Bakchich
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Les docteurs du net et les référenceurs du vent

29 avril à 14h58

Un article paru dans le Figaro Economie du vendredi 24 avril a provoqué un fou rire général dans le landerneau de la google-nologie.

De quoi s’agit-il ? Tout simplement de Jacques Herail, l’ex-argentier de Havas qui est présenté comme le nouveau roi du référencement sur Internet, grâce à la société qu’il préside, LSF Interactive. Le référencement, c’est cette activité essentielle qui consiste à mieux positionner les sites web sur les moteurs de recherche, afin de doper leur audience. Avec la multiplication des sites web dans le secteur économique, la profession du référencement est devenue une jungle… car à ce jour, dans le métier, nul n’est tenu d’avoir de diplôme.

Et car l’ignorance générale de ce métier et particulièrement des choses de l’informatique qui consistent à valoriser nos contenus (pour un site d’info comme Bakchich comme pour un site web d’une boulangerie de quartier) sur la toile, nous amène à nous faire facilement rouler dans la farine et à sortir le gros chèque en disant à notre supposé sauveur : « Je dois vous faire un chèque de combien pour être le mieux référencé sur Google ? ».

Tapez le mot « référencement » sur le moteur de recherche américain, et vous vous apercevrez qu’il y a autant de spécialistes dans ce domaine que de vendeurs à la sauvette au marché des voleurs de Barbès. Aujourd’hui, n’importe quelle agence de communication est devenue spécialiste du référencement. Et dans ce nouveau domaine, les baratineurs sont légions.

Revenons à Jacques Herail. Le président LSF Interactive a fait très fort en obtenant un tel article dans Le Figaro, un de ses nombreux clients. C’est à peut près comme si le journal de Dassault consacrait un article à son imprimeur en expliquant qu’il possède la meilleure rotative de France. LSF Interactive n’est pas meilleure agence qu’une autre dans le domaine du référencement. Et si Jacques Herail explique qu’il a obtenu un contrat avec le site de la télé France24, il ne dit pas tout. Surtout pas qu’il y a deux ans, il est parti fâché d’Havas parce que les administrateurs de la boîte lui reprochaient d’avoir obtenu un grand parapluie pour son ami Alain de Pouzilhac, patron de la chaîne d’informations. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les docteurs du net émettent des doutes sur la façon dont Jacques Herail a obtenu le contrat de référencement du site de « notre petite BBC ».

Ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ces questions savent que si LSF Interactive existe dans le marché du référencement, c’est grâce à son docteur du Net, François Houste. Un as du référencement quelque peu introverti qui ne court pas les dîners de publicitaires, contrairement à Jacques Herail. Diplômé de l’université de Lille en Science et technologie, François Houste est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’informatique et les jeux vidéos. Voilà bien un homme qui, dans le domaine de la google-nologie, compte plus que Jacques Herail et son carnet d’adresse. Malheureusement, l’article du Figaro ne valorise pas l’expertise de François Houste.

Avant de conclure ce papier, voici deux informations sur le monde du référencement qui méritent d’être signalées à Eric Besson, notre ministre de l’Internet :

À la rentrée scolaire 2008-2009, l’IUT de Mulhouse nous offrira la première formation universitaire du référencement en France. L’initiative fait au moins un heureux, François Houste (lire son blog).

Et l’association SEO-CAMP, qui réunit nos plus brillants référenceurs, est née il y a deux mois à Paris. Elle organise régulièrement des apéro-référencements. Le prochain aura lieu le 22 mai à Toulouse, avec comme thème : « Quelle formation de référencement dans les établissements d’enseignement supérieur ? »

Les premiers membres parrainés de SEO-CAMP ont plus le profil de passionnés du référencement que de simples malins qui ont senti un bon filon à Bakchich dans le monde du net. Pour l’instant, Jacques Herail n’est pas encore membre.

Cannes cesse de chatter La négritude a trouvé son média, le web

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7 Messages de forum

  • Cela s’appelle du publi reportage doublé d’un renvoi d’ascenseur….

    Et même si le référencement est primordial pour tous site internet, pour un journal "historique" comme le figaro il n’y a pas besoin d’être un génie pour le réussir a le faire apparaitre dans les premiers.

    Allez pour la peine une ptite astuce "a pas cher" : mettre les archives du journal en ligne, ca coute rien et c’est garantie "power content" comme disent les gourous du référencements qui sont pour la quasi totalité des moutons qui suivent les quelques règles de bases édicté par Google et largement reprises dans les quelques livres serieux traitant du sujet. Pour le reste c’est du gros pipeaux ou a la limite du frauduleux (typosquating, mass domain registering ou encore plus nul fausses pages de contenu ou de liens). Dans tout ceci ce qu’il faut retenir c’est que seul google a le pouvoir dans cette affaire car leur systeme d’indexation et une boite noire et que la recette est plus dur a trouver que celle du coca car elle change tout le temps au gres des envies de google et de ses "cibles marketing".

    Bob

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    • C’est surtout complètement idiot étant donné que Google évolue chaque jour vers des systèmes qui négligent de plus en plus les astuces techniques pour ne se concentrer que sur le contenu. Bakchich arrive à avoir de l’audience alors que :
      - les url ne reprennent pas le titre de l’article (pas d url rewritting)
      - il n y a pas de meta description spécifiques à chaque page
      - la page d’accueil n’est pas valide xhtml http://validator.w3.org/check ?verbose=1&uri=http%3A%2F%2Fwww.bakchich.info%2F etc…

      Mais il y a toujours des vendeurs de soupe qui continuent de faire croire aux crédules que le positionnement en haut de Google est possible. Ils le font soit en mélangeant adwords et résultats de la recherche naturelle (bcp de clients croient qu’être en tête de google ) être en haut des liens adwords.. ou en choisissant soigneusement les requêtes pour lesquelles la société sera en tête..

      la suite sur tubbydev.com aujourd’hui tellement en écrivant ce commentaire d’autres idées viennent.. ;-)

      Voir en ligne : Réfébranlement

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    • C’est surtout complètement idiot étant donné que Google évolue chaque jour vers des systèmes qui négligent de plus en plus les astuces techniques pour ne se concentrer que sur le contenu. Bakchich arrive à avoir de l’audience alors que :
      - les url ne reprennent pas le titre de l’article (pas d url rewritting)
      - il n y a pas de meta description spécifiques à chaque page
      - la page d’accueil n’est pas valide xhtml http://validator.w3.org/check ?verbose=1&uri=http%3A%2F%2Fwww.bakchich.info%2F etc…

      Mais il y a toujours des vendeurs de soupe qui continuent de faire croire aux crédules que le positionnement en haut de Google est possible. Ils le font soit en mélangeant adwords et résultats de la recherche naturelle (bcp de clients croient qu’être en tête de google ) être en haut des liens adwords.. ou en choisissant soigneusement les requêtes pour lesquelles la société sera en tête..

      la suite sur tubbydev.com aujourd’hui tellement en écrivant ce commentaire d’autres idées viennent.. ;-)

      Voir en ligne : Réfébranlement

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  • Merci de lever le voile sur l’arrière cours des industriels, mais votre article me semble parti bille en tête à coté du sujet, et du coup médisant.

    L’article du Figaro n’évoque le « référencement naturel » que comme l’une des pistes possible.

    Le fond du sujet est le recrutement d’audience, et les techniques de l’agence de communication en question présentées dans l’article sont :

    - le spam,
    - les liens sponsorisés,
    - les bannières de pub,
    - les loteries / jeux pour gogos (qui permettent ensuite le spam),
    - le buzz viral (ca, c’est l’art d’utiliser les internautes comme relais de pub, hommes sandwichs)
    - le référencement

    Pas vraiment de quoi provoquer un fou rire en somme, car aussi navrantes que soient ces techniques, elles permettent effectivement d’obtenir des résultats.

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  • Dans cet article, le français est la première victime : « Et car l’ignorance générale de ce métier et particulièrement des choses de l’informatique qui consistent à valoriser nos contenus », « C’est à peut près comme si »…

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  • Les docteurs du net et les référenceurs du vent

    16 mai 14:43, par alex de referencement blog

    Salut à tous,

    J’ai du mal à situer l’ironie ou non de certains propos de l’article.

    Concernant François Houste, il fait preuve de pédagogie sur son blog et est très heureux (comme beaucoup dans le métier) qu’une formation spécialisée s’ouvre (cf lien).

    Le SEO Camp est une association de passionnés (pro ou non) d’information et d’échange pour mieux comprendre les tenants et aboutissants des techniques et stratégies de référencement.

    Pour répondre à Tubby, le référencement est un vrai métier à la fois technique, marketing et éditorial, la qualité du contenu est un outil principal.

    Pour prendre votre exemple du site BakChich il y a des améliorations possible, mais son originalité est à prendre en compte, le travail est forcément moindre que pour un site fortement concurrencé. Pour prendre un contre-exemple, dans votre vie d’internaute n’avez vous jamais découvert un contenu de qualité et original totalement inconnu ?

    Voir en ligne : > Vers François Houste de LSF parle de la nouvelle Formation Référencement

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  • Ce qui m’a fait beaucoup rire récemment, c’est cet article de 01 Informatique qui parlait d’industrialisation du processus de référencement.

    Ben moi, à part iMacros, Quicknotes et InFormEnter…

    Voir en ligne : Industrialiser le référencement

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