Paris-Match : pas de portrait de Carla Bruni. Dans le sujet de 16 pages que publie Match sur Nicolas Sarkozy, mercredi 19 décembre, comportant des photos exclusives de Bettina Rheims, qui a suivi le chef de l’Etat pendant une dizaine de jours, les lecteurs ne liront pas l’article sur Carla Bruni. Ecrit par une rédactrice en chef de l’hebdomadaire, le papier racontait pourtant ce que narre depuis deux jours le reste des quotidiens, la vie mouvementée de l’ancienne mannequin, chanteuse, compagne de Sarko… En vain : il est resté dans un tiroir, selon le principe cher à Roger Thérond, le légendaire patron de l’hebdo : « La richesse de Match, ce sont ses non-parus ». Réunie en assemblée générale le 18 décembre, la SDJ de Paris Match a regretté « qu’aucun témoignage racontant, selon la tradition du magazine, les coulisses de ce reportage ne soit venu donner du sens [au] sujet ». Ayant eu vent de la possible embauche de la journaliste du Figaro Anne Fulda, l’ancienne compagne de Sarko, la SDJ en profite pour taper du poing sur la table : « Dans un contexte où des membres de la rédaction sont invités à partir dans le cadre d’un plan de départs volontaires visant à réduire la masse salariale, où de nombreux pigistes réguliers ne sont pas titularisés, ce recrutement « imposé » ne semble pas s’imposer ».
La patronne de la PJ, Martine Monteil, pas encore préfète… La directrice de la PJ au ministère de l’Intérieur Martine Monteil attendra encore un peu avant d’obtenir son joujou de préfète, avec à la clé sa nomination annoncée à la zone de défense de la préfecture de police de Paris. Le jeu de dominos programmé pour lui succéder à la tête de la PJ impose qu’elle reste quelques mois supplémentaires, ce qui ne l’enchante guère. Prévu pour lui succéder, Christian Flaesch, est un trop récent patron de la police judiciaire parisienne pour se permettre de déjà quitter son poste et rejoindre le ministère.
Libye : des contrats de défense enterrés. La visite en France du guide libyen Mouammar Kadhafi n’y a rien fait. L’office français d’exportation de matériel de défense – marchands d’armes en langage courant -, la Sofema, n’est toujours pas bienvenue à Tripoli. Les deux contrats qu’elle avait signés avec le régime du Guide en 2006 sur la surveillance des frontières et la remise en vol d’avions Mirage sont enterrés. Pire, un léger différent commercial l’oppose toujours à Roger Tamraz, l’intermédiaire proche du beau-frère de Kadhafi, Abdallah Senoussi. Il réclame toujours ses huit millions d’euros de commission sur le contrat avorté de remise en état des zincs libyens. Un dû, selon lui, que la Sofema essaie de renégocier à la baisse… histoire d’éviter un procès peu porteur pour les affaires !










