

Les bourdes de la mairie de Paris, MAM et les péripéties de la fusion RG/DST, Davos, la tentation terroriste en Birmanie, Bush et l’Iran, les fonds souverains du Golfe… tel est l’alléchant programme du n°64 de « Bakchich ».
Ô lecteurs, l’aube du changement point, et avec elle, les prémices des jours nouveaux. Et ce temps de toutes les transitions est aussi celui de tous les bilans. Bakchich, comme toujours, éclaire vos pas de sa satirique lumière.
À Paris, comme dans toutes les villes de France, les municipales approchent. Le sémillant Bertrand Delanoë, en campagne pour sa réélection, a honoré une partie de ces promesses ; pour le reste, c’est dans le livre d’Yvan Stefanovitch, « Bertrand le magnifique » (Flammarion, parution le 25 janvier) dont nous publions les bonnes feuilles.
Chez les services français, la réorganisation est aussi en marche. Mais la mutation s’annonce douloureuse. Pendant que MAM s’ennorgueillit de remettre au goût du jour la police de proximité, les différents services des RG qui doivent fusionner avec la DST se demandent ce qu’ils vont devenir exactement. Chaude ambiance.
À Davos, l’ère des changements est aussi en marche, avec des pays dits « émergents » un peu plus associés au forum économique mondial qu’auparavant. Mais cette 38e édition, qui se tient dans quelques jours, ne s’annonce guère passionnante.
La Birmanie connaît une transformation bien plus profonde. Devant l’échec de la « révolution safran » et de la révolte des Bonzes, les plus zélés ennemis des généraux envisagent tout simplement de recourir à des méthodes un peu plus musclées. Celles de certains des voisins : le terrorisme. Quelques jolies explosions ont déjà inauguré ce nouvel esprit…
L’ami Bush, en revanche, tient toujours le même discours. Brandissant en continu, et avec sa finesse habituelle, le « danger iranien », le président américain essaye d’en convaincre les monarchies du Golfe. Pendant ce temps, avec leurs immenses « fonds souverains », ces fortunés pays pétroliers tentent d’acquérir des entreprises occidentales. Malin. Quand à la Chine, elle mime l’ouverture et les réformes, mais préfère entretenir l’héritage maoïste.
Heureusement, dans ce climat d’effervescences, Bakchich sait maintenir une certaine stabilité. C’est donc avec un bonheur certain que vous retrouverez les chroniques habituelles, des médias aux livres, de Noël Godin au Prince Pokou.
Nous sommes là, ô lecteurs, pour vous guider dans les lueurs de l’information et du mauvais esprit.