VISITEZ LE PORTAIL BAKCHICH.TV

Du crash au trash

vendredi 3 juillet
Sitôt repêchée, sitôt récupérée… Depuis son sauvetage miraculeux, médias et politiques traquent la survivante de l’accident de la Yemenia.
Bakchich.info infovox
RECHERCHER
NIOUZLETTEUR
UNE BRÈVE HISTOIRE DE BAKCHICH
ABONNEMENT
Dans la même rubrique
RÉCLAME
LE GRAND BAZAR DE BAKCHICH

Debeliou s’en va-t-en guerre

mardi 22 avril 2008 par Anne Steiger

C’est sans doute le document le plus complet sur l’engagement américain en Irak. Il combine la force du cinéma et l’interactivité du web. Même s’il dure 4h 30, jamais l’attention ne se relâche.

Quatre heures et trente minutes de bataille en rang serré entre hommes cravatés. C’est le documentaire génial de la soirée réalisée par le journaliste américain Michael Kirk. Produit à l’occasion du cinquième anniversaire de l’invasion américaine, ce docu-feuilleton diffusé par la chaîne américaine PBS à la fin mars connaît depuis une deuxième vie sur la Toile. Visionné par plus de 1,5 million d’internautes, c’est même, on peut le dire, un franc succès. Et pourtant : 4 heures 30 !

Bush War

La guerre sur la guerre

Du 11 Septembre 2001 à l’actuelle course à la présidentielle, en passant par la prise de Bagdad, les supposées armes de destructions massives, le scandale de la prison d’Abou Graïb ou la stratégie de renfort des troupes américaines – tout y passe. Mais l’avantage du film est d’assister à la débâcle de son épicentre : la White House. C’est peu de le dire : Colin Powell (secrétaire d’Etat), George Tenet (directeur de la CIA), Dick Cheney (vice-président), Donald Rumsfeld (secrétaire à la Défense) et Condoleeza Rice (nouvelle secrétaire d’Etat) ne s’apprécient pas plus que cela. Le club des cinq entourant le président ne peut même franchement s’encadrer et ces batailles personnelles affectent considérablement la politique étrangère du pays. Le fil conducteur du film est bien la guerre sur la guerre et cette bataille du « qui d’entre nous a le plus gros kiki ».

Véritable expérience interactive

Outre le sujet, creusé comme jamais, Bush’s War mérite aussi le détour pour saisir tout ce qu’Internet peut apporter au genre documentaire. Aidé par la fondation MacArthur qui a investi l’année dernière 5 millions de dollars dans le projet Frontline, la production a fait de ses « Web-docu » de véritables expériences interactives. À la mention d’un document d’archive, d’une pétition ou d’une référence historique, une petite fenêtre apparaît subrepticement sur la droite de l’écran « pour en savoir plus ». Idem pour les 400 entrevues enregistrées depuis le 11 septembre 2001 – le trésor de guerre de Frontline, média à contre-courant du conflit depuis le début, y compris à l’époque où Times Magazine affichait des armes de destructions massives en Une de ses couvertures. Bush’s War se regarde comme un polar. Un thriller politique à l’Américaine porté par la sombre voix de Will Lyman, signature vocale de Frontline. Ce film vaut franchement le coup d’installer un coussin sous son siège et de cliquer. Ici.


ÉCRIRE
UN COMMENTAIRE
LIRE LA SYNTHÈSE QUOTIDIENNE DES COMMENTAIRES