Le coup de fil de Sarko à Martinon. C’est dimanche soir, quelques heures avant le départ de Nicolas Sarkozy, que ce dernier a prévenu par un coup de téléphone David Martinon qu’il ne l’accompagnerait pas en Guyane, contrairement à ce qui était prévu. « Tu comprends, je ne vais pas emmener là-bas avec moi les problèmes de Neuilly », lui-a-t-il asséné. Selon des témoins, Sarko a remonté les bretelles de son porte-parole à propos de la campagne de ce dernier à Neuilly. « Je t’ai confié Neuilly, je t’ai confié mon fils, et voilà ce que tu en fais », lui a reproché Sarko, paraît-il ivre de rage. On connaît la suite.
Madeleine Chapsal balance sur Danielle Mitterrand. Dans son Journal d’hier et d’aujourd’hui (Fayard), en librairie ce mercredi 13 février, l’incorrigible graphomane (elle publie en même temps C’est tout un roman, toujours chez Fayard), l’ex jurée du prix Fémina revient sur son exclusion du dit Prix et s’en prend à l’ex-Première dame Danielle Mitterrand (p. 107) : « Elle n’est pas intelligente, en tous cas pas assez, ce qui explique son relatif échec auprès du grand public. Et aussi de son mari. J.J. [ndlr : Jean-Jacques Servan-Schreiber] quand il allait voir un homme pour lui d’importance, le souhaitait sans son épouse. Chaque fois qu’il revenait de Latche et qu’il s’y était trouvé en même temps que Danielle, il me disait qu’elle parlait "mal" à son mari. Pour lui, rédhibitoire ! »
Société Générale : pourquoi les banques imposent une décote. En annonçant le 24 janvier une augmentation de capital de 5,5 milliards pour couvrir notamment les pertes attribuées au trader Jérôme Kerviel, le P-DG de la SocGen, Daniel Bouton, plastronnait en indiquant que l’opération était garantie par deux grands établissements américains, JP Morgan et Morgan Stanley. Mais ceux-ci ont imposé leur condition : que l’augmentation de capital soit réalisée avec une décote de 39%. Les actionnaires actuels de la banque vont pouvoir racheter des actions à 47,50 euros alors que le cours était de 77,72 euros vendredi soir 8 février. Il faut dire que les investisseurs ne sont pas très chauds pour investir dans une banque à la réputation écornée. JP Morgan et Morgan Stanley ne veulent pas rester avec un paquet de titres sur les bras. Il faut dire que les banques qui ont organisé en décembre le placement de 2,5% d’EDF détiennent encore des actions qu’elles n’arrivent pas à placer.
Société générale, suite : le jeu de Michel Pébereau. BNP Paribas joue au chat et à la souris. La banque présidée par Michel Pébereau ne cache pas sa volonté de s’emparer de la SocGen. Mais pas question de payer le prix fort. Elle a profité de l’annonce des modalités de l’augmentation de capital à un prix bradé (39% de décote) de sa rivale pour faire savoir qu’elle ne lancerait pas de bataille boursière. Conséquence : le cours de de la Générale a accentué sa baisse pour perdre plus de 5%. Cela étant, SocGen vaut encore 34 milliards d’euros en bourse, contre 53 milliards pour BNP Paribas. Nul doute que celle-ci va tout faire pour faire baisser encore la facture d’une éventuelle OPA. En attendant, Pébereau fait le tour des ministères pour demander que des banques espagnole et italienne, qui lorgnent sur la Générale, ne puissent pas s’en emparer.
Fourniret à son procès sans avocat. En fin de semaine dernière, Michel Fourniret a confirmé de vive voix au président de la Cour d’assise des Ardennes, Gilles Latapie, ce qu’il avait annoncé à ses avocats en janvier : il se passera de leurs services durant les deux mois du procès qui s’ouvrira le 27 mars. Accusé de sept homicides, il répondra lui-même aux questions, s’il l’estime utile, manière de dire au magistrat de Charleville-Mézières qu’il se garde le droit de refuser de se présenter devant la Cour. Le président Latapie a néanmoins commis d’office maître Blocquaux, l’un de ses trois avocats, pour assurer une défense… passive de deux mois. Michel Fourniret comparaîtra donc en présence d’un avocat condamné au mutisme…










