A Asnières-sur-Seine, les conseils municipaux se suivent, mais ne se ressemblent pas… Celui du lundi 7 avril était le premier réunissant la nouvelle majorité, soit la coalition PS-Centre-divers droite qui, au terme d’une campagne acharnée, a défait l’un des hommes forts de la Sarkozie, Manuel Aeschlimann.
Un moment difficile pour cet étoile montante de l’UMP qui abandonne donc son fauteuil de maire - pris par le nouvel élu Sébastien Pietrasanta - pour siéger donc désormais sur les bancs de l’opposition.
« L’ancien maire nous a menti »
Vae victis ! Malheur au vaincu ! Comme un malheur ne vient jamais seul, voici que Cyrille Dechenoix, conseiller municipal UMP - lequel appartenait il y a encore un mois à la majorité municipale - prend la parole pour une exécution publique de son ex-chef de file. Dans un silence religieux, Dechenois explique qu’il découvre avoir été trompé, abusé par Aeschlimann.
« L’ancien maire nous a menti (…) Je me refuse à cautionner plus longtemps l’inacceptable ! », explique l’ancien adjoint.
La salle retient son souffle, tant chacun est conscient de la violence de la charge et certainement de la part d’injustice qu’il y a « découvrir » l’inacceptable au lendemain de la défaite.
Impassible (au premier plan de la vidéo), ou tentant de paraître tel, le maire déchu essaie de faire bonne figure. Ce n’est pas facile.
Une exécution publique qui vient rappeler l’impitoyable cruauté de la vie politique dans le 9-2.
Pour suivre l’ensemble de la retransmission du conseil municipal du 7 avril sur le site de la mairie d’Asnières, c’est ici.
Revoir aussi notre vidéo sur Bakchich Asnières : Les pistonnés du maire sarkozyste










Version imprimable
Recommander à un ennemi