Bon j’avoue que depuis que je traine sur ce site je me suis habitué à la fiction marocaine. Vous avez réduit le grand Si Kaddour Benghabrit à un simple interpète et de drôle d’imam, vous en tiendrez compte lors du jugement dernier, voilà son histoire :
Haut fonctionnaire du Makhzen , Kaddour Benghabrit est d’origine algérienne, d’une notable famille tlemcenienne issue d’al-Andalus. Après avoir fait de brillantes études secondaires, il débuta sa carrière professionnelle, en Algérie, dans la magistrature. En 1893, il regagna le Maroc en qualité d’interprète de la légation de France à Tanger. Son érudition et son intelligence l’ayant mit en relief, il fut rappelé pour remplir plusieurs missions auprès du Makhzen et se révéla ainsi un politicien et un diplomate de marque. Il a dirigé plusieurs ambassades tant à Paris qu ’à Saint-Petersbourg. En 1902-1903, il fit parti de la commission chargée de la délimitation de la frontière algéro-marocaine.En 1906, il fut envoyé au Hedjaz et oeuvra pour faciliter l’accomplissement, en toute sécurité, du pèlerinage et pour garantir le bien-être à ses coreligionnaires durant leur séjour dans les Lieux-Saints. Il organisa les habous et en 1907, il fut nommé Président de la Société des habous des Lieux-Saints. Sur son initiative, il fonda à Paris l’Institut marocain dont le but est de venir en aide, tant au point de vue spirituel que matériel, à tous les musulmans habitant ou visitant la métropole. Kaddour Benghabrit, Grand Chancelier de l’Ouissam Alaouite, Grand chef du Protocole et Haut dignitaire de tout Ordre, fut nommé Ministre plénipotentiaire honoraire depuis 1925.
Il est le fondateur de la grande mosquée de paris, et durant la seconde guerre mondiale a sauvé des dizaines de juifs de la mort, voilà l’histoire d’un juif d’origine algérienne qui fut sauvé par Si Kaddour Benghabrit :
Salim Hilali est né à Bône (Annaba) en Algérie le 30 juillet 1920, d’une modeste famille de boulangers Juifs, originaire de Souk Ahras. berceau d’une des plus grandes tribus Chaouia, les Hilali. Très jeune, il quitte ses parents et débarque à Marseille en mars 1934 d’un bateau "moutonnier". Il "monte" à Paris pour l’Exposition universelle de 1937. Il y commence une carrière de chanteur espagnol. C’est sa rencontre avec les chanteurs Bachtarzi Mahieddine et Mohamed Elkamal qui marquera le début d’une carrière fabuleuse de chanteur oriental. En 1938, il fait la tournée des capitales européennes avec la troupe de Mahieddine et, la même année, il se produit dans un spectacle grandiose dans le plus grand cinéma de Marseille, place du Théâtre. Il ne tarde pas à "monter en flèche". Malgré son amour pour le chant espagnol il est resté très attaché à la musique algérienne et il détiendra le record de la vente des disques en Afrique du Nord.
En 1940 il fut sauvé des camps de concentration grâce à l’intervention de Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Mosquée de Paris, qui lui délivre une attestation de conversion à l’islam au nom de son père et qui pour corroborer cela, fait graver le nom de son père sur une tombe abandonnée du cimetière musulman de Bobigny. De plus il le fait engager au café de la Mosquée de Paris où il s’est produit régulièrement avec des artistes aussi importants qu’Ali Sriti et Ibrahim Salah. En 1947, il crée un cabaret "Ismaïlia Folies" dans l’hôtel particulier de Ferdinand de Lesseps, avenue Montaigne à Paris. En 1948, il en crée un second, "Le Sérail", rue du Colisée.
Votre roi à qui vous baisez la main et qui pour moi n’a plus de valeur que le commun des mortelles, a été conseillé par Si Kaddour Benghabrit.
Il suffit de taper son nom sur google pour voir que c’est un personnage hors du commun, et toi marocain de je ne sais d’ou tu sors, tu viens comme à ton habitude placer tes mensonges.