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Le Rafale tente de séduire les Suisses

Vente d’armes / mardi 22 avril 2008 par Ian Hamel
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Refourguer le Rafale est décidément un travail de longue haleine. Mais la Suisse vient de débloquer 1,36 miliard d’euros pour changer une partie de sa flotte aérienne. Une aubaine pour Dassault qui, avec l’aide d’Hervé Morin, lance un lobbying effréné auprès de nos voisins helvètes. En toute transparence ?

C’est un peu l’opération de la dernière chance pour Dassault. Après des échecs en Corée du Sud, aux Pays-Bas, en Arabie Saoudite, et dernièrement au Maroc pour vendre son Rafale, l’avionneur français reporte ses espoirs sur la Suisse. Berne projette en effet de remplacer 54 avions de combat Tiger.

En février dernier, Hervé Morin a rendu une discrète visite à Samuel Schmid, le ministre suisse de la Défense et de la protection de la population. Il lui a suggéré que la France possède « probablement l’un des meilleurs avions du monde », le Rafale. Une visite intéressée : la Confédération met à la retraite ses Tiger F-5, vieux de trente ans, et débloque 2,2 milliards de francs suisses (1,36 milliard d’euros) pour remplacer partiellement ses avions de chasse.

Dassault est confronté à trois solides concurrents, Boeing, avec le FA-18 E/F, EADS, avec l’Eurofighter, et le Suédois Saab avec le Gripen. Le Département fédéral de la Défense vient d’annoncer que les essais pour départager les concurrents se dérouleront en Suisse au second semestre 2008. Dassault a pris les devants en ouvrant le 18 mars à Berne un bureau baptisé Rafale International Switzerland, composé de trois personnes.

En dehors du traditionnel travail de lobbying, l’antenne suisse de Dassault s’est déjà attelée à une négociation un peu particulière, celle du commerce de compensation. En effet, la Suisse ne connaît pas la corruption. Contrairement à d’autres pays, on ne verse pas d’argent sur des comptes numérotés à des hommes politiques ou à des décideurs. C’est beaucoup plus subtil : des entreprises qui peuvent être liées à des élus ou à des militaires réclament de pouvoir sous-traiter certaines pièces de l’avion de chasse.

« La sous-traitance mène à des aberrations »

« Les négociations sur la sous-traitance de certaines pièces détachées ont débuté dans la plus grande discrétion depuis le 1er avril. Le problème, c’est que ce secteur manque totalement de transparence », constate Tobia Schnebli, membre du comité du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA). Cette association vient de lancer une « initiative populaire » (un référendum) pour s’opposer à l’achat de nouveaux avions de combat.

« Avec cette sous-traitance, on arrive à des aberrations, comme les chars de combat Leopard que nous avons payé trois fois trop cher. Les débats au Parlement sont surréalistes. L’intérêt pour l’achat du matériel de guerre passe à la trappe, les députés ne se préoccupent que des retombées financières et en emplois pour leurs cantons », souligne l’avocat Charles Poncet, ancien député libéral.

Au début des années 90, l’avocat genevois avait suivi de très près la précédente guerre franco-américaine pour vendre des avions à la Confédération. Dassault s’était incliné, n’ayant pas suffisamment apprécié à l’époque le poids de tel ou tel petit industriel, spécialisé dans la fabrication d’une pièce du train d’atterrissage ou du tableau de bord.

La Suisse est-elle totalement épargnée par la corruption classique ? Un spécialiste de l’aviation éclate de rire. Il se souvient de la distribution de magnifiques livres de collection, par un spécialiste européen de l’armement, à des parlementaires. Curieusement, chaque page était marquée par un billet de banque à plusieurs zéros. « Je connais un sénateur qui a aussitôt réclamé le tome 2 de la collection. » Étonnant, non ?

Voir en ligne : In Bakchich n°77

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  • Le Rafale tente de séduire les Suisses
    le jeudi 2 juillet à 16:38, Valdo-suisse a dit :

    Voici quelques informations pour informer au mieux la population que le Rafale est un mauvais choix.

    A. Tout d’abord, examinons la réalité des faits historiques :

    1. La conception du Rafale date du siècle passé, il a été conçu pour affronter dans le contexte de la guerre froide des appareil de type MiG-29 ou F-16.

    2. Le Rafale est un appareil extrêmement onéreux, car développé par une seule firme (Dassault) et soutenu par seul Etat (France).

    3. Le Rafale est un appareil qui n’a jamais été exporté, car il a été développé exclusivement et spécifiquement pour les besoins d’un seul pays (France).

    4. Le Rafale est un appareil qui n’a jamais été utilisé au combat réel, quoi qu’en dise ses supporters. Car en Afghanistan, il a du être protégé par des Mirage 2000-9.

    5. A cause de la faiblesse de ses moteurs ATAR (BMW 003), le Rafale doit en avoir deux, d’où la génération de plus de décibels que d’autres appareils équivalents.

    6. Comme le Rafale est biréacteur, il pollue plus que ses adversaires pour une efficacité comparable.

    7. Comme le Rafale utilise deux réacteurs, il est nettement moins écologique que ses concurrents.

    B. Ensuite, examinons quelques aspects techniques réservés aux militaires : 1. Le Rafale étant biréacteur, il consomme consomme par conséquent plus de kérosène et voit ses missions raccourcies d’autant.

    2. Comme le Rafale est biréacteur, il possède moins d’autonomie que ses adversaires et doit abréger le combat plus rapidement.

    3. Datant de la guerre froide, le radar du Rafale n’est pas performant dans la détection de ses adversaires plus récents, comme pour dissimuler l’appareil aux radars ennemis.

    4. En terme de furtivité, le Rafale n’est pas ce qu’on peut faire de mieux, car il n’a pas été créé pour effacer sa signature radar.

    5. Les moteurs du Rafale sont une amélioration de l’ATAR du Mirage III, eux même issus des BMW 003 utilisés par le Messerchmitt 262 à partir de 1940. Comme ces moteurs étaient largement inférieurs en terme de puissance et en terme de fiabilité avec ses adversaires, la firme Dassault, devant l’impossibilité de développer un autre moteur, a choisi de les doubler pour obtenir le même rendement.

    6. Le Rafale est le développement ultime de la série des Mirages. De ses ancêtre il a hérité une voilure Delta, qui le rend moins maniable que ses adversaires, l’oblige à un plus long roulage au décollage comme à l’atterrissage, n’autorise pas le pilote à voir devant lui et le rend inapte au dog-fight.

    7. Le Rafale est un appareil Franco-Français, ce qui signifie qu’il est incompatible avec les standard internationaux. Il est par exemple incompatible avec nos F/A-18 au niveau des moteurs utilisés, au niveau de l’armement embarqué, au niveau de l’avionique et au niveau de la taille. Cela entraine que nos hommes devront apprendre une nouvelle technologie, que de nouveau hangars devront être construits et que tout l’armement devra être racheté.

    8. Le Rafale est un avion obsolète technologiquement, car âgé de plus de 20 ans et aucunement prévu pour la guerre électronique, la furtivité, l’hypermaniabilité et le travail collaboratif avec d’autre armes ou des dones.

    C. Considérations finalement la situation politico-stratégico-économique

    1. Le Rafale est extrêmement cher et pour des performances équivalentes, il existe des appareils plus adaptés à nos besoins et meilleur marché.

    2. Les journaux spécialisés qui vantent les mérites du Rafale, appartiennent tous à des milieux proche du gouvernement Français et n’ont par conséquent aucune objectivité.

    3. La presse d’outre Jura ne cachent pas que c’est pour lutter contre la crise économique et pour améliorer leur propres appareils qu’ils veulent nous vendre du matériel obsolète.

    4. Mais la Suisse participe déjà au sauvetage de l’économie Française en accueillant un contingent de plus de 300’000 réfugiés économiques, qui va croissant chaque année.

    5. Les Français opèrent des tractations déloyales avec RUAG pour mettre le Conseil Fédéral devant le fait accompli et nous obliger à acheter leurs appareils obsolètes.

    6. Lors de l’affaire des places financières véreuses, la France ne s’est pas montrée véritablement coopérative et d’un point de vue historique, nous ne devons pas oublier l’annexion de la Franche-Comté, ni l’annexion de l’Alsace, ni l’annexion de la Lorraine, ni l’annexion de la Savoie. Rappelons nous les invasions révolutionnaires et Napoléonniennes et qu’elle fait partie des agresseurs potentiels.

    7. Plus récemment, l’affaire des Mirages avec leurs défauts et leurs coûts prohibitifs devrait nous inciter à agir avec prudence dès lors qu’il s’agit de la France. N’oublions pas qu’en achetant leurs appareils, c’est toute une infrastructure au sol que nous allons devoir changer.

    8. Considérons également l’afflux de réfugiés économiques en provenance de la France qui a été rendu possible par la signature des accords de Schengen. Avec l’achat de ces appareils, nous allons nous rendre dépendants de l’Outre-Jura et il ne nous sera plus possible de lutter contre ces migrations et contre l’augmentation du chômage qu’elle engendre.

  • Le Rafale tente de séduire les Suisses
    le mercredi 7 mai 2008 à 20:52, jeanRIVIEREZ a dit :

    chantage, menace, diffamation publique….

    asta luego amigo…

  • Qui ne tente rien n’a rien …
    le jeudi 24 avril 2008 à 19:12, LeChevalierDuCiel a dit :
    "Contrairement à d’autres pays, on ne verse pas d’argent sur des comptes numérotés à des hommes politiques ou à des décideurs."
    - non non, pas "contrairement à d’autres pays", cf. historique des contrats aéronautiques militaires des 10 dernières années (pour ne pas remonter trop loin, mais il y en a bien au-delà)
    - la pratique des offset (compensation dans l’article) n’empêche absolument pas le versement d’argent : l’un n’empêche pas l’autre et vice versa :-)
    - et pour Dassault, il aurait dû continuer à développer au début des années 80 avec l’UK, l’All. , l’Esp. et l’Ita. ce qui est devenu l’Eurofighter plutôt que de s’en retirer (avec le soutien des politiques) et de faire le Rafale (ouh le vilain, il est pas Rafalophile ! Si mais n’empêche que ça aurait de la gueule un fighter fait à 5, et on l’aurait eu tout aussi tardivement que le Rafale, pas moins pas plus). Voilà ce que ça donne quand on veut "bêtement et méchamment" faire du franco-français…
  • Le Rafale tente de séduire les Suisses
    le jeudi 24 avril 2008 à 14:42, un suisse a dit :
    Le rafale est l’un des meilleurs avion du monde alors si mon pays(suisse) achete des rafales jen serais fière !!
  • Le Rafale tente de séduire les Suisses
    le mercredi 23 avril 2008 à 07:45, zadiglevizir a dit :
    ZADIG CONNAIT BIEN LA SUISSE ET BEAUCOUP DE SES DIRIGEANTS NOUS NE VOYONS PAS EN L’ETAT MORIN VENDRE DES RAFALES CA SE SAURAIT….les suisses vendent du fromage à trous certes mais il ne faut surtout pas leur bourrer le mou.. faire faire du LOBYYNG par Hervé relève de la fantaisie bien peu productive… il ne connaît rien de rien à la culture du pays de Guillaume TELL comme SARKO d’ailleurs !!!… attention aux Helvètes aux bras noueux ce sont les plus durs. Hervé occupes toi des bourrins c’est moins risqué…. !!!!
    • Fromage
      le mercredi 23 avril 2008 à 16:34
      Il n’y a pas de trou dans le gruyère, c’est l’émmental qui a des trous et c’est français…
      • Fromage
        le jeudi 18 septembre 2008 à 11:10, un suisse qui vit à Emmen a dit :
        L’emmental est un fromage suisse qui vient de la vallée de l’Emme (Tal = vallée en allemand)…
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