La situation s’est à nouveau brutalement dégradée à Beyrouth. Aujourd’hui, vendredi 9 mai, en fin de matinée, Beyrouth Ouest est tombée aux mains du mouvement Hezbollah, animé par les chiites libanais proches de Damas et de Téhéran. « Le Hezbollah craignait ces dernières semaines une nouvelle offensive israélienne au Sud Liban, explique une source libanaise bien informée, il a pris le moindre prétexte pour mettre le feu aux poudres ». Il est vrai qu’à la veille des élections présidentielles américaines, Tel-Aviv avait quelques raisons d’intervenir vite, avant que des changements politiques majeurs à Washington provoquent un changement de la politique pro-israélienne de l’administration Bush.
Une certitude, les Iraniens et leurs alliés syriens avaient quelques raisons de ne pas contrarier les pulsions vindicatives de leurs amis libanais. En effet, Téhéran, ces dernières semaines, a tout fait pour distraire les Américains de leurs tentations revanchardes. Un jour, les Iraniens juraient leurs grands dieux que le nucléaire n’était pas, dans les quinze ou vingt années qui venaient, une de leurs priorités. Le lendemain, leurs alliés de Damas écartaient le beau frère du Président Bachar El Assad, supposé ultra et vindicatif, des services de sécurité syriens.
Cette fois, Damas et Téhéran jouent une carte classique. On rallume l’incendie à Beyrouth, le monde entier s’enflamme et les amis iraniens et syriens continuent leurs petites affaires. Tandis qu’en Israël, on persiste et signe dans la répression contre le Hamas palestinien, sans se perdre dans des arabesques diplomatiques. Qui s’en plaindrait dans les nations civilisées ?
Plus d’informations en provenance de Beyrouth dans les prochaines heures sur Bakchich.info










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