Il était minuit lorsque j’ai quitté, hier soir, la soirée électorale organisée par Patrick Devedjian à Nanterre, au Conseil général des Hauts-de-Seine. Et plusieurs pontes de l’UMP du 92 n’avaient toujour pas pointé leur nez.
Manuel Aeschlimann pour commencer. Le maire UMP sortant d’Asnières, qui s’est pris une grosse claque hier (41% des voix, dix points de moins qu’en 2001, où il avait été élu au premier tour) pourrait même être battu dimanche prochain par une improbable alliance entre les trois listes de ses ennemis (socialiste, divers droite et modem), qui présentent ce matin leur union de deuxième tour.
A part ça ? Gros soulagement entre les rondelles de saucisson et les terrines de paté qui parfumaient la pièce, encerclée par de grands panneaux affichant les scores des candidats du département.
L’UMP tient bon dans le fief du président.
André Santini, un peu amaigri depuis son accident de santé, promenait sa mine ravie : il est élu dès le premier tour à Issy-les-Moulineaux. Philippe Pemezec est lui aussi réélu dans un fauteuil au Plessis-Robinson, de même que Philippe Juvin à La Garenne-Colombes, Jacques Kossowski à Courbevoie ou Patrick Balkany à Levallois-Perret.
Seules les villes où la droite s’est déchirée au premier tour, comme Boulogne-Billancourt ou Neuilly, laissent encore durer le suspense…
Quant à Jean Sarkozy, élu dès le premier tour aux cantonales, il ne le doit, disait l’une des matronnes présentes hier soir, qu’au cierge qu’elle avait allumé pour lui à Saint Jean-Baptiste de Neuilly ! Son prédécesseur, Louis-Charles Bary, avait obtenu 72% des voix en 2001… Le jeune Sarko, lui doit se contenter d’un maigre 52%.






