Souvenez-vous du « scandale Bolufer » : on apprenait, en décembre, que le directeur de cabinet de Christine Boutin, l’homme qui dénonçait courageusement les Français disposant d’un logement à bas prix, alors qu’ils sont dotés d’un salaire confortable, profite lui-même, à Paris, d’un appartement de standing de 190 m2 pour un loyer très en dessous du prix du marché ! L’histoire de Bolufer, emblématique, relance une polémique : comment sont attribués, aujourd’hui, les logements sociaux parisiens ?
Avant Bertrand Delanoë, sous les mandats de Jacques Chirac et de Jean Tibéri, les maires de droite distribuaient, comme ils voulaient, les beaux appartements à petit loyer à leurs amis et à leurs collaborateurs. Delanoë a mis fin à ce système de copinage en 2001, en instaurant, dans chaque mairie parisienne, des commissions pluralistes qui sélectionnent les demandeurs. Mais cette politique de transparence se heurte encore à cinq maires UMP, qui refusent d’installer ces commissions, et continuent de gérer, seuls, et sans aucun contrôle démocratique, les attributions de logements sociaux.
Bakchich a questionné l’un de ces maires UMP parisiens qui résistent à la transparence. Accrochez vos ceintures… Le maire du 8ème arrondissement nous explique ses raisons, admet une « magouille » généralisée, et nous révèle comment il s’y prend, lui, pour sélectionner les demandeurs !










