Il y a eu le débat sur le voile. Puis, plus apaisé, celui sur le financement des mosquées. L’introduction de mécanismes financiers conformes à la Charia suscitera-t-elle à son tour une polémique ? - Séverin Buzinet ne m’en voudra pas, malgré ses recommandations d’employer ce mot.
jiua est plutôt favorable à ce mélange des genres. « au vu du fleau de la finance actuellement, cela ne serait pas mauvais et puis on est sur de pas etre victime de speculateur. cela assainira pas mal les methodes actuelles . et si cela peut ramener des capitaux étrangers pourquoi pas. »
meiganga entrevoit derrière cette possible adaptation, sinon une arnaque, du moins un intérêt bien compris : « Ainsi ces chers banquiers pourront recevoir l’argent des musulmans à 0% d’intérêt et les prêter aux non musulmans à un taux … 4,60% par exemple : c’est tout benef’ pour les banques qui feront encore de plus gros profits qu’ils n’en font actuellement. »
La charia est-elle soluble dans le pognon ?
Mais d’autres commentaires mettent en avant un principe inattendu dans un débat sur les marchés financiers : celui de la laïcité.
Réaliste s’insurge : « Oui, pour "respecter" l’Islam, continuons à renier une à une les règles de fonctionnement de notre société.
Tenez, dépénalisons le "crime d’honneur" ! Et puis allez, ne perdons pas de temps avec les détails : ce serait beaucoup plus respectueux et tellement plus simple d’adopter tout de suite la Charia.
Non mais ON REVE ? Il me semblait pourtant que nous étions une République laïque ; celles et ceux qui souhaitent s’y intégrer sont les bienvenus dès lors qu’ils en acceptent et en respectent les règles. »
Certes. Mais les places financières n’ont que peu à voir avec l’Etat républicain et ses valeurs. C’est davantage la loi de l’offre et de la demande qui les gouverne que n’importe quelle idéologie.
Plus légère, mais ô combien pertinent, le coup de boule de Séverin Buzinet sur les offenses répétées à notre langue commune, le français, a entraîné quelques remarques - justifiées - sur le contenu de Bakchich.
« Bravo applaudit un premier anonyme, mais commencez par convaincre vos collègues de Bakchich qui me navrent tous les jours. Et à notre époque il est recommandé de troquer le dictionnaire pour un logiciel, il en existe d’excellents qui vérifient l’orthographe, la grammaire et fournissent définitions et synonymes, tout cela d’un simple clic. » Tonalité identique dans un autre commentaire :« merci pour cet article, je suis tout a fait d’accord avec vous et soit dit en passant, j’ai deja eu des haut le coeur orthographiques en lisant des articles sur bakchich… »
Bien dit, ami lecteur. Mais ces outils ne sont pas infaillibles. Et ils ne mettent pas à l’abri d’une erreur de syntaxe…
Rendez-nous les correcteurs
C’est vrai, Bakchich, malgré la vigilance des uns et des autres, laisse passer encore trop d’atteintes à la langue. Notre effectif réduit, l’absence parmi nous de ces fins lettrés que sont, au sein des rédactions papiers, les correcteurs (corporation condamnée à tort par l’évolution des techniques) expliquent que certains lecteurs sursautent, parfois, au détour d’une phrase.
Ce mea culpa étant fait - c’est très à la mode en ce moment dans les milieux politiques… - souffrez, chers visiteurs, qu’à notre tour, nous vous interpellions sur le relâchement orthographique et grammatical de la plupart de vos commentaires. Certes, l’instantanéité du net y est pour beaucoup. Mais parfois, c’est jusqu’au sens du commentaire qui est altéré par l’accumulation de fautes.
Faites donc un petit effort. Ainsi, nous aurons davantage honte de nos propres erreurs. Et cette émulation devrait profiter à tous. Je suis certain que Xavier Darcos, lui-même, applaudirait à cette initiative ! Enfin, quand il en aura terminé avec la règle de trois…












