Mittal passe un savon à la communicante Anne Méaux. Alors que Lakshmi Mittal, le milliardaire indien qui a fait une immense fortune dans la sidérurgie, avait prévu de racheter la semaine dernière en son nom au financier Romain Zaleski pour plus 500 millions d’euros d’actions de son groupe ArcelorMittal, la publication d’une info sur le site Capital.fr a fait capoter l’opération. Après Gandrange, son usine en pleine restructuration, et les bénéfices records de 10,4 milliards de dollars d’Arcelor annoncés le 13 février, Mittal a finalement racheté les titres à 46,6 euros l’unité, pour un volume équivalent à 1 milliard d’euros, mais pas en son nom propre. Cela aurait fait mauvais genre, alors que les salariés de Gandrange sont en train de perdre leur job, en dépit de ses promesses. La boîte a donc été chargée de passer à la caisse. Et Anne Méaux, la communicante de choc, conseillère de la moitié du CAC 40, s’est fait passer, à entendre les mauvaises langues, un savon mémorable pour son incapacité - selon Mittal - à tenir la presse…
Succès pour la revue XXI . La revue de reportages XXI, lancée par Laurent Beccaria (des éditions Les Arènes) et Patrick de Saint-Exupéry (ex du Figaro) en janvier 2008, est un vrai succès. Le premier numéro, déjà bénéficiaire, a été tiré à 45 000 exemplaires. Et les lecteurs en redemandent. Aussi un retirage de 8 000 à 10 000 exemplaires est en cours. Beccaria se félicite de ces excellents résultats, qui confirment le choix éditorial, une série de reportages approfondis et déconnectés de « l’actu », écrits ou en bandes dessinées, sur un format original (198 pages), et le système de diffusion, une vente en librairie. Aujourd’hui, le deuxième numéro est en cours de préparation. Il devrait sortir en avril prochain. Qui a dit que la presse écrite était en crise ?
Justice : le « libre débat » sur le rôle des médias. Le journaliste (ex du Monde) et écrivain Daniel Carton (par ailleurs vice-président du club des amis de Bakchich) a été relaxé jeudi 21 février dans l’affaire qui l’opposait à trois journalistes politiques qui « suivaient » la candidate Ségolène Royal pendant la campagne de la présidentielle. Isabelle Mandraud (Le Monde), Françoise Degois (France Inter) et Ilana Moryoussef (France Info) lui reprochaient les pages de son livre, Une campagne off : Chronique interdite de la course à l’Elysée (Albin Michel), où il estimait qu’elles couvraient la campagne de Ségolène avec des yeux de Chimène, comme Bakchich l’avait raconté. Le jugement note que la tonalité du livre est « ironique, caustique, si ce n’est misogyne ». Mais le livre ne dépasse pas les limites d’un « libre débat » sur le rôle des médias et la vie politique. Les plaignantes ont dix jours pour faire appel.










