Comme il est loin le temps où Nicolas Sarkozy promettait de pendre les faussaires des listings Clearstream à des « crocs de boucher », selon son expression hasardeuse. Depuis, la boucherie est fermée, les sondages sont en berne…
Naturellement, la conviction du chef de l’Etat et de son fidèle bras droit Claude Guéant n’ont pas varié. Le 28 février 2005, Sarko avait pris à partie violemment Yves Bertrand, l’ancien patron des RG, l’accusant lui et son ami Philippe Massoni (l’ancien préfet de police de Paris et ex-conseiller très spécial de Chirac à l’Elysée) d’être les cerveaux de cette médiocre affaire. « Depuis, confiait récemment Claude Guéant au Canard (26/03), nous n’avons recueilli aucun élément susceptible de nous faire changer d’avis ».
L’Elysée n’a pas changé d’avis, mais assurément de stratégie. L’avocat de Sarko, Thierry Herzog, se révèle être l’homme de la réconciliation. Et pour cause, Herzog fut très proche de Villepin et de son entourage entre 1998 et 2002. À l’époque où Chirac s’était réconcilié avec Sarko, et pas encore fâché avec lui.
Les seules cibles de Maitre Thierry Herzog sont ce pauvre Imad Lahoud, forcément coupable, et l’ancien haut cadre d’EADS, Jean-Louis Gergorin. Avec accessoirement, Dominique de Villepin. Les deux juges savent que les convictions intimes de l’avocat du président de la République, reprises par de multiples journalistes d’ « investigation », valent, forcément, toutes les preuves.
Les vingt-huit carnets saisis chez l’ancien patron des RG, en février dernier, ne passionnent guère les juges d’Huy et Pons. Et c’est bien dommage ! Lire ici.










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