de mire : Mohamed Al-Guergawi, ministre émirati et président de Dubaï Hoding qui a annoncé 15 milliards de dollars d’investissements en Tunisie. Ne souffrant aucune concurrence, Belhassen a même ordonné aux membres du service du protocole présidentiel de ne laisser personne s’approcher de sa poule aux œufs d’or !
Le clan Ben Ali pas en reste
La soeur du Général-Président, Najet Ben Ali, a raflé plus de 60% du marché tunisien de la friperie. N’étant pas de ce milieu, elle a décidé de “vendre” cette concession à des professionnels triés sur le volet et qui, moyennant finances, revendent les fripes en question. Il leur est toutefois formellement interdit de mettre la main sur les vêtements de luxe (soieries, fourrures…) qui représentent en moyenne 10 % de la marchandise.
Celles-ci sont réservées à sœur Najet qui les asticotte et les revend au prix fort (et du neuf) dans les sept boutiques de luxe qu’elle possède en Europe : trois à Paris, deux à Bruxelles et deux à Rome. Si seulement ses clientes s’en doutaient…
Tous les invités de la manifestation - une petite centaine - ont été logés au prix fort à l’hôtel Le Palace, dans la banlieue chic de Gammart. Croustillant quand on sait que ce cinq étoiles a été repris pour un franc symbolique par Belhassen. À l’époque, ses propriétaires saoudiens et koweïtiens se battaient au sujet de la gestion de l’établissement aux pertes abyssales et à l’ardoise bancaire carabinée. Belhassen a alors demandé aux associés de lui céder l’hôtel avec son passif et de disparaître de la circulation. Ce qu’il obtient en quelques semaines. Puis il a ordonné aux banques de ne plus parler de créances mais de « créances irrécouvrables ». Les pauvres peinent à s’en remettre.








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